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Publié le 02/03/2017.


Le 24 mars, TUMULTE NOIR au Musée national de l'histoire de l'immigration
Dans le cadre du « Grand Festival » - semaine contre le racisme et l'antisémitisme, reprise de ce spectacle LABEL créé au Hall de la chanson
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Le vendredi 24 mars 2017 à 21h
le Hall de la chanson reprend
Le Tumulte noir - Joséphine Baker
Conférence-spectacle chantée de
Jade Herbulot
avec
Grégoire Letouvet, pianiste-arrangeur

Musée national de l'histoire de l'immigration - Palais de Porte Dorée

dans le cadre du
"Grand Festival",
une semaine d'actions et d'éducation contre le racisme et l'antisémitisme.

Jade Herbulot donne ici un tour de chant dont on ne sait bien vite plus s'il s'agit d'une conférence ou d'un spectacle, tellement cela rivalise d'esprit et de charme afin de faire revivre Joséphine Baker, cette artiste aussi singulière et pionnière dans l'art de la Revue que combattante contre tous les racismes et le fascisme hitlérien.

Joséphine Baker débarque à Paris en 1925, elle est l’une des danseuses du très ordonné corps de ballet de la Revue Nègre. Mais à l’avant-première, le tout-Paris s’émeut de ce spectacle réglé, si peu conforme aux représentations que les Parisiens ont des « noirs ». Alors Joséphine Baker se laisse convaincre d’apparaître nue (avec juste quelques plumes : la célèbre ceinture de bananes ne sera conçue qu’en 1926) dans un duo dansé tranchant sur le reste du spectacle : la danse sauvage, plus en accord avec les préjugés coloniaux et raciaux français (en 1931 aura lieu la dernière Exposition Coloniale…).

L’avant-garde artistique comme le grand public s’enflamme pour Joséphine Baker, qui devient en quelques mois la coqueluche de Paris. Devenue citoyenne française par son mariage en 1937, elle s’engage dans la Résistance et la France Libre – à ce titre, elle fit partie, en 2015, des candidates au Panthéon.

Extrait du texte de Yann Apperry 
Auteur en résidence au Hall de la chanson en 2015

[…] sur le plateau sombre, Jade Herbulot invoque Josephine Baker – Banda, Pain, Gagnin Loa, Gran Maitre, Massissi, Wanga, Ogoun, Erzulie – grâce à une litanie vaudou, apocryphe bien sûr, tout comme était créée de toutes pièces l’authenticité sauvage, sexuellement débridée de la danseuse au chapelet de bananes, un fantasme, oui, pour remplir les caisses du théâtre des Champs-Elysées, mais une image aussitôt récupérée, affirmée par son interprète, et retournée en arme de guerre. Et voilà que flottent, sous les cintres, les premières plumes d’autruche, immatérielles, et qu’une coupe noire, à la garçonne, fait comme une entaille dans l’espace ; elle paraît, et son incantatrice l’interroge, mais on ne sait plus, tout de suite, qui parle et qui répond, et qui se tait, et qui chante. Ce que l’on pressent, c’est qu’il est encore question de bestialité et de bêtes : on veut faire de moi un animal, qu’à cela ne tienne ! Et la métisse de Saint Louis, métisse d’origines, métisses en ses amours, à moins que déjà ce ne soit Jade Herbulot, attrape le taureau blanc et cousu d’or par les cornes.


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