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Publié le 26/11/2018.


ALICE OU LE CHOIX DES ARMES de Stéphanie Chaillou 5 au 8 décembre
Olivier Martinaud et Sarah-Jane Sauvegrain Scène Thélème Détaxes 12€ pour adhérents RDC Réservation 0177376099
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 ALICE OU LE CHOIX DES ARMES de 
 

 par OLIVIER MARTINAUD et SARAH-JANE SAUVEGRAIN – 

 
 
Alice ou le choix des armes de Stéphanie Chaillou, Alma éditeur, 2016
Texte et adaptation : Stéphanie Chaillou
Lecture : Olivier Martinaud et Sarah-Jane Sauvegrain
Du 5 au 8 décembre 2018 à 19h (du mercredi au samedi)

Dernière pièce de Stéphanie Chaillou, «  Alice ou le choix des armes »  est le récit d'une enquête pour meurtre où la question de la violence au travail se mêle à l'évocation d'un théâtre intérieur : le théâtre d'Alice. Les personnages du récit - François Kerrelec, Alice Delcourt et Samuel Tison - côtoient les figures à la fois réelles et fantasmées qui peuplent le théâtre d'Alice : « une équipée brutale aux regards fuyants. Des culs de singes qui crient. Des grenouilles. L'odeur brûlée des sauterelles. » Il est question de proies, de peurs, d'humiliations, question de révolte aussi, de refus, d'émancipation. Avec en filigrane, cette interrogation lancinante : Alice, qu'a-t-elle fait ? Samuel Tison, est-elle allée jusqu'à le tuer ? 

EXTRAITS

"Quand j'interroge Alice Delcourt, le premier jour, elle me dit qu'elle ne sait pas vraiment comment ça a commencé. Par quoi. Si c'est un agacement particulier qui s'est produit soudain et qui a tout déclenché. Ou autre chose. Une décision qu'il a prise. Une décision qu'il a murie dans son cerveau et qu'il a mise en œuvre ensuite. Comme un plan. Pas quinquennal. Ça n'allait pas prendre autant de temps, me dit-elle. Mais un plan tout de même. Une planification. La décision de se passer d'elle. De lui signifier que désormais il allait se passer d'elle. Et qu'elle n'avait plus qu'une chose à faire. Qu'elle n'était plus bonne à faire qu'une seule chose. Disparaître. Elle ne sait pas s'il a formé une pensée aussi nette dans son cerveau. Une pensée aussi claire, aussi distincte, identifiable. Mais peu importe, me dit-elle. Peu importe qu'il l'ait pensé ou pas. Parce que c'est ce qu'il a fait. Il l'a fait. Et il n'avait pas l'air d'improviser. Tout cela semblait bien réglé. Très bien réglé même. Une mécanique bien huilée. Avec le crescendo qu'il fallait dans les symboles, dans l'écœurement, le découragement. Un oubli tout d'abord, vite excusé, balayé. Puis un autre. Et encore un autre. Jusqu'au moment où il est devenu clair qu'il ne s'agissait pas d'oublis. Mais d'autre chose."



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