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Publié le 20/05/2012.


Alix RIEMER
LES LARMES AMÈRES DE PETRA VON KANT de Rainer Werner Fassbinder au théâtre de l’Athénée du 22 mai au 9 juin 2012 (Vidéo)
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LES LARMES AMÈRES DE PETRA VON KANT

de Rainer Werner Fassbinder
mis en scene philippe Calvario
avec
Maruschka Detmers
Joséphine Fresson (promo 1982)
Julie Harnois
Roberto Magalhaes
Odile Mallet (promo 1954)
Carole Massana
Alix Riemer (promo 2010)
du 22 mai  au 9 juin 2012
au théâtre de l'Athenée

durée : 1h40 


De Rainer Werner Fassbinder, on commence toujours par dire ceci : une quarantaine de films et de téléfilms tournés en moins de treize ans, une vie d’excès, d’abus,et une mort en forme de crash à l’âge de 37 ans. Trop de talent tue parfois le talent : l’audace, la singularité et l’appétit frénétique du cinéaste continuent d’éclipser l’homme de théâtre et le dramaturge, auteur d’une vingtaine de textes, dont des adaptations de Goldoni, Goethe, Sophocle ou Jarry. C’est pour l’une de ses interprètes fétiches, Margit Cartensen, qu’il écrivit en 1971 Les Larmes amères de Petra von Kant. Dans cette descente aux enfers d’une élégante créatrice de mode, la crudité du ton coexiste avec l’observation subtile et caustique des tourments de la passion, des ambiguïtés du succès, de la servitude choisie ou subie. Après avoir quitté son mari, Petra vit entourée d’une communauté de femmes qu’elle domine : sa meilleure amie, sa factotum souffre-douleur, sa mère, sa fille… Jusqu’au jour où elle se pique d’une jeune beauté nommée Karine comme on se pique d’une drogue dure. Pourtant, comme le souligne le metteur en scène Philippe Calvario, il ne s’agit pas d’une pièce sur l’homosexualité féminine. Vulgaire, cruelle tant par bêtise que par inadvertance, la Karine de Petra est un peu l’Odette de Swann, un objet secondaire aux passions qu’il inspire.“La manière dont Fassbinder raconte l’enfermement, la folie à laquelle conduit une dévastation amoureuse peut parler à tout un chacun”, note Philippe Calvario, qui a voulu inscrire cette femme au bord (et au-delà !) de la crise de nerfs dans une mise en scène passant du réalisme à l’abstraction “jusqu’au black-out, jusqu’au choc final”.

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