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Publié le 07/11/2019.


RAVENSBRÜCK 1943 DEUX FEMMES...LÀ-BAS écrit et mise en scène par PATRICK ANTOINE
DU 3 AU 14 DÉCEMBRE AU THÉÂTRE DES DÉCHARGEURS Du Mardi au Samedi à 19 heures Tarif adhérents 12 euros avec le code RDC et 10 euros pour les moins de 26 ans De 1939 à 1945, 132 0000 femmes sont détenues dans le camp de Ravensbrück, à 80 km de Berlin. Elles sont Polonaises, Juives, Françaises et Tziganes et font l’objet de sévices permanents. Dans cet enfer, deux femmes, différentes en tout ce qu’on peut être, se sont rapprochées dans l’impensable. Entre elles, rien ne s’est produit que l’on puisse décrire. Au milieu du désespoir, une métamorphose ou l’instant de survie les pousseront pourtant l’une vers l’autre.
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RAVENSBRÜCK 1943 DEUX FEMMES...LÀ-BAS
 
RAVENSBRÜCK 1943
DEUX FEMMES...LÀ-BAS

écrit et mise en scène par PATRICK ANTOINE 


De 1939 à 1945, 132 0000 femmes sont détenues dans le camp de Ravensbrück, à 80 km de Berlin. Elles sont Polonaises, Juives, Françaises et Tziganes et font l’objet de sévices permanents.
Battues, astreintes à un travail harassant, peu d’entre elles survivront et 90 000 furent assassinées. Pourtant dans cet enfer, deux femmes, différentes en tout ce qu’on peut être, se sont rapprochées dans l’impensable.
Entre elles, rien ne s’est produit que l’on puisse décrire.
Au milieu du désespoir, une métamorphose
ou l’instant de survie les pousseront pourtant
l’une vers l’autre.

 

À PROPOS DE LA PIÈCE

Voir se répandre des idées politiques intolérables. Revoir la discrimination raciale réapparaître,m’a incité à écrire une cinquième pièce destinée à remettre en mémoire cette tragique époque.

De 1939 à 1945, 132 0000 femmes sont détenues dans le camp de Ravensbrück, à 80km de Berlin. Elles sont Polonaises, Juives, Françaises et Tziganes et font l’objet de sévices permanents. Battues, astreintes à un travail harassant, peu d’entre elles survivront et 90 000 furent assassinées. Pourtant dans cet enfer, deux femmes, di érentes en tout ce qu’on peut être, se sont rapprochées dans l’impensable. Entre elles, rien ne s’est produit que l’on puisse décrire. Au milieu du désespoir, une métamorphose ou l’instinct de survie les pousseront pourtant l’une vers l’autre.

À PROPOS DE MISE EN SCÈNE

Pour un auteur,
Tout commence par amener son lecteur à reconnaître la vérité d’une proposition ou d’un fait. Il se sert
De mots prononcés,
De phrases interrompues par des pauses
(involontairement ou sciement)
Et parfois même par le silence.

Ces « gestes-signes »
Révèlent un état psychologique particulier.
Ils permettent d’exprimer des opinions singulières, Des alternatives,
Ou simplement de viser à exécuter quelque chose.

Dans les œuvres dramatiques,
Cette méthode analytique « le savoir-faire » (Aristote)
Peut utilement guider vers l’observation de sentiments variés
Que partagent les personnages,
« pour faire revivre ou renouveler en vous tout un autre monde » (Hugo)

Après plus de quatre-vingts ans,
La formation du comédien a bien vieilli. De l’art de représenter,
Nous sommes passés
Aujourd’hui
A la technique moderne du « Moi-je ».

Et pourtant, il y a tant de personnes à raconter. Notamment l’intelligence féminine
Qui a contribué depuis toujours
A créer une source vive d’humanité.

Alors gageure ?

Patrick Antoine

Extrait de Passé Simple
Récit autobiographique de Patrick Antoine

Le 22 juin 1941, à 5 heures du matin, les armées nazies déferlent sur l’URSS. Ce même jour, de bonne heure le matin, un train quitte la gare de l’Est.
Je suis dedans. Dans trois jours, je vais avoir 13 ans.
Nous étions quatre-vingts. Nous avions entre treize et quinze ans.

Nous n’étions pas Juifs. Si nous l’avions été... Malheur à nous !
Ils nous ont « envoyés » à Leipzig, en Allemagne orientale. (...)
Fils d’un terroriste arrêté, avec six autres camarades dans le même cas, nous étions condamnés à travailler le fer – apprentis ajusteurs –
à l’usine Junker qui produisait quarante pour cent de l’aviation allemande. Nous étions encadrés par la Hitlerjugend. (...)

Le camp me revient en mémoire, souvent. Certains détails en particulier... Près du poste des feldgendarmen, une pancarte indique « Markleberg ». Face au portail en treillage barbelé, un alignement de baraquements aux fenêtres peintes en blanc et agrémentées de pots de fleurs.

Leurs dispositions en forme de U encadrent une appel-platz cimentée où nous sommes rassemblés « Zu fûnft » le matin et le soir
pour l’appel de nos noms et par tous les temps.
À gauche, un grand bâtiment en briques rouges

abrite l’administration, un cabinet médical,
les chambres des sous-o iciers et un vaste hall
où sont alignés, au centimètre près, des bancs de bois devant un écran.
Un soir par semaine nous sommes obligés d’assister à une projection
des actualités de la UFA glori ant les victoires militaires
sur terre, sur mer et dans le ciel, ponctuées pas les harangues
du docteur Gœbbels, ministre de la propagande.
Contre un mur, le portrait du Führer peint en couleur, debout et imposant,
à côté d’un petit cadre avec le visage de Pétain.
Sur un autre mur, une oriflamme avec la croix gammée.
Dehors, deux miradors, hauts perchés, prennent l’enceinte en en lade.
Une inscription annonce « Torsperre » (portes barrées).
Devant tous les soldats du camp, nous entrons au pas cadencé, en chantant « Maréchal nous voilà... » QUELLE HONTE !

À l’intérieur des dortoirs, une cinquantaine de châlits superposés, séparés d’un mètre, constitue le seul aménagement, à l’exception dans l’allée centrale,d’un poêle à charbon.
Après nous avoir distribué une paillasse, une couverture, un gobelet en fer, une cuillère en bois (la « miska ») et une assiette à soupe en métal, chacun reçut un uniforme, type celui des « chantiers de jeunesse » de Vichy, avec un ceinturon et son baudrier.

Les rations de nourriture ne varient jamais. Au lever du jour : Un quart d’ersatz de café. Pour 24 heures : 100 grammes de miettes de pain (dans un petit sac de papier kraft, à manger à la cuillère). Deux fois dans la journée : Trois louches de soupe aux choux avec une pomme de terre. Une fois par semaine : Une choucroute avec deux saucisses ou une platée de haricots. Un vrai morceau de pain (75 g). Par jour : Cinq pilules vitaminées. De l’eau à volonté.

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Parcours

PATRICK ANTOINE / AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE

Patrick Antoine fut auditeur dans le cours de Lee Strasberg, à l’Actor’s Studio à New York, aux côtés de Roy Steiger ou Marlon Brando. Méticuleux, curieux, il a beaucoup travaillé sur l’œuvre du neveu d’Anton Tchekhov, Michaïl et passé 14 mois à l’Institut des Sciences Humaines de Moscou sous la direction de Vladimir Erchov. De ses apprentissages successifs, il est devenu directeur de théâtre (Théâtre de la France d’Outre-mer puis du Théâtre Mobile entre 1968 et 1971), puis coproducteur à la Société Française de Production avec Jean- Charles Édeline et a créé et dirigé Film-Théâtre International en association avec American Film Theatre.

Il est scénariste et réalisateur de nombreux films dont Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov (1973), L’Issue de Franz Kafka (1985) ou La Course avec la mort d’Erwin Cate dont il écrit le scénario (1988).

Au théâtre, il met en scène notamment Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt (Les Déchargeurs, 2017),Marie Stuart de Friedrich von Schiller, Hercule et les écuries d’Augias de Friedrich Dürrenmatt, Parle-moi comme la pluie de Tenessee Williams (Lausanne), Vu du pont d’Arthur Miller (Genève) et crée la version fran- çaise de Zoo Story (Lausanne).

En tant qu’auteur, il écrit pour le théâtre les pièces La Maison des sœurs Brontë (Editions La Bruyère, 2016) ou Marie Duplessis, inspiré de La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils (Editions La Bruyère, 2018).

Il écrit également Passé simple, récit autobiographique (Editions La Bruyère, 2016).

MAÏ DAVID / INTERPRÈTE

Maï David est formée par Jean-Claude Cotillard (ESAD, Paris) et par Catherine Hiegel, Dominique Valadié, Denis Podalydès ou Alexandre Del Perrugia (Conservatoire national supérieur d’Art dramatique, Paris). Ega- lement musicienne elle possède un diplôme de din d’études de clarinette.

