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| Werner Schroeter |
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Il est l'une des figures centrales du nouveau cinéma allemand qui émerge dans les années 70. Le caractère plus marginal de son œuvre explique qu'elle soit moins connue que celle du quatuor formé par Rainer W. Fassbinder, Volker Schlondorff, Werner Herzog et Wim Wenders. La filmographie de Werner Schroeter peut être divisée en trois parties qui correspondent à autant de choix techniques.
La première s'étendrait de 1967 à 1969 : inspiré par les films de l'underground new-yorkais, Werner Schroeter réalise une série de courts-métrages en 8 mm, très expérimentaux et sans structure narrative aucune. La deuxième, de 1969 à 1978, le voit privilégier le 16 mm et des longs métrages à la structure narrative épisodique. La troisième, enfin, permet à Werner Schroeter, acceptant finalement le 35 mm, d'acquérir un nouveau public.
Ainsi, Palermo, en 1980, obtient l'Ours d'or de Berlin. C'est un récit d'inspiration néoréaliste qui compte le parcours d'un Italien parti chercher du travail en Allemagne. A cette époque, le cinéaste travaille avec des actrices prestigieuses, comme Carole Bouquet (dans Le Jour des idiots) et Isabelle Huppert ( Malina et Deux). Parallèlement, il réalise un certain nombre de documentaires, pour la plupart consacrés à sa passion, l'opéra.
