LA LETTRE D'INFORMATION

S'inscrire
Voir les dernières lettres
 

CARTES BLANCHES
TOUS LES ARTICLES IMPRIMER             J'AIME  (218 personnes aiment cet article)
Publié le 23/02/2016.


Jean-Pierre SIMÉON
QUE FAIT-ON ET AU BÉNÉFICE DE QUOI ?
Vos commentaires




Que fait-on et au bénéfice de quoi ?


par Jean-Pierre Siméon


          Il y a certes mille façons de faire du théâtre et si l’on prend en compte la diversité foisonnante de ses manifestations actuelles dans une vue panoramique qui passe les détails, les intentions et les moyens, on peut à bon droit considérer que les affaires ne vont pas si mal, qu’il y a sur nos scènes et hors les murs, de la santé, du dynamisme, de la « créativité » comme on dit. Mais passé le constat objectif de cette effervescence créative qui s’appuie au reste sur des savoir-faire éprouvés, voire virtuoses, des talents multiples et un instrumentarium technique et technologique plus riche que jamais dans l’histoire humaine, restent les questions qui fâchent : que fait-on et au bénéfice de quoi ? Sauf à considérer que tout geste artistique vaut pour lui-même et qu’il vaut dans son aparté ce que vaut la prière du moine cloîtré, une objection symbolique au vacarme du monde, ou que, hypothèse basse, il n’est qu’un cas particulier, plus élégant, de la grande machine à divertir, le théâtre n’a de justification que politique, c’est-à-dire dans sa contribution à l’édification d’une société plus humaine (présupposé humaniste donc, lequel n’a rien à voir avec « l’humanitaire », qui est ici l’habit d’une excuse ou d’un alibi de conscience). On dira que voilà une plate évidence, sauf que, dans un temps où les substrats idéologiques se sont effondrés et sont au reste l’objet d’une récusation de principe parce que suspects justement d’asservir l’art à d’autres exigences que les siennes, souveraines, on a beau ressasser comme un mantra la nécessité politique du théâtre (comment sinon revendiquer un financement public de son travail ?), on se sent peu ou prou affranchi des obligations que cette protestation de foi implique.
 
          Deux conséquences à cette perte de foi inavouée. D’une part, on se satisfait, bien qu’en utilisant les outils de la démocratisation mis en place après guerre par les pionniers du théâtre public et de la décentralisation, d’un entre-soi masqué par le fait qu’un public quantitativement et qualitativement stable fréquente les salles et excusé par des actions hors les murs, mais le plus souvent séparées et déléguées, qui agissent au vrai comme un rituel d’exorcisme. D’autre part, et c’est peut-être plus grave, les créations proposées ne sont plus tributaires de la question : de quel théâtre avons-nous besoin ? mais de cette autre : quel théâtre est possible ?, question légitime certes mais qui, déliée de la première, induit nécessairement, puisque tout est possible, un formalisme hors-sol, une recherche effrénée du pas comme, d’un singulier inouï et invu, et leurs corollaires : maniérisme et snobisme en tout genre. Un geste artistique auto-référencé qui se perd dans l’exégèse de lui-même. Or, dans la surenchère des possibles, il était naturel qu’advinssent les avatars du théâtre non-théâtre ou de l’anti-théâtre, comme il y eut naguère des poètes anti-poètes, pointe extrême de l’audace novatrice. En conséquence de quoi, un théâtre demeurant théâtre dans ses codes et ses intentions passe ipso facto pour du vieux théâtre, obsolète et disqualifié. Ce qui signifie clairement que, pour être de son temps, le théâtre doit disparaître, liquidation que l’inclusion du théâtre dans le spectacle vivant programmait, l’appariant par ailleurs à des formes de pur divertissement qui lui sont foncièrement contraires. Ce qu’entérine ce changement d’appellation (« Les mots ne mentent pas » disait Eluard) ? Le fait que le spectacle (la chose à voir) qui n’était qu’un des éléments constitutifs du théâtre en devient l’essence même et que le théâtre intègre donc la cohorte multiple et indifférenciée des événements spectaculaires dans laquelle il n’a quelque chance de se distinguer que par l’outrance formelle. Et voilà pourquoi votre fille est muette…
   
          Où veux-je donc en venir ? A ceci qui explique mon parti pris d’un théâtre de poésie et ma participation ancienne et déterminée à l’aventure théâtrale de Christian Schiaretti et du TNP. Ceci, qui répond à la question : de quel théâtre avons-nous besoin ici et maintenant ?

          Dans un temps où, en toutes choses, le signifiant concentre tout l’effort et l’intérêt, écrasant et réduisant le signifié (voir l’hypertrophie de la « com »), où le diktat de l’image, du paraître et de l’apparaître n’autorise plus de perception du réel que dans sa surface, en induisant une compréhension hagarde, simplificatrice et au vrai désinvolte, un temps où l’immédiateté, la rapidité et la brièveté commandent toute relation au monde et entre les individus (principe d’accélération généralisée imposé par la logique économique du résultat), où toute complexité, toute nuance dans la langue (y compris celle des élites) sont combattues et éradiquées au nom de l’efficacité, privant les consciences de toute transition symbolique entre elles, la chose et le fait, dans ce temps donc où tout se confond dans le tohu-bohu d’un gigantesque son et lumières, le sens devenu un effet résiduel, la plus radicale objection ne peut être que ce qui en manifeste l’exact contraire, lui opposant les valeurs antagonistes de la lenteur, du silence, du diffèrement du sens, de la profondeur, du détour par le complexe et la nuance, le refus opposé sans compromis à la séduction des apparences et de l’effet formel, bref la poésie, exactement. Un théâtre contaminé par le spectaculaire dominant, bruit, agitation, prolifération et confusion des signes, obsession de l’insolite et du visuel-monstre, ce théâtre, fût-il artiste, s’asservit aux leurres qu’il prétend dénoncer. Le théâtre décidément qu’il nous faut – non pas le copier-coller de l’actuel qui agit comme une tautologie – un théâtre rendu à sa puissance archaïque (« L’archaïsme est notre avenir » disait Lacarrière que cela n’empêchait nullement de vivre au plus près de son temps), est celui qui fait entendre la polyphonie du vivant dans ses élans et ses doutes, ses contradictions infinies, et il ne le peut que dans la langue drue, insolite, non conforme du poème, opaque peu ou prou puisque sa polysémie ralentit la saisie, cette langue qui rend la complexité non pas immédiatement intelligible mais sensible, la manifestant non comme un obstacle mais comme un illimité désirable à investir. C’est déjà beaucoup pour qui, ordinairement opprimé par la tyranie du simple et de l’univoque, seulement l’entend : le gage d’une liberté retrouvée. Encore faut-il, pour que par la langue cette émancipation se fasse, pour que le poème donc agisse, que les autres moyens du théâtre ne fassent pas écran, qu’ils ne lui servent pas d’excuse en dispensant, par des effets divertissants, de l’effort d’écoute qu’il requiert obligatoirement. Mais il n’y a pas d’art sans effort, un effort de sécession d’avec les codes admis, un effort d’arrachement qui est le seuil du plaisir promis, celui donc d’une compréhension neuve et affranchie. Il nous faut, oui, un théâtre utile dont la langue du poème, quels que soient ses avatars, soit le diapason absolu et que sa stratégie scénique soit celle de la ligne claire qui seule permet un accès désencombré et libéré aux mots, aux rythmes, aux métaphores et à leurs résonances : « Regarde avec tes oreilles » disait Shakespeare.

          Je n’ai de cesse de le redire : si le poème est la plus ferme objection à la médiocrité et à la vulgarité ambiantes et si tout un chacun peut par l’écoute faire l’expérience de la liberté insolvable qu’il inaugure, le seul lieu public où il peut se manifester et se déployer légitimement pour tous dans les conditions requises de son écoute, est le théâtre. Or si le théâtre, par lâcheté, fatigue ou calcul, renonce en se soumettant aux codes séducteurs de l’actuel pour paraître dans le coup, à la radicalité du poème dans la langue (je ne  parle pas de l’ersatz du « poétique »), en se livrant par exemple à la « performance », dont la désignation ne renvoie pas pour rien, quoi qu’on en ait , au champ productiviste économique et sportif, il est certes adoubé par le goût du moment mais il perd son sens et sa justification. Il n’est décidément plus qu’un épiphénomène distingué et facultatif dans la grande logorrhée où l’homme d’aujourd’hui s’absente.

Jean-Pierre Siméon  Février 2016

Jean-Pierre Siméon, professeur agrégé de Lettres Modernes, poète, romancier, dramaturge, critique, est l’auteur de nombreux recueils de poésie, d'essais sur la nécessité de la poésie, de romans, de livres pour la jeunesse, de pièces de théâtre, œuvres pour lesquelles il a obtenu de nombreux prix et des plus prestigieux.
 Après avoir enseigné à l'ENSATT de Lyon, il enseigne l’écriture théâtrale à Sciences Politiques à Paris.
 Il a été conseiller à la Mission pour l'Art et la Culture du Ministère de l'Education Nationale.
 Il dirige avec Jean-Marie Barnaud la collection «Grands Fonds» à Cheyne éditeur.
 Producteur à France Culture pour l'émission «Géographie du poème», président du jury du Prix Apollinaire depuis 2014, poète associé au Théâtre National Populaire de Villeurbanne, il est aussi directeur artistique du Printemps des Poètes depuis 2001.

En librarie, actuellement :
La poésie sauvera le monde (éditeur Le Passeur)
Le livre des petits étonnements du sage Tao li fu (édition Cheyne)
La boîte (éditions Les Solitaires Intempestifs)



 

Lire les commentaires

Réagir à cet article
Commentaire laissé le 03/03/2016 à 17:40
« Sauf à considérer que tout geste artistique vaut pour lui-même et qu’il vaut dans son aparté ce que vaut la prière du moine cloîtré, une objection symbolique au vacarme du monde » : je me reconnais pourtant en partie dans cette acception, dans cette considération, dans cette posture hölderlinienne à vouloir « habiter poétiquement le monde »... A rapprocher le geste créateur de l'intériorité monacale, cette dialectique entre révolte intérieure (révolution intérieure, en tant que passage par l'idée de cercle ?), création, et sacré - j'aime beaucoup à ce titre la formule de « protestation de foi », assez emblématique de cette idée. Alors, peut-être, le poème porté sur la scène serait le versant public de cette objection radicale : celui d'habiter l'arène. Bien sûr il y a des rapprochements - le travail de Claude Régy, que vous mentionnez souvent, en est emblématique, dans son rapport dense entre silence, et cœur du monde...
Iconique question de la place de la poésie, du geste créateur, entre le plein cœur de la Cité - et sa fonction sociale - et silence visant à briser l'incessant ballet des images, des slogans, du perpétuel assaillement contemporain ! Je trouve magnifique cette capacité de dire et à redire la place centralement politique de la poésie et du geste théâtral, mais sans le château, la forteresse (le cloître ?) pour se prémunir de ces assauts, faut-il encore que le geste créateur puisse encore se déployer intact...

Je vous rejoins nettement sur l'absence de perception du réel - la disparition du réel - dans le spectacle devenu Spectacle, qui plus est (ce que vous dites très bien dans votre récent livre) quand il se teinte d'ironie, donc d'un rapport au réel faussé, dérisoire, un leurre où tout est faux remplaçant le mentir vrai. Ironie qui d'ailleurs gouverne toute cette époque, c'est frappant en art mais tout autant dans les gestes du quotidien (codes vestimentaires, coutumes...). Le sens s'efface, et le Monde s'efface : par le jeu dialectique paradoxal d’une ère globalisée, où les distances sont abolies, où la communication est immédiate ; où le Monde, dans sa distance, son étrangeté, sa différenciation, ne peut plus exister. Mais qui plus est, son unité ne peut plus être re-trouvée puisqu’elle est remplacée par un simulacre, fait de télécommunications et de moyens de transport rapides, qui remplace le monde et l'abolit d'autant plus...Que vive le désir de cosmisme et de sentir l'unité du monde !
A ce titre, je ne sais pas si la lenteur et le silence sont des passages obligés de la nuance et de la profondeur - j'aime beaucoup tout à la fois l'idée de Cendrars, tout à la vitesse et au monde, tout au vacarme, et tout à la charge poétique... ou Césaire et ses embrasements épileptiques.

