LA LETTRE D'INFORMATION

S'inscrire
Voir les dernières lettres
 

CNSAD / JTN
TOUS LES ARTICLES IMPRIMER             J'AIME  (26 personnes aiment cet article)
Publié le 06/04/2017.


LA COLLINE vous invite à découvrir
LOURDES, spectacle écrit et mis en scène par Paul Toucang, interprété par ses camarades de la Promo 2016 et soutenu par Wajdi Mouawad
Vos commentaires
Du 19 avril au 13 mai 2017
La Colline
Lourdes
texte et mise en scène
Paul Toucang

Avec
Alice Berger, Julie Julien, Maxime Le Gac‑Olanié, Raphaël Naasz, Camille Plocki, Grace Seri, Paul Toucang, Marie Zabukovec

Pour la première fois, La Colline programme du 19 avril au 13 mai prochain le premier spectacle du jeune auteur et metteur en scène Paul Toucang. Wajdi Mouawad, directeur de La Colline, s'engage à soutenir dans son projet artistique, la jeune création contemporaine.
Après avoir présenté une maquette de sortie d'école au CNSAD en septembre dernier, Paul Toucang et sa promotion travaillent depuis plusieurs mois en résidence à La Colline, avec la complicité de Wajdi Mouawad et Charlotte Farcet, dramaturge; à la création du spectacle, Lourdes.

Découvrez ce spectacle au tarif préférentiel de 11 € la place
réservations auprès de Quentin Robert
q.robert@colline.fr
ou 01 44 62 52 27


Naître au monde par Wajdi Mouawad
Naître au monde à travers sa propre écriture est un moment unique pour tout auteur. Qu’importe l’époque, qu’importe le génie. Sophocle autant que Beckett que Tchekhov que les auteurs aujourd’hui disparus des mémoires, ont tous tremblé au soir de leur première première. (…) Si un théâtre national, voué aux écritures contemporaines, est là pour donner accès aux grands artistes d’aujourd’hui, il est alors pensable d’imaginer qu’à cette table à laquelle sont conviés auteurs et metteurs en scènes aux démarches engagées déjà depuis plusieurs années, il est beau, aussi, de convier celui qui va pour la première fois faire entendre ses mots, et faire voir son monde. Il est beau de se risquer auprès d’un auteur, auteur pour la première fois, sans que cela ne soit mis dans un contexte tel un festival des premiers spectacles ou autres, qui, tout en protégeant, pourrait aussi avoir le déf aut de biaiser le regard. Paul Toucang écrit à sa manière. Une manière qui laisse entrevoir une étrangeté, une originalité défaite de tabous mais habitée d’un désir d’élévation. Comme un témoignage d’une génération amputée de ses pères, amputée de ses cadres, laissée à elle-même, une génération tenue violemment prisonnière dans l’enfance, qui n’a appris qu’à jouer, elle doit, tout à coup, faire avec le sang de ses rêves et de ses espoirs répandu en flaque. C’est une écriture qui n’est pas même d’aujourd’hui, mais qui montre, malgré elle, la défaillance de demain, du moins le désenchantement ironique d’une jeunesse à qui il ne faut plus raconter d’histoires et qui ne peut plus supporter d’être écrasée par la puanteur des dogmes et les révolutions manquées de ses parents.


Lire les commentaires

Réagir à cet article
Votre adresse e-mail
(ne sera pas visible par les utilisateurs)
Commentaire
VÉRIFICATION CONTRE LE SPAM


Votre commentaire sera affiché après validation par le webmaster


© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud