LA LETTRE D'INFORMATION

S'inscrire
Voir les dernières lettres
 

PROFIL DE ...
RETOUR IMPRIMER      
 





Dans "Rocco et ses frères" de Luchino Visconti. 1960.





Dans "Madame Marguerite"

Avec Isabelle Huppert et Benoît Magimel dans "La Pianiste" de Michael Haneke







précédente
10 photos
suivante


Née le 25 octobre 1931 à Paris.
Décédée le 28 février 2011 à Paris
1er prix de comédie classique et moderne au concours de sortie en 1954


Réagir à ce profil


Elève de l'Ecole de la rue Blanche dès 1949, Annie Girardot fait, parallèlement, des apparitions, le soir, dans des cabarets (La Rose Rouge, à Montmartre, sous le nom d'Annie Girard, ou au Lapin agile...) et participe à des revues telles Dugudu avec la troupe de Robert Dhéry.
En Juillet 1954, elle sort du Conservatoire avec deux prix et est engagée peu après à la Comédie Française. Son interprétation de La Machine à écrire, en 1956, aux cotés de Robert Hirsch est particulièrement remarquée par Jean Cocteau qui voit en elle "le plus beau tempérament tempérament dramatique de l'après-guerre".


Annie Girardot et la Comédie Française. Interview de France Roche pour "Tête d'affiche" (26/4/1969)



Ses premières apparitions au cinéma sont moins éclatantes, dans des films sans ambitions, mais elle tient remarquablement tête à Jean Gabin dans deux bonnes séries noires : Le Rouge est mis et Maigret tend un piège. Elle démissionne finalement du Français à contrecoeur pour se consacrer entièrement au cinéma. Mais, sur les planches, elle sera encore dirigée par Luchino Visconti pour Deux sur la balançoire aux cotés de Jean Marais, tente l'aventure (malheureuse) de spectacles musicaux Le Jour de la tortue ou Revue et corrigée conçu et mis en scène par Bob Decout sur des musiques de Catherine Lara. Elle connait un triomphe, en 1974, avec Madame Marguerite qui devint son rôle fétiche et préféré, qu'elle reprend régulièrement jusqu'en 2002. Autres notables apparitions sur scène dans L'Avare-1986- aux cotés de Michel Serrault et mis en scène par Roger Planchon; Première jeunesse -1987- de Christian Giudicelliaux côtés de Odette Joyeux; Le roi se meurt -1988- de Ionesco mis en scène par René Dupuis aux côtés de Daniel Ivernel, Heldenplatz -1991- de Thomas Bernhard mis en scène par Jorge Lavelli...

Annie Girardot a très vite été absorbée par le cinéma. De nombreux metteurs en scène la sollicitent en effet dès les années soixante de Luchino Visconti (Rocco et ses freres, 1960) à Roger Vadim (Le Vice et la vertu ). Frondeuse, Annie Girardot interprète des rôles atypiques comme dans Le Mari de la femme a barbe (1964) de Marco Ferreri et tisse des liens privilégiés avec Claude Lelouch (Un Homme qui me plaît , 1969). Elle épouse Renato Salvatori et décide de mener une double carrière en France et en Italie. Elle remporte le prix d'interprétation à Venise pour Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné en 1965.

Dans les années soixante-dix, elle devient l'actrice préférée des Français en enchaînant les comédies populaires avec Michel Audiard (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !), Philippe de Broca (Tendre poulet , 1977) ou encore Claude Zidi (La Zizanie, 1977). Annie Girardot incarne des héroïnes modernes, actives (Docteur Françoise Gailland pour lequel elle obtient le César de la meilleure actrice en 1977; Vas-y maman, 1978) et libérées des conventions (La Clef sur la porte).

 Robert HIRSCH évoque ses souvenirs sur les débuts d'Annie GIRARDOT à la Comédie Française (48") - Extrait de : Madame Marguerite avec Annie Girardot (JT 13H - 07/09/1974)
 

Mais sa carrière cinématographique s'essouffle dans les années 80. Elle joue tout de même dans Souvenirs, souvenirs (1984) ou encore Cinq jours en juin (1989) de Michel Legrand. Annie Girardot revient en force en obtenant en 1996 le César du meilleur second rôle pour Les Misérables de Claude Lelouch puis tourne avec Michael Haneke qui lui offre un rôle remarqué dans La Pianiste en 2000 et la choisit à nouveau pour interpréter la mère de Daniel Auteuil dans Caché (2003). L'année suivante, elle donne la réplique à Jean-Paul Rouve et Gérard Depardieu dans la comédie Je préfère qu'on reste amis..., premier long-métrage de Eric Toledano et Olivier Nakache avant de tourner sous la direction d'un de ses amis, Daniel Duval qui lui offre un rôle dans Le Temps des porte-plumes (2006).

Le 20 septembre 2006, on apprend par son avocat Me Emmanuel Asmar, chargé de ses intérêts qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Ce qui confirme une information de l'hebdomadaire Paris Match, paru le 21 septembre, dans lequel la fille et la petite fille de l'actrice révèlent sa maladie.


© Rue du Conservatoire, 2 bis rue du conservatoire, 75009 ParisNous écrireMentions légales

conception : Emmanuel de Sabletdesign : Vattiksréalisation : ReMember Systemphoto du théâtre : Max Armengaud