« celui qui fait entendre la polyphonie du vivant dans ses élans et ses doutes, ses contradictions infinies, et il ne le peut que dans la langue drue, insolite, non conforme du poème, opaque peu ou prou puisque sa polysémie ralentit la saisie, cette langue qui rend la complexité non pas immédiatement intelligible mais sensible, la manifestant non comme un obstacle mais comme un illimité désirable à investir ».
Merci pour la nécessité criante et brûlante de cette parole ! Et pour le fait d'y remettre, en conclusion, la part de l'homme et de l'humain...
« Ecrire pour dériver de l'homme ancien. Ecrire pour dériver vers l'homme à naître. Rien d'autre. » pour reprendre Lacarrière que vous citez déjà...


Raphaël Joly
Compagnie L'Ire des Volcans



Commentaire laissé le 29/02/2016 à 11:49
Magnifique chronique qui remet bien l'église au milieu du village ou le théâtre en face de l'église, car un certain théâtre se voulant tellement contemporain qu'il est parfois dépassé à sa propre naissance, se comporte souvent comme une église ...
Philippe Mougel



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 21:17
Très bel article et magnifique conclusion, merci Jean-Pierre, cette relation théâtre-Poésie que tu exposes si bien m'a rappelé 2 vers d'Yves Bonnefoy :
« Ô Poésie je sais qu'on te méprise et te dénie
Qu'on t'estime un théâtre voire un mensonge... »

Simon Férandou



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 21:11
Magnifique !
Net, clair et juste, formidable
Mille mercis
Adeline Baldacchino
Écrivain




Commentaire laissé le 27/02/2016 à 21:06
Voilà que le problème est posé, et bien posé !
Je vais le diffuser à qui de droit autour de moi.

Abrazos
Luis Rigou, musicien argentin...




Commentaire laissé le 27/02/2016 à 21:04
Merveilleux texte qui mériterait un vrai prolongement-manifeste...
Amitiés
Jean-Yves Clément
ÉditIons Le Passeur




Commentaire laissé le 27/02/2016 à 21:00
Tu ne peux savoir à quel point le texte que je viens de lire me réjouit.
Je réalise depuis de longs mois que l'origine de mon désir d'être en scène a toujours été la poésie.
Aujourd'hui nous redevenons des artistes fidèles!
Christophe Maltot




Commentaire laissé le 27/02/2016 à 19:36
Superbe texte ! Notre société est celle de l’esbroufe, et la « performance » en est une des manifestations….à la mesure de l’énergie dépensée par le « performer » plutôt, sans donner le temps aux mots, au silence, à la poésie de pénétrer les cœurs et les intelligences. Cinq siècles après, le conseil de Shakespeare est à rappeler sans cesse. Autre temps, autres mœurs. Mais une constante : la nature humaine, qu’une étincelle enflamme et éteint tout à la fois.
Bien amicalement.
Guy Rouquet
Directeur Atelier Imaginaire



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 19:11
Merci Jean-Pierre pour ce texte salutaire et nécessaire.
Un état des lieux symptomatique aussi de l'état de la société.

