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CARTES BLANCHES
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Publié le 18/04/2012.


Patrick GUFFLET
Le peintre, dans son atelier, seul, travaille sa discipline, son art, dans le secret de sa création. Au début quelques visiteurs viennent jeter un œil sur sa production, la famille, les proches. Certains en repartent intéressés voire même intrigués…
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Patrick Gufflet

         

                Le peintre, dans son atelier, seul, travaille sa discipline, son art, dans le secret de sa création.
Au début quelques visiteurs viennent jeter un œil sur sa production, la famille, les proches. Certains en repartent intéressés voire même intrigués… jusqu’à ce qu’une galerie lui ouvre ses portes et l’expose au public.Pour quelques-uns d’abord, puis qui sait, un jour, un collectionneur passe par là, s’arrête et tout à coup le sort de cet artiste peut basculer.

Si les responsables de la politique culturelle, en France, quittaient leurs tableaux excel pour analyser les territoires de la création théâtrale, ils découvriraient des choses vraiment tout à fait étonnantes…
Au théâtre,   c’est exactement pareil, à ceci près que l’artiste, dès le début de l’exercice de son art ne peut rien sans un auditoire.
Pour le reste c’est exactement le même chemin. Pas forcément rapide ni facile.
S’ils y prêtaient quelque attention, les politiques constateraient qu’il existe quelques « illuminés » qui s’obstinent à montrer le travail de ceux qui viennent tout juste d’apparaître à la lumière. Sans savoir à l’avance quelle « quantité » de curieux auront l’audace de venir les regarder ni combien de temps il faudra pour que les projecteurs les plus puissants révèlent au public le plus large, leurs créations.
Ces illuminés ont de plus en plus de mal à faire leur travail car aucun tableau excel n’est capable de décrire
cet « investissement ».
Le Théâtre Paris-Villette est de ceux-là.
Alors disons à ceux qui nous financent, quittez vos lunettes de myope et prenez le temps de regarder ce qui finira
par « compter ».
Comme me l’a soufflé Benoît Lambert, il faut envisager la topographie de la création théâtrale comme un biotope, un paysage dans lequel cohabitent différentes espèces qui s’équilibrent. Rêvons là aussi d’un éco-système intelligent.


Patrick Gufflet,
Né le 14 février 1953 au Chesnay, fait une courte carrière à l’université en musicologie avant que ne se dévoile une passion définitive pour le théâtre.
Ayant navigué de cours de théâtre en assistanat de mise en scène, c’est finalement au Théâtre 13 en 1983, comme directeur artistique que commence à se dessiner son parcours. Il se poursuit au Théâtre Paris-Villette à partir de 1987 comme adjoint d’Henri de Menthon, son fondateur, auquel il succède en 1992 pour mener activement une politique de découverte.
En 2007, avec la complicité d’Agnès de Cayeux, il crée x-réseau, un programme qui vise à imaginer et à construire des liens entre les arts vivants et internet, une nouvelle scène à inventer…

http://www.theatre-paris-villette.com/
http://www.x-reseau.fr/



par Martine LOGIER,

Responsable des cartes blanches.

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conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud