![]() Sylvain Decure dirigé par Christophe Huysman ![]() Sylvain Decure dirigé par Christophe Huysman précédente
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DEMAIN, JE NE SAIS PLUS RIEN
Un drôle d’homme dans une drôle de boîte.
Syvain Decure mis en scène par Christophe Huysman
En tournée en 2013-2014
- Le Quai / Angers les 1 et 2 mars 2013
- Bonlieu Scène nationale / Annecy les 30 et 31 mars 2013
- Les Sables d’Olonnes le 5 avril 2013
- Le 104 / Paris du 25 au 27 avril 2013
- Théâtre d’Arles le 18 mai 2013
« Demain, je ne sais plus rien » est une pièce sur l’isolement, celui du corps et de l’esprit. Il y a cette boîte, de 60 cm de large et 2m 20 de hauteur, où est enfermé un personnage atypique qui n’a pas les codes du monde actuel et qui tente pourtant de répondre aux situations qu’on lui propose. Cet individu, pour le moins clownesque, nous transporte avec humour et sensibilité, dans des endroits absurdes, parfois burlesques et parfois dramatiques.
Dirigé par Christophe Huysman
Complicité artistique et régie plateau Cyrille Musy - Régie générale Pierre Staigre - Lumière Emma Juliard - Construction Victor Fernandes - Création sonore Bertrand Landhauser - Costume Melinda Mouslim.
Diffusion Conduite accompagnée Mina de Suremain 06 60 20 77 26
Production déléguée C° Les Hommes Penchés. Coproduction La Ménagerie de verre, Paris et Les Subsistances, Lyon.
Avec l’aide au compagnonnage de la DRAC Ile-de-France
Créé les 23 et 24 novembre à la Ménagerie de Verre, Paris, Festival les Inaccoutumés.
ARTICLE publié dans STRADDA magazine
" Que devient la pulsion vitale contenue entre quatre murs ? " semble nous demander Sylvain Decure. Coincé dans une boîte réduite -60 cm de profondeur, 80 cm de largeur, 2,30 m de hauteur- le comédien va passer par tous les états de corps durant 57 minutes, oscillant entre l'oppression la plus éprouvante et la jubilation la plus exquise. La contrainte, le public la ressent, en profonde empathie avec le personnage : la profondeur de champ limité par le dispositif scénique minimaliste -une grande boîte verticale, le noir dense tout autour- concentre toute l'attention, tandis que le silence total intime l'écoute : la tension, elle, est palpable.
Force comique. Exsudant dans un espace temps délimité, l'énergie contrariée de l'artiste semble ricocher siur les parois du caisson, comme une SuperBall rendue doucement folle, rejouant au passage un effréné parcours de vie : exaltation insouciante du gamin batifolant dans une mer de sacs en plastique, libido à assouvir prestement ou angoisse à contenir urgemment… La force comique de Sylvain Decure est indéniable : une furieuse présence scénique, un humour irrésistible, servent une prestation muette et pourtant extrêmement bavarde qui renoue avec les racines les plus existentialistes du clown.
De son parcours de circassien (Archaos, Collectif AOC…), l'artiste conserve assurément une mémoire corporelle lui permettant de se saisir de l'imprévisible, "d'absorber l'incident comme un plus+ pour faire rebondir l'action" , explique le metteur en scène Christophe Huysman, qui retrouve Sylvain sur son premier solo, après l'avoir dirigé sur Espèces, Mâtitube et L'Orchestre perdu.
Invasion. Le spectacle s'achève sur un incommensurable bric-à-brac, la boîte étant envahie par une panoplie d'objets hétéroclites dans laquelle le visage du comédien est contraint de s'encastrer, tel un ornement dérisoire relégué au rang d'accessoire. Soulagement d'avoir enfin trouvé sa place dans le déroulé mouvant d'une vie chahutée, ou funeste trophée d'un combat perdu d'avance ?
Julie Bordenave
Stradda n°19 - janvier 2011
le magazine de la création hors les murs


