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Publié le 17/03/2010.

Yveline HAMON
a dirigé une lecture de son scénario inédit : BALBEC d’après "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust le 18 mars 2010 à 20h au Chateau d'Asnières
jeudi 18 mars 2010 à 20 heures
au Château d’Asnières

Soirée gratuite sur réservation
Château d’Asnières
89, rue du Château
92600 Asnières-sur-Seine
Réservation au 01 41 11 68 32

BALBEC

scénario inédit d’Yveline Hamon,
d’après A la recherche du temps perdu de Marcel Proust
lecture dirigée par Yveline Hamon
avec la collaboration de Claire Barrabès et de Pascal Neyron

avec
Claire Barrabès, Albertine
Olivier Berhault, Marcel
Marie Doreau, la mère
Elisabeth de Ereño, Andrée
Valentine Galey, Gisèle
Yveline Hamon, la grand-mère
Marieva Jaime-Cortez, Rosemonde
Jean-Louis Martin-Barbaz, lecture des didascalies
Pascal Neyron, Octave
Aurore Prieto, Françoise
Hervé Van der Meulen, Elstir et le docteur Cottard

BALBEC
L’idée de ce scénario m’est venue lors d’un séjour que je fis au Grand-Hôtel de Cabourg, car Balbec, c’est Cabourg ! Les séjours à Balbec sont une infime partie de A la recherche du temps perdu.
Je ne suis pas une exégète ni même une spécialiste du plus fameux écrivain du XXème siècle, juste une amatrice. Mais je l’ai « vu » à Balbec regarder à travers le fameux oeil de boeuf de l’hôtel, j’ai « vu » les jeunes filles sur la promenade, sur la plage, dans la campagne normande. Dans cette adaptation libre, j’ai tenté de rester fidèle au sentiment proustien et aussi à quelque chose de vivant, d’humain, ce qui avait été mon ressenti à la lecture de La « Recherche ». C’est une tentative, par l’image, de pénétration d’un univers pour le moins labyrinthique ! La naissance de l’amour, le sentiment, l’enthousiasme, les jalousies, la tristesse, les hésitations, les petits bonheurs qui font la saveur de la vie. Et puis également, l’obscurité et le silence auxquels Proust faisait allusion, lorsqu’il parlait de ce que doivent être les « vrais livres ». Je les ai repris pour mon travail, cette obscurité et ce silence, car nul ne sait jamais comment se trame l’intimité, comment s’organise le bonheur d’aimer et la souffrance d’aimer, et comment répondre aux interrogations fondamentales de l’amour: désirs mélangés de fusion et d’autonomie. Et finalement qu’est-ce qu’aimer ? Quel détachement de soi l’amour induit-il ?
Aime-t-on l’autre pour ce qu’il est ou parce que cet amour nous conforte dans un rêve de nous-mêmes, avant que la mort ne tranche ? Car c’est finalement elle qui triomphe de tout.
Yveline Hamon

« Il faudrait choisir ou de cesser de souffrir ou de cesser d’aimer. Car ainsi qu’au début il est formé par le désir, l’amour n’est entretenu plus tard que par l’anxiété douloureuse. L’amour dans l’anxiété douloureuse comme dans le désir heureux est l’exigence d’un tout. Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste à conquérir. On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier. »
Marcel Proust, A la recherche du temps perdu

© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud