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FORMATION / STAGES
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Publié le 13/09/2019.


Sur le fil du texte : l’art de l’acteur, le jeu
Stage dirigé par Georges Bigot Du 2 au 20 décembre 2019 Horaires : lundi – mardi – mercredi de 10h30 -18h00 avec une heure et demi de pause; jeudi et vendredi 12h30-19h30 avec une heure de pause. Stage conventionné AFDAS
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- Intentions pédagogiques


Traduire en corps le texte nécessite de la pratique. Et quelque chose de cette expérience peut se transmettre. Telle est mon intention.

Qu’est-ce qu’un personnage ? Quel est le chemin qui mène l’acteur ou l’actrice au personnage ?

Nous devons sans cesse nous reposer ces questions.

Comment d’autre part, faire résonner les écritures par la transposition du jeu, dans une relation avec les spectateurs, et qu’il y ait un quatrième mur ou non.

Pour tenter d’y répondre, nous mettrons en regard l’écriture de William Shakespeare et celle d’Hélène Cixous. Notre but est de répondre aux problématiques posés aux acteurs quand ils abordent un texte contemporain ou non, pour leur éviter trois écueils fréquents, celui de se réfugier dans les mots, celui de se cantonner dans une extériorisation purement formelle, ou encore celui de s’installer dans le confort peu exigeant de la convention.

La vision et l’action

Les grands textes exigent de l’acteur un dépassement de soi : il doit être visionnaire. Que ce soit dans les actes les plus intimes, ou les actes les plus grandioses ou sublimes, il s’agit toujours sur scène de passer par le chas d’une aiguille : accomplir dans ses moindres détails, des actions apparemment aussi simples que prendre le couteau, se laver les mains, décider de se poser sur le sol pour ne plus bouger, tout cela doit rester très concret, pour transposer par le geste et la parole les pulsions et passions intérieures qui animent le personnage en cet instant précis le poussant ainsi à agir. Se heurter par exemple aux murs de la prison, pour « trouer les flancs de ce monde granitique », et « n’y parvenant pas, crever de vanité » et ainsi livrer des réflexions sur la vie, la mort, son règne, l’injustice du destin…

Un théâtre qui se conjugue au verbe être


Etre plutôt que faire ou paraître : pour créer l’acteur a besoin dans la confiance d’ouvrir les portes de son jardin secret, de puiser dans son intimité, conscient ou inconscient. Nous ferons en sorte de créer ce climat d’écoute et de respect des différences de chacune et chacun, qui nous permettra ensemble d’accepter nos peurs, nos erreurs, pour oser s’aventurer. Car pour trouver il nous faudra vraiment accepter de se tromper, et ce n’est pas toujours facile! Il s’agira aussi de développer en soi cette faculté de porosité qui permet de recevoir et d’interagir. Ne pas résister à l’autre, à l’imprévu, mais l’accueillir pour faire feu de tout bois, c’est à dire se placer au bon endroit, se centrer, juste au présent, pour le plaisir de jouer ensemble.


Passeur de jeu et d’imagination

Il lui faut être en état de jeu, pour être voyant, pour matérialiser ce qui est abstrait et, traduire les passions et les pulsions humaines. Pour cela nous mobiliserons les muscles du corps, de la voix et surtout la faculté d’imagination propre à chacun. Traduire l’écriture par le jeu pour que le public puisse lui-même se projeter et se reconnaître y compris dans le personnage le plus sordide, bête et salaud. Prendre à bras le corps, et à cœur, les enjeux en les exacerbant par des états intérieurs forts pour transposer toute cette humanité qu’il faut savoir chercher dans des personnages comme Macbeth, et peut-être parvenir à susciter quelque catharsis.



Textes proposés :

Nous mettrons en regard l’écriture de William Shakespeare et celle d’Hélène Cixous.

Nous travaillerons donc des scènes de :
– Voile Noire Voile Blanche, pièce inédite d’Hélène Cixous
– Macbeth de William Shakespeare
– La scène des adieux entre la Reine et le Roi et celle de ’assassinat du Roi dans Richard II de William Shakespeare.
– La scène du cauchemar de Clarence dans Richard III de William Shakespeare Après un temps de lecture des scènes, suivra un temps d’échanges entre les acteurs. Par petits groupes cooptés au préalable pour les besoins de la scène, ils se mettront d’accord sur une proposition de travail, une vision de la scène. Ils leur sera accordé un temps nécessaire à la préparation de la scène avec les moyens du bord : costumes, maquillages, accessoires, musiques etc… Le travail sur scène pourra se pratiquer soit avec le texte à la main, soit avec le texte mémorisé, à condition de ne rien avoir fixé au préalable, de sorte à rester entièrement disponible aux propositions de jeu qui naîtront du plateau dans l’échange avec les partenaires et le public.

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