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Publié le 22/03/2013.


MASTER CLASS de Philippe Adrien - 1ère partie (Scènes présentées et témoignages)
Philippe Adrien nous a reçu au Théâtre de la Tempête le samedi 16 mars 2013 de 14h à 18h. Une vidéo sera en ligne prochainement.
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Nicolas Bonvoisin et Michèle Brûlé / Roberto Zucco



Laurence Mercier et et Sophie Dufouleur / Savannah Bay

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Scènes présentées cette après-midi là
  1. Mathilde Leclère (promo 2008) et Jeanne Lepers (promo 2013) dans Le Cid de P. Corneille (Acte III, scène 3 - Chimène/Elvire) 
  2. Michèle Brûlé (promo 1979) et Nicolas Bonvoisin (promo 1989) dans Roberto Zucco de B-M. Koltès
  3. Laurence Mercier (promo 1956) et Sophie Dufouleur
    dans Savannah Bay de M. Duras
Témoignages
  • Je rentre tout juste d'une grosse période de tournée avec les Jumeaux Vénitiens et je prends enfin le temps de mettre à jour ma boite mail qui a littéralement explosé... Je découvre un nombre effrayant de mails auquel je n'ai pas répondu à temps et le vôtre en fait partie. Je m'en excuse d'autant que j'avais bien évidemment été consciente de la chance d'avoir pu présenter notre scène à Laurence et à moi devant Philippe Adrien.  
    Bien que très en retard, je tiens à vous remercier. 
    D'abord à l'équipe de rue du conservatoire qui m'a permis de participer à cette journée. N'étant pas passée par la "maison", je me demandais si j'allais réussir à m'intégrer et me sentir à l'aise. Pas une seconde, je n'ai ressenti de différence dans le traitement, si ce n'est une bienveillance particulière due à cette première participation.
    Quant à la rencontre avec Philippe Adrien, qui bouderait le plaisir de rencontrer ce grand monsieur? Que ce soit lors de la discussion ou lors du travail de scène, j'ai ressenti un grand plaisir à voir et entendre ses enseignements. J'ai d'ailleurs eu une petite pensée émue à l'évocation du rapport au maître dans le théâtre et notamment dans la formation, moi qui me suis formée à l'Académie des Arts de Minsk et où cette notion est fondamentale... Il est toujours bon et enrichissant d'entendre parler ces piliers qui ont traversé vents et marées. J'avoue que la seconde partie m'a autant ébahie que la première. Le voir travailler dans la minutie et le détail, rebondir sur les propositions et non pas fantasmer ce que lui aurait fait, partir de l'humain qui est devant lui et le faire grandir, l'amener délicatement vers les ailleurs qu'il ne soupçonnait pas... Tout cela est fabuleux! J'avoue que je me suis demandée ce qu'il pourrait faire avec un temps imparti si court et je suis impressionnée par l'oeil aiguisé de cet homme! 
    Je garderai de cette plongée subite dans Savannah Bay un souvenir profond.
    Merci donc à tous d'avoir permis à ce beau moment d'être...
    Marie Luce et Emmanuel, je vous laisse le soin de transmettre à l'intéressé ce petit mot accompagné de toutes mes excuses pour le retard.
    A très vite, j'espère!

    Sophie Dufouleur
  • La Tempête. Un samedi  de mars.
    Un café avalé, quelques regards échangés, puis nous montons le petit escalier.
    Une salle de répétition. Manteaux sur porte manteaux, sacs sous bancs. 
    L’homme arrive, le pas vif, son ordi sous le bras. Quelques notes sur un bout de papier.  Il s’assoit.
    Et parle.
    Du conservatoire. De l'enseignement du théâtre. Du théâtre. Du jeu. 
    De l’extraordinaire, de la vérité qui n’est pas le naturel, du sacré qui n’est pas le religieux. 
    Claudel.
    Et pleure, souvent. S'en excusant. Des choses devenues nécessaires, vitales, profondes.
    Lui pardonner ses larmes, Les admirer. Être face à l’essence de l’Homme, à son humanité.
    Se retenir  de ne pas craquer, l’émotion est une chose dont on se défend. 
    Se sentir intimement lié à ses mots. 
    Un écho qui répond à un autre écho.  L'inconscient est inconscient.  L'homme est monstrueux. 
    Les femmes des bacchantes dévorent des corps dans la foret. 
    La vérité déchirante, sanguinaire. 
    Celle qui me bouleverse tant on cherche si souvent  à la dissimuler, à la contourner et à l’appauvrir.  
    Et puis il y a les formes nouvelles et celles qui nous ont précédées.  
    Arkadina, Treplev et Trigorine. 
    Je reste assise sur mon banc. Trois scènes plus tard, c'est déjà fini. 
    La boite s'ouvre…  On était bien devant ce sacré-là.

    Camille de Sablet - promo 2009
  • Cette Master Class avec Philippe Adrien était profondément intéressante et j'ai été très touchée par son amour du théâtre qu'il nous a transmis avec passion. 
    Son regard si bienveillant et juste donne envie de travailler avec lui, de partager des moments forts à travers un texte et un auteur. C'est pourquoi je serai heureuse de revivre une deuxième journée comme celle-ci.
    Toute une vie au service d'un art... Et cette magnifique passion, intacte, qui l'anime...
    On ressort de là, plein d'espoir et d'énergie.
    Merci.

    Joelle Seranne - promo 1987
     
  • Merci Philippe Adrien pour cet après midi que vous nous avez consacré samedi dernier, à nous, anciens du Conservatoire. A travers votre livre "Instant par instant ", auquel je me suis souvent référée en travaillant avec mes propres élèves, je connaissais déjà un peu vos conceptions du théâtre; mais vous entendre les exprimer de vive voix avec tant de passion et de générosité m'a beaucoup touchée. J'ai bien aimé, par exemple, quand vous avez parlé du plaisir dans la souffrance à propos de Phèdre (ce que Debauche appelait "la jubilation tragique") et aussi de la gestion des émotions pour l'acteur, l'idée que le moment  intéressant est dans la retenue … Pour ma part, j'ai eu la chance de pouvoir vous montrer, avec Nicolas Bonvoisin, une interprétation d'un personnage du théâtre de  Koltès que j'aime beaucoup : la dame dans Zucco. Vous avez estimé qu'il n'y avait pas lieu de trop retoucher notre scène.
    Moi qui venais  dans l'idée de travailler comme actrice avec vous … 
    Une autre fois peut être ?
    Quoiqu'il en soit cette initiative de "master class" sur un après midi est une excellente formule, pour des comédiens qui souhaitent "recharger leur batterie" avec un metteur en scène digne de ce nom et n'ont pas forcément le temps de faire de stage.
    Je remercie donc toutes les personnes de notre association qui s'en sont occupées et les encourage vivement à continuer dans ce sens.

    Michelle Brûlé - promo 1979
     
  • Merci mille fois pour cette belle après-midi d'enseignements. Une grande émotion. Merci.
    Claire Chastel - promo 2011
     
  • Bonjour,
    Voici un petit mot pour te remercier d'avoir bien voulu nous rencontrer ce samedi 16 mars 2013 dans ton théâtre de la Tempête.
    Ce qui est incroyable et formidable dans cette pratique du théâtre dont nous faisons profession, c'est que nous sommes pour toujours et sans cesse des éternels débutants. En t'écoutant, avec beaucoup d'intérêt, je me disais que tout était encore à découvrir et à explorer ! Et pourtant, et pourtant, il est évident que nous redécouvrons toujours les mêmes territoires infiniment, les mêmes nécessités, les mêmes émotions, les mêmes émerveillements. Toujours identiques, toujours connus, mais toujours nouveaux, toujours renouvelés.
    On ne se connait pas vraiment, et je n'ai pas eu la chance d'être ton élève, et pour cette raison j'étais heureux de t'entendre enfin un peu longtemps. Je connais le metteur en scène bien-sûr, et le spectateur se souvient avec plaisir d'un "Godot" (par exemple !) dans ce même théâtre de la Tempête. Mais ce qui m'a frappé c'est la grande familiarité ou la grande connivence qui semble exister entre tes propos, ta pensée, et les préoccupations et la pensée des comédiens qui étaient là pour t'écouter.
    Merci pour cette "réunion de famille", merci pour l'engagement ("recherche de vérité, de sincérité"), merci pour l'émotion, la simplicité, la générosité.
    Je retiens, par exemple, "la tragédie c'est l'offrande d'un texte et d'un visage", ou "l'émotion ce n'est pas quelque chose qu'on va chercher mais quelque chose dont on se défend", ... Je le savais, bien-sûr, mais c'était bon de le ré-entendre.
    Un dernier merci (pour cette fois) que j'adresse également à Marie-Luce Bonfanti.
    A très vite. Amicalement.

    Geoffroy Guerrier - promo 1989 
     
  • MERCI cher Philippe Adrien pour ce samedi après midi. Le lieu, la présentation, votre grande culture, l'émotion que vous ameniez, mais merci surtout de nous avoir donné l'envie de nous remettre au travail et d'essayer de donner le meilleur.
    Avec ma sincère estime et admiration,

    Laurence Mercier - promo 1956
     
  • Ma chère Marie Luce, je voudrais que tu me dises si cette lettre sera publiée: j'ai adoré cette journée mais je n'ai pas envie que mes émotions, mon investissement au travail demandé (même si je n'ai pas pu travailler avec Philippe ce jour là) soient pris pour autre chose que de l'amour du théâtre, d'entendre une parole ou de la réentendre, d'être à son écoute comme un soutien à nos propres idées. Si ce témoignage que je rendrais était publié, je serais plus objective et moins passionnée. Je suis sentimentale et pour un témoignage il faut que je me calme. C'est possible!
    Cela dit je peux aussi être les deux.
    En tout cas, je te remercie d'avoir eu l'idée géniale de ces masters. Il faut les poursuivre de plus en plus souvent, que cela devienne tout à fait simple, instaurer des rencontres qui seraient comme des séminaires d'études,  de réflexions et  les concrétiser au plateau; nous écouterions un maître qui confirmerait notre courage et notre pensée.
    Je t'embrasse très fort Marie Luce, 
    Elisabeth Catroux - promo 1977
     
  • Merci encore cher Philippe, pour votre accueil et ce cadeau que vous  nous avez fait, de passer cet après-midi avec vous.
    Cela nous a permis, non seulement de nous recentrer sur l'essentiel,  mais nous questionner sur notre travail, le travail sur les auteurs  ( nos compagnons de route) nos recherches, nos envies. Fouiller à l'intérieur de soi, se situer par rapport à nous, aux autres, au théâtre. Tout cela au milieu de plusieurs générations de comédiens,  sorti de cette même école du conservatoire, avec des expériences  différentes....
    Je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer!! en espérant que le temps,  et les emplois du temps de chacun permettra encore ce petit miracle!
    Merci aussi à Marie-Luce et  à son équipe d'avoir des idées  généreuses et ingénieuses! pour nous réunir et nous faire vibrer!  :-)
    A très bientôt j'espère!
    Sophie Fontaine - promo 1983
     
  • Chère Marie-Luce,
    C'est avec émoi que j'ai passé le seuil du Théâtre de la Tempête, samedi dernier, et des souvenirs en rafale, comme les conseils et le regard paternel de Philippe Adrien, lorsque il y a 20 ans, il me mettait en scène, dans le mono drame "You You", au petit Odéon, où quelques années après, lorsqu'il ouvrait la porte grande ouverte de son théâtre pour y accueillir "La Misère du Monde", puis les rencontres qui suivirent chaque année, au mois de Juin, donnant la liberté à des dizaines d' artistes de s'essayer à l'écriture ou la mise en scène, sans jugement aucun. La liberté de s'exprimer. Cette générosité, je l'ai retrouvée dans les mots qu'il a prononcés, au sujet du Conservatoire d'Hier, d'Aujourd'hui, de Demain… Oui, le monde change, incontestablement. Quels élèves aurions-été, aujourd'hui? Une chose est certaine, 
    sans les frustrations et les plaisirs, nous ne serions pas les artistes que nous sommes aujourd'hui. Et si nos souvenirs sont le moteur de notre envie de créer, alors, c'est bien cela, la plante qu'il faut arroser.
    C'est avec grand plaisir que je reviendrai écouter les conseils de Philippe sur la scène que nous avions préparé avec Elodie Chanut. L'exercice me semblait amusant, car c'est avec l'Echange de Claudel que nous sommes sorties du Conservatoire. L'idée de nous retrouver 22 ans plus tard, et tout notre bagage en main, à aborder ce thème aurait été une expérience intéressante.
    J'avoue que le fait de ne pas avoir pu jouer la scène, a été frustrant. Les mots sont encore là, enfermés "comme un chat qui se débat, enveloppé dans une serviette". C'est le personnage de Léchy qui le dit en parlant du diable qui est entré dans son corps. 
    Alors, on aimerait bien nous débarrasser du diable, nous aussi. Nous nous tenons à la disposition de Philippe Adrien.
    Merci beaucoup, Marie-Luce, d'avoir initié cette rencontre.
    A bientôt,

    Mina Poe (Pavicevic) - promo 1991
     
  • Bonjour Marie-Luce,
    Je veux te remercier d'avoir organisé cette rencontre. Je sais l'effort que cela demande. Alors bravo ! J'en ressors gonflé d'énergie et avide de pistes nouvelles à explorer. Surtout que je vais tourner 30 jours dans des conditions de rapidité extrême... comme tous les tournages télé en ce moment, et que ces quelques heures de calme prises sur la folie du temps qui passe, revenir sur terre pour revisiter l'essentiel, réinterroger ce que veut dire jouer devant d'autres personnes qui vous regardent... m'a fait un bien fou, m'a remis debout!
    Bien-sûr tu remercieras chaleureusement Philippe Adrien d'avoir pris le temps de nous recevoir et d'échanger avec nous pendant 4 heures. Merci, merci, merci... Et merci pour l'émotion, la qualité de son émotion, qui me semble être le centre de tout ce qui nous anime, le centre de ce pour quoi nous avons tous consacré notre vie... Le théâtre!
    Pour ma part j'adorerais continuer, donc je te donne mes dispos. Samedi 23 mars. Samedi 30mars. Samedi 20 avril. Samedi 27 avril... et tous les autres samedis jusqu'en juin....

    Thierry de Carbonnières - promo 1985
     
  • Chère Marie-Luce,
    Je tenais à te remercier pour l'organisation de cette Master class qui était vraiment intéressante. Philippe Adrien nous a beaucoup touché par sa magnifique passion qu'il a du théâtre. J espère que nous pourrons trouver une autre date afin de réitérer cette belle journée et avoir le privilège de travailler notre scène, Thierry et moi, avec lui. Et un grand merci, à toi, de t'occuper de tout cela et de passer tout ce temps à répondre aux uns et aux autres. Je t'embrasse. 

    Joëlle Seranne - promo 1987

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