Claude BROSSET


Par Simon Eine
Très touché de la disparition de Claude. Je tiens à exprimer ma tristesse à sa famille et à ses proches.

J’ai connu Claude alors qu’il était en dernière année de Conservatoire, j’étais déja jeune pensionnaire au Français. Il voulait passer la même scène que moi à son concours de sortie: la grande dispute entre Brutus et Cassius au quatrième acte de Jules César, il m’avait demandé de lui passer le texte français qui était celui du spectacle monté au TNP par R. Hermantier. Je le lui avais donné bien volontiers.

Nous avons eu l’occasion de jouer ensemble les frères jumeaux de ” Rodogune ” au Théâtre-Français avec Louise Conte dans Cléopatre. J’ai beaucoup regretté son départ.

J’aimerais évoquer un souvenir amusant à son sujet: il jouait un messager dans la ” Marie Stuart ” de Schiller. A un moment, il devait apporter un pli à la reine Élisabeth qu’incarnait la grande Annie Ducaux, très impressionnante. En tombant à ses genoux pour lui remettre le message, un mégot qu’il avait calé sur son oreille – il était coiffé d’un casque de garde suisse – est tombé aux pieds de Mme. Ducaux sans qu’il en prenne conscience! Elle avait murmuré, rageuse: ” Bravo, Brosset! ” Et je revois encore Claude sortant de scène fier comme Artaban et nous disant: ” les gars, Mme Ducaux m’a dit: ” Bravo! “.

Je t’embrasse, Claude.

Simon Eine

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