LA LETTRE D'INFORMATION

S'inscrire
Voir les dernières lettres
 

FACE À L'ACTUALITÉ
TOUS LES ARTICLES IMPRIMER             J'AIME  (435 personnes aiment cet article)
Publié le 12/10/2015.


COMPTE à REBOURS pour L'AQUARIUM : THÉÂTRE EN DANGER !
Madame Fleur Pellerin devra trancher d'ici la fin de ce mois d'octobre. Faites circuler la pétition !
Vos commentaires



François Rancillac

précédente
2 photos
suivante

  Lire l'article sur lestrois coups.fr

Le théâtre de l'Aquarium vous dit :

8 oct. 2015
Chers Amis, Cher Public,

Vous êtes déjà si nombreux à nous avoir témoigné votre engagement, soit en signant notre pétition, soit en nous adressant de (magnifiques) lettres de soutien, ou bien même en écrivant à la Ministre de la Culture pour vous « étonner » de l’éviction de François Rancillac annoncée au 30.06.16, et donc de l’arrêt brutal du projet actuellement mis en œuvre au Théâtre de l’Aquarium par son équipe et ses artistes associés.

La situation est plus critique que jamais.
Car nous savons aujourd’hui que Madame la Ministre devra trancher d’ici la fin du mois d’octobre entre deux projets : celui conçu par François Rancillac, ouvert à tous les artistes associés/invités ainsi qu’aux publics les plus divers, rencontrés à l’année longue sur le terrain de mille manières ; et celui confié à un seul artiste bien coté, qui déploierait à l’Aquarium son seul travail (mais, apparemment, sans avoir la direction du lieu, histoire de pouvoir être remplacé quand il semblera bon au Ministère). Ce modèle sera peu à peu étendu à l’ensemble de la Cartoucherie, transformée en « phalanstère à compagnies ».

Dans l’urgence, comment conseiller à Madame la Ministre de bien choisir pour l’avenir de l’Aquarium ?
En faisant circuler au maximum cette pétition ;
En alertant autour de vous toute personnalité médiatique, politique, culturelle qui pourrait être émue de la menace qui pèse sur l’Aquarium et contribuer à le soutenir selon ses moyens, ses appuis .
En écrivant vous-même directement à Madame Fleur Pellerin pour vous « étonner » voire dénoncer la mise à mal une fois de plus d’un théâtre de service public en plein essor (merci d’en transmettre copie au Théâtre de l’Aquarium !) ;

Merci encore pour votre soutien, si important !
Bien sincèrement,

Le Théâtre de l'Aquarium

P.S : Merci de nous signaler si vous désirez être informé(e) des prochaines réunions et actions.

01 43 74 72 74.
Lettre ouverte au Ministère de la Culture et de la Communication

qui vient d’annoncer pour juin 2016 l’arrêt du projet du Théâtre de l’Aquarium mis en place par François Rancillac et son équipe depuis six ans





Paris, le 25 juin 2015.

Bien cher Ministère,

 
    On voulait te dire combien on est content.
    Car voilà une bien belle saison qui s’achève : le public a été de tous nos rendez-vous (on a même réussi à en refuser pour le Godot !), et les gens n’arrêtent pas de nous féliciter pour la qualité de la programmation (créations-maison et compagnies invitées) et notre convivialité : tu imagines combien cela fait plaisir ! Le mois de mai fût à la fête avec notre « Tous en scène(!) » : 87 amateurs et 102 apprentis comédiens des Conservatoires parisiens qui ont réinventé à leur manière notre saison – sans parler des 142 autres amateurs qui ont suivi nos ateliers durant toute l’année, et des 1177 collégiens et lycéens qui ont travaillé et présenté à l’Aquarium leurs projets inspirés de nos spectacles (qu’ils avaient bien sûr aussi vus en amont). Aujourd’hui, l’été pointe son nez, et la Cartoucherie est décidément le site idéal pour le « Festival des Écoles du Théâtre Public » : si tu pouvais voir tous ces jeunes comédiens qui brûlent déjà les planches, tu comprendrais qu’on a bien fait de miser sur cette génération qui est déjà le théâtre de demain !

    On est vraiment content.
    Après 6 ans d’efforts, notre petite équipe a réussi à remettre ce magnifique théâtre sur ses deux pieds : d’une part la création in situ (avec tous nos artistes associés, qui œuvrent au quotidien durant au moins trois ans dans la maison), et d’autre part la transmission auprès des publics les plus divers (sais-tu qu’on a joué aussi des spectacles légers dans les salons, les cafés, les bibliothèques, les classes, etc. – histoire d’aller au devant de ceux qui ne vont jamais au théâtre ?). Notre joie, ça a été de trouver au fur et à mesure de vrais partenaires pour nous aider à ces « missions de service public du spectacle vivant » (c’est comme cela que tu les appelles, n’est-ce pas ?) : la Région Ile-de-France, la Drac, les Rectorats, la Ville de Paris, la Mairie du 12ème, etc. D’ailleurs, savais-tu que grâce à RFI et à l’Association Beaumarchais/SACD, on accueille même chaque année un dramaturge africain pour écrire dans notre petit studio ? Et toi qui aime tant les croisements entre les arts, tu devrais venir un dimanche à nos brunch-concerts du Quatuor à cordes Leonis et de l’Ensemble Aleph : c’est de toute beauté !

