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Publié le 14/05/2011.

MISTERIOSO-119 de Koffi Kwahulé
mis en scène et interprété par Nadine Baïer et Ludmilla Dabo au TGP à Saint Denis le 21 mai 2011 à 17h
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MISTERIOSO-119 de Koffi Kwahulé
Mise en scène et interprétation Nadine Baier et
Ludmilla Dabo
Au Théâtre Gérard Philippe à Saint Denis
dans le cadre de "Un week-end pour un auteur"

Touches noires et blanches. Un piano. Une voix. Deux femmes : on se recueille, on se dévoile, on s’initie. Deux corps. Dans le tumulte de la transgression, le rêve et la fantaisie ne cherchent pas le repentir. Désir du langage, de l’échange et l’identité en partage. C’est excitant, c’est envoûtant, c’est enfiévré...

Deux remarquables ambassadrices du CNSAD Outre-Rhin

Courez voir le samedi 21 mai au TGP cette étonnante vision du MISTERIOSO-119 de Koffi Kwahulé, imaginée, interprétée et signée par deux très jeunes anciennes élèves du Conservatoire (promotion 2010) : Nadine Baier et Ludmilla Dabo. Moi, j’ai eu la chance de voir leur spectacle – en version bilingue FR/ALL - au cours du Festival « Nouveaux Auteurs », consacré à la découverte d’auteurs francophones, qui se donne chaque année à Halle s/Saale en Allemagne et, encore cette année, dirigé par Crista Mittelsteiner.
Epoustouflant, je n’ai pas d’autre mot pour qualifier ce moment rare et intense offert par deux comédiennes dont le talent n’a d’égal que leur générosité sur le plateau. Pendant 50 minutes, le public allemand - émaillé de plusieurs auteurs français invités - a retenu son souffle, suspendu à chaque geste, à chaque parole de ces deux interprètes hors pair, attentif à chaque note, à chaque teinte proposées par cette mise en scène de ces deux jeunes femmes à peine sortie du Conservatoire et qui en portent haut les les couleurs. Merci à elles. Et ne manquez pas le 21 mai à 17h au TGP.
Marie-Luce Bonfanti

P.S. Pour compléter cette actualité, je participais à cette édition du Festival « Nouveaux Auteurs » en tant que comédienne – lecture d’une nouvelle d’Einar Schleef en compagnie de Jutta Hoffmann, grande interprète du théâtre et du cinéma allemand – et en tant que metteur en scène - direction d’un atelier de théâtre bilingue avec des lycéens de 15 ans, aboutissant sur le spectacle de clôture de ce Festival, travail sur la pièce de Pierre Lorquet Alberto est communiste.

Un week-end pour un auteur
Du 20 au 22 mai :
Koffi Kwahulé

«J’aimerais écrire une pièce qui ne parle pas de viol, une pièce où les oiseaux gazouillent, les feuilles tombent, la nature est belle… Mais, systématiquement, comme par une espèce de fatalité, je me surprends en train de répondre à cette question que Dieu pose à Caïn : “Qu’as-tu fait de ton frère?” Cette question fonde à mon avis la spécificité du théâtre en tant qu’art. Qu’ai-je fait de mon frère ? Ce que j’en ai fait, j’essaie d’en témoigner dans mon théâtre.»
Koffi Kwahulé

Koffi Kwahulé est né à Abengourou (Côte d’Ivoire). Formé à l’Institut National des Arts d’Abidjan, il complète sa formation de comédien à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de Paris (Rue Blanche) tout en achevant un doctorat d’Études Théâtrales à l’Université Paris III-Sorbonne. Traduites en plusieurs langues, ses pièces, notamment Bintou, Jaz, Big Shoot, P’tite-Souillure, Misterioso-119 et Brasserie sont créées en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. Il est également nouvelliste et romancier.



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