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dans "Un fil à la patte" de Georges Feydeau (1971)

dans "Le sexe faible" d'Edouard Bourdet (1974)

avec Victor Garrivier dans "Avant le retraite" de Thomas Bernhard (1990)

avec Pierre Dux dans "Les chaise" d'Eugène Ionesco (1988)

dans ""Un chapeau de paille d'Italie" d'Eugène Labiche (1986)

avec Catherine Samie dans "La Celestine" de Fernando de Rojas (1975)



dans "Oh les beaux jours" de Samuel Beckett (1992)









dans "Oh les beaux jours" de Samuel Beckett (1992)

avec Jean-Paul Roussillon dans "La Celestine" de Fernando de Rojas (1975)

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Née le 8 mars 1924, décédée le 29 septembre 2011
Élève au Conservatoire de Musique et de Déclamation dans la classe de Béatrix Dussane, elle obtient un Premier Prix de Comédie classique (1946) dans le rôle de Frosine (L’Avare de Molière)
Engagée à la Comédie-Française en 1946
Sociétaire de 1958 à 1986 (429ème sociétaire)
Sociétaire honoraire du 1er janvier 1987.


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Jean Claude Brialy reçoit Denise Gence qui raconte comment elle s'est présentée au Conservatoire, avec Pierre Bertin dans le jury. et a été refusée puis acceptée en tant qu'auditrice et finalement intégrée pour pouvoir passer le concours de sortie...
 

L'actrice Denise Gence est morte

Une immense actrice et dame de la troupe vient de nous quitter.

Muriel Mayette, l’administratrice de la Comédie-Française vient de révèler l’information dans un communiqué. Denise Gence est décédée dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 87 ans.

Elle était l'actrice d'un théâtre juste et droit qui semblait aussi concret qu'il nous étonnait. Denise était un modèle de modestie, de retenue et de forces mêlées. Une immense actrice avec la voix grave et veloutée, le sourire envoûtant des femmes qui ne se savent pas belles et qui donnent tout à chaque échange. Une actrice entière sans concession, courageuse, généreuse et exigeante !

Denis Gence était entrée à la Comédie-Française en 1946, sociétaire en 1958, elle avait quitté l’institution en 1986, pour y revenir régulièrement en tant que sociétaire honoraire. La décennie des années 70 est celle de la consécration. Jean-Paul Roussillon, sociétaire et metteur en scène, lui propose dans L'Avare des retrouvailles avec Frosine, dont elle a enfin l'âge, trente ans après sa sortie du conservatoire. A l'Odéon, en 1979, Giorgio Strehler lui a offert le rôle de Sabina dans La Trilogie de la villégiature où le public lui réserve chaque soir de ces représentations historiques un véritable triomphe. Enfin, Jean-Pierre Vincent, devenu administrateur général lui confie en 1983 l'un des paris les plus risqués de sa carrière, la création de Félicité, rôle titre de la pièce de Jean Audureau.

En 1986, après 40 ans de carrière, 125 rôles et des milliers de représentations, Denise Gence quitte la Comédie-Française. Sociétaire honoraire, elle retrouvera Pierre Dux au Théâtre national de la Colline pour Les Chaises de Ionesco signées par un autre sociétaire, Jean-Luc Boutté.

Sa carrière fastueuse, Denise Gence la doit sans doute à cet art avec lequel elle a su aborder les contrées dramatiques les plus étrangères à ce qu’elle était, à l’intense poésie dont elle a habité tous ses rôles. Ainsi déclarait-elle : " tous les personnages que j’ai interprétés, je les ai cherchés comme opère un plongeur en apnée. Il file par le fond, puis trouve son étoile de mer et revient à la surface avec son trésor. Au fond, nous sommes dans ce que j’appellerai le bleu du réel, et soudain, nous allons vers où nous regardons autrement le monde et les autres. "

Dans "oh les beaux jours" de Samuel Beckett, mise en scène Pierre Chabert, Théâtre national de la Colline (1992)



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