     On est content.
     Et un peu fiers, faut-il l’avouer ? d’avoir mis en œuvre exactement le projet pour lequel tu nous avais choisis, il y a six ans. Pour être honnête, on en fait plus qu’annoncé au départ – tu nous l’a d’ailleurs gentiment fait remarquer l’autre fois : « Attention, vous n’êtes pas dans un CDN ! ». On n’a pas bien compris si c’était de l’humour… Au fait, as-tu eu le temps de lire notre projet pour les trois prochaines années, comme promis ? Tu ne nous as fait encore aucun retour… On y a prévu entre autre des créations qui vont parler de laïcité, d’altérité, de démocratie, et on va encore plus développer le travail avec les jeunes sur ces questions de société (on en a tellement besoin, n’est-ce pas ? Toi-même en parlais avec tant d’émotion dans la manif de janvier, tu te souviens ?). Et grâce au Théâtre de la Ville, on va pouvoir enfin accueillir des spectacles « jeune public » à la belle saison : les enfants pourront s’ébattre à tue-tête sur la pelouse, en sortant du théâtre !

    Au fait, cher Ministère, on n’a pas bien compris pourquoi tu as dis l’autre jour à François que notre bilan était formidable, qu’il n’y avait rien à dire, sauf qu’on n’aurait pas trouvé « le bon modèle économique » pour l’Aquarium : tu veux dire quoi ? Tu ne nous en veux quand même pas si on a choisi de mettre le peu qui nous reste de « marge artistique » (une fois payés les frais fixes) dans la programmation des compagnies ? Mais c’est juste histoire de les accueillir un tant soit peu dignement (déjà qu’elles jouent chez nous à la recette…) ! Du coup, c’est vrai, François n’a plus un euro pour ses propres productions, et il est obligé de revenir chaque fois dans ton bureau pour te solliciter : mais est-ce notre faute si tu ne veux pas aider l’Aquarium à avoir un minimum pour l’artistique ?

    Du coup, François a été « remercié » et devrait nous quitter à la fin de la saison prochaine… Sans autre explication que cette histoire de « modèle économique » ?…
 
    On était content…
    Et là, on ne comprend pas.

    En bons petits soldats du service public, on défend hardiment la jeune création et l’écriture contemporaine (cf notre « émergente » et si prometteuse Aurélie Van Den Daele, associée à l’Aquarium durant trois ans), on offre aux artistes l’espace/temps pour chercher, pour construire (tu as suivi le projet d’exploration du Bois de Vincennes par la si singulière Revue Eclair - projet d’ailleurs prévu en 2017 et qui sera donc avorté si tout doit s’arrêter avant ?) ; on invite quantité de compagnies à jouer, à répéter chez nous ; on invente sans arrêt des projets qui permettent à tous l’accès à la culture, en associant volontairement les plaisirs du spectacle et la pratique au plateau ; on fait le pari d’un théâtre qui questionne, qui fait directement écho à ce qui agite notre société tellement malade d’elle-même, ce qui permet de retisser un peu de cohésion sociale entre les gens, entre les âges, entre les cultures. Et on nous dit stop ?

    Es-tu vraiment content de cela, cher Ministère ? Est-ce vraiment ton souhait de briser net ce projet en plein essor, cet Aquarium renaissant – comme tous ces élus indignes de leurs fonctions républicaines qui cassent tant de théâtres, de festivals au nom de la « crise » et surtout pour servir les pires démagogies ? Est-ce à toi de renier les théâtres de « service public » dont tu devrais au contraire être le protecteur et le promoteur ?

    Et d’ailleurs que souhaites-tu au fond, pour l’avenir de l’Aquarium si ce ne doit plus être un vrai théâtre, comme tu le laisses entendre : une « fabrique » ? Une salle de répétitions ? Est-ce toute la Cartoucherie qui serait aussi visée, à moyen terme ? Et tu crois que cela peut nous réjouir ?

    Et vous, êtes-vous contents de cela, chers spectateurs ?

Le Théâtre de l’Aquarium

Lire les commentaires

Réagir à cet article
Commentaire laissé le 21/10/2015 à 09:57
Bon, non, on n'est pas content !!! Moi, je me rappelle un spectacle vu en 1977 ou 1978, je ne sais plus, qui m'avait marquée. J'étais lycéenne et je voulais être comédienne. C'était ce théâtre que je voulais faire. C'est un lieu symbolique pour des générations de spectateurs, il doit garder sa spécificité. Lieu de création, lieu de culture, lieu d'échanges...J'imagine que cette décision s'inscrit dans un plan général : la déstructuration de La Cartoucherie. Alors, c'est NON, NON et NON, mille fois NON !!! Que François Rancillac continue son projet ! Il faudrait peut-être que ce gouvernement écoute enfin son peuple. De tout cœur avec vous.
Sylvie Martin



Commentaire laissé le 15/09/2015 à 16:13
Je ne comprends pas cette fermeture. et surtout le vrai motif ?
C.Alcover
Votre adresse e-mail
(ne sera pas visible par les utilisateurs)
Commentaire
VÉRIFICATION CONTRE LE SPAM


Votre commentaire sera affiché après validation par le webmaster


© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud