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Publié le 30/11/2011.

François KERGOURLAY
LE MONTE-PLATS de Harold Pinter à la Comédie de l'Est à Colmar du 7 au 17 décembre 2011
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Joue Gus dans LE MONTE-PLATS de Harold Pinter
à la Comédie de l'Est à Colmar du 7 au 17 décembre 2011.
Il y a aussi mon camarade Stéphane Russel et la mise en scène est de Carolina Pecheny.

Dans un sous-sol sans fenêtres, Ben et Gus, deux tueurs à gages, attendent l’arrivée de leur prochain « contrat ». L’attente est longue, oppressante… Quand tout à coup, l’inattendu se produit : la descente d’un monte-plats de restaurant avec à l’intérieur une commande ! Humour noir chez les tueurs à gages, la machine se détraque !

Dans cette attente inconfortable, nos deux anti-héros dévoilent peu à peu leurs craintes, leurs contradictions. Le monte-plats devient rapidement un troisième personnage, figure d’une autorité sans visage avec des exigences sans fin et impossible à satisfaire, qui fait grandir l’angoisse, le doute et l’incertitude des protagonistes, jusqu’à ce que les circonstances les poussent dans leurs derniers retranchements. « J’aime l’absurde, les contradictions et les atmosphères étranges. C’est peut-être le fait d’être née à Buenos Aires, ville où il ne faut pas chercher à comprendre. L’absurde fait partie des moeurs. Pinter navigue dans l’absurdité avec aisance. Avec lui, on se laisse porter par l’histoire, dans un temps suspendu et incertain, plein de non-dits, d’événements fous qui tendent les situations sans qu’on sache exactement pourquoi. Il ne donne pas toutes les clés, il raconte une histoire avec des indices, des énigmes. Il nous laisse errer et trouver nos propres signes, nous laisse voyager dans les méandres de notre propre pensée. À travers ces non-dits, Pinter nous entraîne sur le terrain de la peur. Celle de ne pas savoir », raconte Carolina Pecheny. L’auteur nous guide fragilement dans un monde d’opposés : l’extérieur et le huis clos, la parole et le silence, l’humour et l’angoisse. Mais sous les aspects d’une écriture dite « absurde », c’est bien de notre société dont il s’agit : on ne sait jamais qui se cache derrière les ordres et les décisions. Carolina Pecheny s’empare de ce texte pour le projet de la Comédie vagabonde. Avant de fouler les planches du plateau de la Comédie, Ben et Gus auront parcouru les scènes des communes avoisinantes. Les paroles d’un tango déclarent : « La vie est une blessure absurde. » Avec « Le Monte-Plats », il est aussi possible d’en rire.

Autour du spectacle avec l’équipe artistique
Lecture devant l’objet du mois au Musée d’Unterlinden
Je : 08.12 13h00
Entrée libre - Réservation conseillée : 03 89 24 31 78
 
Petite salle - CDE
Me : 07.12 20h30
Je : 08.12 19h00*
Ve : 09.12 20h30
Sa : 10.12 18h00
Lu : 12.12 20h30
Ma : 13.12 20h30
Me : 14.12 20h30
Je : 15.12 19h00*
Ve : 16.12 20h30
Sa : 17.12 18h00
*Rencontre avec les artistes à l’issue du spectacle


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conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud