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Publié le 24/11/2014.


3 maquettes de spectacles d'une demi-heure chacune
Au Jeune Théâtre National, le lundi 8 décembre 2014 de 11h à 15h, quatre jeunes metteurs en scène vous présentent leurs univers créatifs respectifs
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Lundi 8 décembre 2014 de 11h à 15h
Jeune Théâtre National
13 rue des Lions Saint Paul 75004 Paris
M° Saint-Paul le marais (ligne 1) ou Sully Morland (ligne 7)
 
3 maquettes de spectacles au Jeune Théâtre National

Durée : une demi heure chacune
 
Elle de Jean Genet
Mise en scène Vincent Thépaut
Scénographie et costumes Anne-Sophie Grac
Musique Elissa Alloula, Florian Choquart
Avec Elissa Alloula, Florian Choquart, Matthias Hejnar, Vincent Thépaut
 
Pour un prélude
Création de Julie Bertin et Jade Herbulot - Le Birgit Ensemble
D’après des textes de Marguerite Duras, L’Apocalypse de Jean, Laurent Artur du Plessis…
Création son Lucas Lelièvre
Voix-off Anaïs Thomas
Avec Eléonore Arnaud, Pauline Deshons, Loïc Riewer
 
Loin d’ici
Texte et mise en scène Lazare Herson Macarel
Collaboration artistique et lumière Jérémie Papin
Avec Philippe Canales, Emilien Diard-Detoeuf, Tristan Gonzales, Morgane Nairaud, Juliette Séjourné
  
Merci de confirmer votre présence par téléphone : 01.48.04.86.40 ou par mail : jeunetheatrenational@wanadoo.fr
 
 
Jeune Théâtre National
13 rue des Lions Saint Paul
75004 Paris
Tél : 01 48 04 86 40
Fax : 01 42 71 66 50

 
Elle de Jean Genet
Mise en scène Vincent Thépaut
Scénographie et costumes Anne-Sophie Grac
Musique Elissa Alloula, Florian Choquart
Textes en italien Elissa Alloula
 
Avec Elissa Alloula, Florian Choquart, Matthias Hejnar, Vincent Thépaut
 
Au petit matin, dans une antichambre du Vatican, à l’heure où les cardinaux à peine vêtus sortent pêcher, un photographe est aux aguets : Elle va surgir et il devra d’un seul cliché faire d’Elle une icône pour 15 millions d’âmes avides.
L’huissier qui la connaît mieux que personne prépare l’apparition céleste de celle qui, avant d’être sa sainteté le pape, n’était qu’un petit berger. Mais quand Elle paraîtra, ce ne sera qu’un vieillard au costume truqué (comme toute la cérémonie).
Il faudra presser l’image pour en tirer les traits de la miséricorde dont les sauvages s’abreuvent. Elle chantera son malheur comme une diva italienne, celui de n’être qu’une façade le cul à l’air, mais aussi son plaisir de se sentir disparaître derrière l’image qu’Elle produit pour les magazines, les prisons et les églises.
 
Picturale et musicale, cette pièce courte de Jean Genet s’inscrit dans sa recherche fantastique et poétique sur l’envers des images populaires. Après celle des gangsters dans Splendid’s et avant celle des juges, des généraux, des commissaires et des évêques dans Le Balcon. Notre interprétation de Elle propose à la fois un drame satirique sur la nécessité toujours plus dévorante d’icônes dans notre société et un concert à la gloire de celle qui soutient à bout de bras l’image exigée par la foule affamée.
Sartre définissait le projet littéraire de Genet comme celui d’ « inquiéter l’honnête homme, dérober le sol sous ses pas, le faire douter de la morale et du Bien ». L’étonnante actualité des refrains qui résonnent dans cette sainte maison close prouve que ce dessein n’a rien perdu de sa vigueur.
 
Vincent Thépaut
Formation à l’Ecole du TNS, section mise en scène (promotion 2014).
Metteur en scène, réalisateur et comédien, il se forme à la réalisation, l'écriture de scénario et au montage à l'université de Marne la Vallée; au jeu au conservatoire du 19ème arrondissement de Paris puis à la mise en scène à l’Ecole du TNS.
Depuis 2008, il participe à l'administration du collectif d'artistes pluridisciplinaires Curry-Vavart en charge de deux lieux de création conventionnés à Paris.
À l’Ecole du TNS, il met en scène L'embrouille manouche de Nayel Zeaiter, spectacle itinérant dans les rues de Strasbourg, Vie de Gundling… de Heiner Müller, présenté au Venice Open Stage Festival à Venise en 2013, Jules César d’après Shakespeare au TNS, Etouffons-le dans l’œuf d’après Shakespeare et Hugo, présenté au Körber Studio Jünge Regie Festival à Hambourg en 2013, Splendid’s de Jean Genet au TNS et Elle de Jean Genet pour le Venice Open Stage Festival en 2014.
Actuellement il réalise Le petit chaos d'Ana, long métrage d'après un scénario de Pierre Cévaër.

Pour un prélude
Création de Julie Bertin et Jade Herbulot - Le Birgit Ensemble
D’après des textes de Marguerite Duras, L’Apocalypse de Jean, Laurent Artur du Plessis…
Création son Lucas Lelièvre
Voix-off Anaïs Thomas
 
Avec Eléonore Arnaud, Pauline Deshons, Loïc Riewer

Nous nous intéressons, en ce début de millénaire, à ce qui a façonné notre mémoire collective.
Nous avons donc grandi dans un monde où les expériences communistes ont été des échecs, où l’économie libérale s’est affirmée comme la norme à l’Ouest comme à l’Est et où, de ce fait, le primat a été donné à l’individu.
Pour un prélude - qui, malgré sa filiation avec Berliner Mauer : vestiges est un objet autonome - constitue ainsi une introduction aux réflexions et aux questionnements que nous avons commencés à explorer dans notre premier spectacle.
Et, paradoxalement, nous commençons par la fin, c’est-à-dire le passage à l’an 2000.
Pour un prélude se construirait comme un diagnostic : quels discours économiques, idéologiques nous traversent constamment et, de fait, nous déterminent ? Quelle est l’inquiétude propre à notre époque ? Qu’espère-t-on, encore, de l’Europe ? De quoi avons-nous hérité ? Et Berliner Mauer : vestiges constituerait le premier volet de l’exploration des origines possibles de cette crise que nous traversons.
Notre spectacle se conçoit donc à la fois comme un point d’arrivée et un point de départ, tout comme cette nuit du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000 qui, symboliquement, a représenté la fin du XXe siècle et le début du XXIe.
 
Julie Bertin
Etudes en philosophie (Licence à Paris I). Formation au CNSAD (promotion 2014). Au CNSAD, elle travaille, notamment, sous la direction de Dominique Valadié, Nada Strancar, Alain Zaepffel, Sylvie Deguy, Caroline Marcadé, Yvo Mentens, ou encore, plus récemment, Georges Lavaudant. En 2012, elle met en scène une adaptation de L’éveil du printemps de Frank Wedekind.
L’année suivante, c’est au côté de Jade Herbulot qu’elle crée Berliner Mauer : vestiges, un spectacle autour de l’histoire du Mur de Berlin.
Cette création sera reprise au Théâtre Gérard Philipe - CDN de Saint-Denis en janvier 2015.
 
Jade Herbulot
Etudes de Lettres Modernes à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon. Formation au CNSAD (promotion 2014).
Au CNSAD, elle suit les classes de Daniel Mesguich, Sandy Ouvrier et Nada Strancar. Elle y travaille également avec Caroline Marcadé, Yvo Mentens et Georges Lavaudant. En décembre 2013, elle co-met en scène avec Julie Bertin
Berliner Mauer : vestiges, qui sera repris au Théâtre Gérard Philipe - CDN de Saint-Denis en janvier 2015. Au théâtre, elle joue dans Le laboratoire chorégraphique de rupture contemporaine des gens, création collective de la Compagnie M42 dirigée par Alexis Lameda-Waksmann (Théâtre 13/Seine, 204).
En octobre 2015, elle jouera dans La Double Inconstance de Marivaux, mise en scène Adel Hakim au Théâtre des Quartiers d’Ivry.

Loin d’ici
Texte et mise en scène Lazare Herson Macarel
Collaboration artistique et lumière
Jérémie Papin
 
Avec Philippe Canales, Emilien Diard-Detoeuf, Tristan Gonzales, Morgane Nairaud, Juliette Séjourné
 
Un jeune homme abandonné se lance seul à la rame sur l’océan Atlantique, à la poursuite d’une jeune femme.  C'est une course poursuite tout autour du globe, un « road-show » lyrique et pauvre, une Divine Comédie circulaire, toute en surface, Brutalement superficielle. Une variation profuse et rythmique sur l’amour amoureux le plus injuste et le plus sauvage, et donc sur l’égoïsme pur - une âpre symphonie déployée sur cinq continents où je ne suis jamais allé, où je n’irai peut-être jamais.
Je ne connais pas le chemin de cette histoire, j’aborde l’écriture de cette nouvelle pièce en ignorant résolument l’issue du voyage. En ignorant le plus parfaitement possible mes propres forces, les pays visités par les figures de mon histoire, l’ampleur du sujet que je me propose. J’attaque (et ce verbe-là n’est pas trop fort) l’écriture de cette pièce, recueillant à pleins bras la très sourde colère de notre jeunesse éparse. Très sourde colère, faite du sentiment d’être né dans le monde le plus éteint de l’histoire du monde, le monde le plus tristement obéissant, quoiqu’il soit régi par les règles les plus absurdes. Et les plus paralysantes.
 
Lazare Herson-Macarel
Formation au CNSAD (promotion 2014). Au CNSAD, il a pour professeurs Daniel Mesguich et Nada Strancar.
Il joue sous la direction de Léo Cohen-Paperman, Nicolas Liautard, Olivier Py et John Malkovich.
Directeur de la compagnie de la jeunesse aimable, il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre dont L’enfant meurtrier (aide à la création du CNT) qu’il met en scène au Théâtre de l’Odéon (Festival Impatience) en 2009 et Le Chat botté et Peau d’Ane qu’il crée en partenariat avec les Instituts Français du Maroc en 2010.
En 2009 il co-fonde le Festival du Nouveau Théâtre Populaire (NTP, Fontaine-Guérin, Maine-et-Loire) pour lequel il met en scène Le Misanthrope de Molière (2009), Le Cid de Corneille (2010).
En 2014, il met en scène Falstafe de Valère Novarina au Festival d’Avignon (Chapelle des Pénitents blancs).

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