Amitiés.
Geoffroy de Villepin



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 19:07
Merci Jean-Pierre, merci au militant-poète et homme de théâtre que tu es !
Amitiés,
Bernard Djaoui et René Loyon



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:58
Ma-gni-fi-que ! Quelle prose, quelle langue aussi ! Là, le signifié est magnifié par le signifiant…
Oui, c’est un juste prolongement de ton merveilleux « La poésie sauvera le monde ». Un second manifeste. Pas tant sur le théâtre seulement, mais sur la juste posture dans la vie, sur « un certain regard » en action posé sur le monde et sa propre vie.
Christophe Rémond
édition Le Passeur



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:52
Que tes mots, une nouvelle fois, confirme mon sentiment, ajoute à ma volonté incessante de faire le mot, le poème, l'humain.
MERCI, et c'est pas gratuit, pour ce texte que je m'empresse de publier.
Avec ma fidèle amitié,
Ludovic Michel
Théâtre des Déchargeurs



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:47
Ce texte est une lumière.
Au delà d'exprimer ce que je ressens, tes mots une fois de plus me ressourcent et consolident mon état d'esprit. C'est tellement important pour rester ancrée au bon endroit. Rester dans le sillon et l'approfondir, sachant que tout est fait pour nous déraciner...
Je crois que notre réel devoir, à nous les théâtreux, c'est justement de réussir à rester proche de ce terreau que tu décris, et ce texte agit comme une sorte de messe, au milieu du vacarme.
Alors merci pour cette très belle messe,

Charlotte Adrien



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:40
Carte Blanche à …Précise, subtile dans les analyses des faiblesses et actuels avatars de la « société du spectacle » - comme disaient les situ.- mais aussi et surtout positivement, quand tu éclaires la valeur de la parole poétique, et l'urgence que cela signifie de nos jours...
Merci.
Avec mon amitié, heureuse d'être admirative,
Annie Salager



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:35
Merci pour votre lucidité, votre combativité et votre passion.
Que vous soyez entendu par tous ceux qui n'écoutent pas les seules sirènes médiatiques et qui plongent corps et âme dans l'exigence des textes de théâtre et de poésie !
Maud RAYER



Commentaire laissé le 27/02/2016 à 18:28
Je lis, sous votre plume si pleine de talent et de grâce, les mots qu’il faut dire et que je n‘ai pas la chance de savoir formuler.
Je crains, l’époque aidant, que nous n’appartenions à une même famille : les cousins de Don Quijote.

Raoul Pastor
Directeur du Théâtre des Amis Genève




Commentaire laissé le 26/02/2016 à 12:35
La culture dans son ensemble, et pas seulement le théâtre, s'expose depuis longtemps au risque d'être confisquée en partie - en trop grande partie - par d'habiles (trop habiles et pas assez déchirés ou déchirants) communicants. Pris entre les stratégies purement commerciales et les effets d'aubaine de la manne publique, les arts et la culture sont souvent détournés, c'est patent, par d'habiles stratèges danseurs de corde théoriciens et fins politiques, générant une sorte de caste de néo-possédants de l'intelligence et de la créativité. Ou comment de bonnes initiatives, comme l'action culturelle publique, insuffisamment encadrées, mal évaluées, peuvent être presque totalement confisquées, au vu et au su du plus grand nombre, trop intimidé pour réagir...
Le propos de Jean-Pierre Siméon pourrait tout aussi bien (et peut-être plus encore) s'appliquer aux arts plastiques, avec l'obscène présence de certains centres d'art financés par l'argent public et totalement dévolus à un entre-soi manipulateur...qui n'oublie toutefois pas de se connecter à l'extérieur en direction du... marché de l'art, vaste entreprise tout aussi manipulatoire et bulle promise à un éclatement pathétique!
En temps de crise, nous avons plus que jamais besoin des écrivains et des artistes, piliers centraux du «Nous», portés par une vraie, profonde, nécessité intérieure, et pas par des plans de carrière...

Marie Hélène Fraïssé
Journaliste, écrivain



Commentaire laissé le 25/02/2016 à 10:07
Coucou Martine,

Tes cartes blanches et les personnalités choisies sont vraiment formidables !! D'horizons différents et pourtant le théâtre... la création les réunit.

Je voulais te rendre un petit hommage.
Tu devrais songer à réunir toutes ces cartes blanches dans un livre !!... mais peut-être as-tu eu déjà l'idée....
Sophie Fontaine
Votre adresse e-mail
(ne sera pas visible par les utilisateurs)
Commentaire
VÉRIFICATION CONTRE LE SPAM


Votre commentaire sera affiché après validation par le webmaster


© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud