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Publié le 02/05/2011.

Catherine GANDOIS
HÉRODIADE de Stéphane Mallarmé, le lundi 9 mai à 18h et à 21h au Nouveau Théâtre d'Angers.
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CURIOSITAS N°3…
En marge de la programmation régulière des vingt spectacles ouverts à l'abonnement, Frédéric Bélier-Garcia a souhaité offrir trois rendez-vous atypiques aux spectateurs du Nouveau Théâtre d’Angers-Centre dramatique national. Du off saison pour les esprits curieux, fureteurs, inquisiteurs et autres fouineurs, en quête de scènes non balisées.L’inattendu est forcément au rendez-vous de ces trois « Curiositas ». Sous ce nom sont réunis des « objets artistiques » à identifier, qui ont pour but d'attirer l’attention sur des formes différentes, des aventures naissantes. Ces trois propositions inédites sont le résultat de « cartes blanches » offertes à des personnalités, des troupes d'Angers… Aucune prescription de forme mais des règles minimales : mise à isposition de la Scène de répétition NTA pendant trois jours, soutien financier limité et deux présentations publiques… Après un rendez-vous foudroyant avec les malfrats de Plus dure sera la chute de Matthieu Rocher, et 72h aux abattoirs avec la Compagnie Map, Hérodiade de Mallarmé proposé par Gwenn Froger et Côme Fredaigue sera le dernier Curiositas de la saison.

HÉRODIADE
DE STÉPHANE MALLARMÉ
UN « MONSTRE AUX AMANTS VULGAIRES DE LA VIE »
Conception Gwenn Froger et Côme Fredaigue

avec
Catherine Gandois
Marie Boutteaud
et Margaux Grilleau (CRR Angers)
Marion Souillard
Samuel Meeldijk (vidéo)
François Baron (musique/son),
Simon Rutten (lumières)
Sébastien Aubinaud (photo/vidéo)

Lundi 9 mai 2011 à 18h et 21h
Scène de répétition Nouveau Théâtre d'Angers
Entrée libre sur réservation à rp@nta-angers.fr

L’évocation de la figure biblique de Salomé, fille d’Hérodiade, ne tient qu’en quelques lignes dans les évangiles de Matthieu et Marc. Mais l’on ne compte plus pages, partitions, notes d’intention, pellicules ou toiles que son mythe a noircies. Parmi elles surgissent les velléités théâtrales d’un certain Stéphane Mallarmé, prince des poètes symbolistes.
OEuvre de toute une vie, Hérodiade survit aujourd’hui en fragments : une scène entre la jeune vierge et sa nourrice, une « Ouverture ancienne » et des « Noces », vestiges d’un projet scénique ambitieux tôt avorté.
Faire entendre pour la première fois cette langue sibylline à la froide beauté et à la musicalité ciselée ; donner corps et souffle au rêve fou d’un Mallarmé en quête d’absolu poétique, tout en rappelant ce qui distingue son Hérodiade de la Salomé ayant traversé les âges et nourri les inspirations,
telle est l’essence de cette variation qui mêlera théâtre, vidéo et danse.
Gwenn Froger et Côme Fredaigue

EXTRAIT :
LA NOURRICE :
« Tu vis ! ou vois-je ici l’ombre d’une princesse ?
À mes lèvres tes doigts et leurs bagues, et cesse
De marcher dans un âge ignoré…

HÉRODIADE :
Reculez.
Le blond torrent de mes cheveux immaculés
Quand il baigne mon corps solitaire le glace
D’horreur, et mes cheveux que la lumière enlace
Sont immortels. Ô femme, un baiser me tuerait
Si la beauté n’était la mort…

 
La plus belle page de mon oeuvre sera celle qui ne contiendra que ce nom divin Hérodiade. Le peu d'inspiration que j'ai eu, jele dois à ce nom, et je crois que si mon héroïne s'était appeléeSalomé, j'eusse inventé ce mot sombre, et rouge comme unegrenade ouverte, Hérodiade.
Du reste, je tiens à en faire un être purement rêvé et absolument indépendant de l'histoire.
Stéphane Mallarmé

© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud