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Publié le 26/04/2010.

Juilien SARFATI
a lu, avec Emmanuelle Lepoutre, " ESTIMABLE RÉDACTEUR EN CHEF..." de Isaac Metker le 3 mai à 16h au J.T.N. Lecture dirigée par Eric Berger.
Nous avons le plaisir de vous inviter à la lecture :

« Estimable rédacteur en chef...» de Isaac Metker

Lecture dirigée par Eric Berger
Avec Emmanuelle Lepoutre, Julien Sarfati, Arnaud Simon

Avec l’aimable autorisation des Editions du Seuil
Durée 1 h

Lundi 3 mai 2010 à 16h
au jeune théâtre national
13, rue des Lions Saint Paul 75004 Paris
M° Saint-Paul le marais (ligne 1) ou Sully-Morland (ligne 7)
Tél : 01 48 04 86 40

En 1906, le Jewish Daily Forward, périodique new-yorkais publié en yiddish, inaugure un courrier des lecteurs dans lequel les Juifs récemment immigrés se livrent sur leurs espoirs et leurs angoisses.

Isaac Metzker a rassemblé des extraits de ce courrier pour en faire un livre singulier, aussi tragique que comique, intimiste qu’universel.

Merci de bien vouloir confirmer votre présence par téléphone : 01 48 04 86 40 ou par mail : jeunetheatrenational@wanadoo.fr

***
« Cher rédacteur en chef et ami,
Depuis que votre précieux journal s'est fait une politique, dans le Bintel Brief de permettre à chacun d'exprimer ses opinions, de poser des questions et de solliciter des conseils, j'espère que vous m'autoriserez à mon tour à donner un aperçu de ma vie tragique (...) »
***
« Cher Monsieur le rédacteur en chef,
Je suis un jeune homme de 22 ans et j'ai toutes les raisons d'être heureux. Mais je suis malheureux car la nature a fait en sorte que j'ai les cheveux roux (...) "
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« Je suis une femme progressiste et je ne crois pas aux superstitions. Pourtant depuis peu de temps, mes pensées sont perturbées au sujet de quelque chose que j'ai rêvé une des nuits qui ont précédé la mort de mon mari, et j'aimerai entendre votre opinion là-dessus (...) »
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« Au début, je n'ai pas compris ce que ma belle-fille voulait dire. Alors, elle nous expliqua que, comme ses enfants grandissaient, elle ne voulait pas qu'ils entendent parler l'anglais avec un accent yiddish. Notre chère belle-fille n'a même pas eu honte de nous dire que nous ne correspondions pas à leur cercle d'amis, qui étaient des vrais américains alors que nous étions des étrangers. Il est vrai que nous ne sommes pas nés américains (nous sommes arrivés dans ce pays il y a plus de quarante ans) et que notre anglais n'est pas parfait mais la remarque de notre belle-fille nous a extrêmement blessés. Je lui ai alors répondu que dans notre jeunesse nous n'avions pas le temps d'apprendre l'anglais qu'on parle dans la haute société car nous devions travailler dur pour lui élever un mari universitaire. Mon mari ne m'a pas laissé continuer à discuter avec ma belle-fille qui est jeune et bête et nous sommes rentrés chez nous en colère. (...) »
Grand-père et Grand-mère

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