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Publié le 02/05/2011.


Pierre-Benoist VAROCLIER
LE MISANTHROPE de Molière avec Éric Berger, Sava Lolov, Matila Malliarakis, Jean-Christophe Quenon et Pierre-Benoist Varoclier au Théâtre des Quartiers d'Ivry du 3 au 29 mai 2011.
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LE MISANTHROPE de Molière

Du 3 au 29 mai 2011
au Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure 94200 Ivry-sur-Seine
Tél. > 01 43 90 11 11

Durée : 2h30 avec entracte

@ Jérémie Papin












CRÉATION

mise en scène Nicolas Liautard
scénographie Damien Caille-Perret
lumières Jérémie Papin
costumes Séverine Thiébault

avec
Éric Berger / Jean-Yves Broustail
Anne Cantineau / Sterenn Guirriec
Sava Lolov / Matila Malliarakis
Jean-Christophe Quenon Marion Suzanne
Pierre-Benoist Varoclier

@ Jérémie Papin

PHILINTE
– Mon dieu des mœurs du temps mettons-nous moins en peine,

et faisons un peu grâce à la nature humaine,
ne l’examinons point dans la grande rigueur,
et voyons ses défauts avec quelque douceur.

Le Misanthrope est sans doute la pièce pour laquelle Molière s’est le plus appliqué, l’œuvre à laquelle il a consacré le plus de temps. Après le coup qui lui a été porté  avec l’interdiction du Tartuffe, il tombe malade et quitte les planches pour trois mois entiers. Pendant ce temps, il met la dernière main à son "misanthrope".

Alceste n’est pas un héros romantique (bel anachronisme). Molière ne hurle pas avec lui : société dégueulasse, tu ne me vaux pas ! On peut raisonnablement penser que la radicalité soudaine d’Alceste (comment serait-il l’ami de Philinte s’il avait toujours été ainsi ?) est en partie la conséquence de son dépit amoureux. On imagine facilement un Alceste, homme raisonnablement sincère et franc, qui radicalise sa position pour épancher une colère dont l’objet véritable est la légèreté de Célimène. On sait que Molière (44 ans) jouait lui-même Alceste et que c’est Armande Béjart sa jeune femme (24 ans) qui jouait Célimène. On sait également le penchant d’Armande pour les marquis de son âge.

Célimène est une jeune femme brillante, veuve à 20 ans, belle, riche, disponible, libre. Cette liberté est à la fois terriblement séduisante et tout à fait insupportable pour les hommes de son entourage. Le veuvage est une libération formidable pour Célimène, victime de la loi des hommes dans son jeune âge, on comprendra aisément qu’elle ne ressente pas le besoin de se précipiter dans les bras d’un nouvel époux, à plus forte raison dans ceux du jaloux et colérique Alceste !

Dans le même esprit que le travail commencé avec L’Avare, je donnerai Le Misanthrope dans une scénographie sommaire : un sol de métal, une dizaine de lustres de cristal, en fond de scène un mur de lumières. Ni meubles ni accessoires. Toutes nos forces seront mises en œuvre pour donner à entendre Molière simplement.
Nicolas Liautard


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conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud