
mise en scène jean-paul bazziconi
aptation michel carnoy - décor amélie tribout costumes cyla carnoy, bruno fatalot lumières françois éric valentin
musique roland vincent
avec marie-christine barrault et michel carnoya
Fanny Ellis, femme fatale, star déchue ravagée par l’alcool, héroïne grandiose,fait son grand retour sur scène après une cure de désintoxication. Dans sa loge,l’espace d’une heure, avant une représentation d’une importance capitale,elle se retrouve face au miroir de sa vie, affrontant ses anciens démons pour leur régler leur compte une fois pour toute. Alors cette heure est celle de la dernière chance,mais aussi celle du bilan. L’heure d’affronter ce double fardé qui a toujours dirigésa vie ; cet autre soi qu’elle connaît si bien et si mal ; cette star qu’elle a créée,tantôt aimée, tantôt haïe. Et que tout le monde attend. Combat de comédienne.Mais étrange combat que celui de Fanny Ellis ! Femme déchue, star fatale, profondément seule, face à la vraie vie. Un mari tant aimé mais disparu, des enfants sacrifiés pour une carrière, l’image de ce qu’on a été et qu’on ne sera plus.L’alcool, l’aigreur, la peur. Combat de femme. Alors pourquoi continuer ?Sinon pour cette passion qui a nourri son existence ; la scène, l’exultation partagéeavec le public. Continuer, pour cette folie de faire « le plus beau métier du monde » !
Reprendre au théâtre la pièce qui a inspiré le film génial de John Cassavetesest un défi de taille. Grâce à l’expérience de quarante années de carrière jalonnéesde beaux succès, Marie-Christine Barrault n’a pas résisté longtemps avant de se jeter dans cette nouvelle bataille, même si elle avoue avoir d’abord un peu hésité.Mais la puissance dramatique d’un personnage tel que la Fanny Ellis d’Opening night est un cadeau qui ne se refuse pas. Et quel bonheur pour le metteur en scèneque je suis de pouvoir offrir aux spectateurs une petite part du secret des loges.Cette humanité théâtrale ; cette magie de l’instant, qui n’appartient ordinairement qu’à nous, qu’aux régisseurs, qu’aux habilleuses, qu’à cette famille d’enfants privilégiés qui peuplent les coulisses de tous les théâtres du monde ; tous ceuxqui vous disent « ce soir, on joue ! », et qui ne trouvent un sens merveilleuxà l’existence que lorsque le rideau se lève… jean-paul bazziconi
production sea art
"C’est bien connu, les actrices vieillissent deux fois plus vite que les autres femmes". extrait