Au théâtre elle travaille, entre autres, avec Michel Vinaver qui la met en scène dans ses textes Iphigenie hô- tel (Théâtre Nanterre Amandiers) ou A la renverse (Théâtre Artistic Athévains), Philippe Adrien dans Yvonne, princess de Bourgogne de Witold Gombrowicz, Lukas Hemleb dans La Lamentable Tragédie de Titus An- dronicus de William Shakepeare (Théâtre de Genevilliers), ou Eva Doumbia dans son texte Fêlées (Carreau du temple). Elle travaille également avec Christian Colin, Anne Torrès, Cécile Rist ou Vincent Macaigne.

Au cinéma, elle a été dirigée par Patrice Chereau dans Gabrielle, Philippe Garrel dans Les Amants réguliers, Jean-Paul Civeyrac dans Le Doux amour des hommes ou Frédéric Schoendoerffer dans Scènes de Crime.

INGA KOLLER / INTERPRÈTE

Après des études de philosophie des sciences du théâtre, film et media (Université de Vienne), Inga s’installe à Paris en 2012 pour rejoindre la classe libre du Cours Florent, puis le Conservatoire national supérieur d’Art dramatique où elle travaille notamment avec Nada Strancar. Elle complète sa formation avec plusieurs stages sous la direction de Jack Waltzer à Londres et à Paris.

Au théâtre, elle joue dans une adaptation de Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce, mise en scène de Jean- Luc Garnier (Théâtre de la Tempête, Paris, 2014). En 2014 elle joue dans une coopération entre le Théâtre de l’Odéon (Paris) et le théâtre national de Sibiu (Roumanie) dans une mise en scène de Vlad Massaci. La même année, elle est envoyé par l’Institut Goethe à Berlin pour faire partie du festival de Théâtre (Theatertreffen). En 2015 elle crée sa propre compagnie de Théâtre, Bal des Ifs, pour laquelle elle sera productrice et comé- dienne dans de nombreuses pièces de théâtre et courts-métrages, pendant 4 ans, présentés au Théâtre Clavel. En 2018 et 2019, elle part en Inde pour se consacrer à la musique ou elle produit les premiers chansons pour sa performance prévue pour 2020. Elle joue également sous la direction de Philippe Duclos, Le collectif les Possédées ou Raouf Rais.

D’origine allemande, elle joue en 3 langues : français, anglais et allemand. Parallèlement à cela, Inga chante, joue du piano et se passionne pour le yoga qu’elle enseigne.

GRÉGORY ANTOINE / INTERPRÈTE

Après une formation de comédie, de chant et de danse, il fait ses premiers pas de comédien au théâtre avant de rencontrer Alain Marcel dont il devient l’assistant mise en scène sur de nombreux spectacles mu- sicaux, dont My fair lady, La Vie parisienne, Don Pasquale (Opéra-Comique), La Cage aux folles (Théâtre Mogador), Le Paris d’Aziz et Mamadou (Amphithéâtre de l’Opéra Bastille), L’Opéra de Sarah (Théâtre de l’Œuvre, Molière 2009 du spectacle musical), Encore un tour de pédalos (Théâtre du Rond-Point puis repris au Théâtre Marigny).

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Il collabore par ailleurs avec de nombreux metteurs en scène, dont Roger Louret pour La java des mémoires, (Folies-Bergère); Philippe Ogouz pour La Rafle du Vel’ d’Hiv’ et Une petite lle privilégiée avec Mireille Per- rier ; Guy Louret pour Entrez ! Entrez ! (Théâtre Tristan Bernard) et Ubu Roi ; Didier Caron pour On tire bien sur les lapins (Théâtre Fontaine puis Trévise).

Il rencontre Kader Belarbi, danseur étoile et chorégraphe, et collabore avec lui à la création de ballets, spectacles ou évènements dont la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de rugby (Stade de France, 2007), La bayadère (Orangerie du Château de Versailles).

Au niveau international, il conçoit et met en scène de nombreux spectacles ou événements en Europe et au Moyen-Orient. En 2017, il signe la mise en scène d’Hit-Parade (Palais des Congrès et tournée) où pour la première fois, 4 stars holographiques (Claude François, Dalida, Mike Brant et Sacha Distel) sont entourées d’une troupe live de comédiens, danseurs et musiciens.

Autour du spectacle...

En lien avec Ravensbrück 1943, découvrez à La Reine Blanche (Paris 18ème) le spectacle Berlin 33 d’après le roman Histoire d’un allemand de Sebastian Ha ner du 19 novembre au 28 décembre
En 1938, Sebastian Ha ner attend encore de l’Europe une prise de conscience face à la menace nazie.

S’il a bien compris que la guerre était inéluctable, il fait le choix de témoigner, espérant un sursaut des démocraties qui pourrait épargner au monde « quelques années de guerre ». 

 

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