H.N d’Emmanuel de Sablet


Une lecture laboratoire de la pièce d’Emmanuel de Sablet a eu lieu, dans l’appartement de Catherine Van Hecke, le lundi 10 décembre 2007 (Vidéo).

H.N
ou LES ARAIGNEES NE SONT PAS NECROPHAGES
séquences dialoguées d’Emmanuel de Sablet
lues par Michel Albertini, Gabrielle Forest, Alexandre Zambeaux
et Kevin Lelannier (élève en 2ème année au CNSAD)

Lundi 10 décembre 2007 à 17h

En présence de Marie-Claire Achard-Saudray, Catherine Berriane, Bérangère Dautun, Marcia de Castro, Catherine Eckerlé, Yumi Fujimori, Jeanne-Marie Garcia, Yveline Hamon, Jacqueline Holtz, Jean-Pierre Jacovella, Martine Logier, Pierre Londiche, Alain Marcel, Liliane Nataf, Julien Saada, Emmanuel de Sablet, Françoise Viallon-Murphy et de quelques autres amis extérieurs à l’association.

 

MESSAGE DE L’AUTEUR

Un grand merci d’abord et avant tout à Gabrielle, à Michel, à Alexandre et à Kevin qui ont magistralement “défendu” les personnages de cette histoire au sujet quelque peu délicat. Quelle émotion, quel bonheur, quelle richesse d’entendre ses mots interprétés par des acteurs de talent, impliqués et créatifs !
Merci aussi à notre hôtesse, Catherine van Hecke, qui a mis sa magnifique maison à la disposition de cette séance de travail qui n’en a pas moins été une réunion amicale entre personnes de qualité.
Merci enfin à eux, acteurs, membres de l’association et amis présents, qui ont bien voulu écouter, réfléchir et débattre sur le fond et la forme de mon texte.
Il est encore trop tôt pour analyser les fruits de cet échange. J’ai tout sur cassette et je compte bien réécouter sereinement et studieusement la lecture et la discussion que l’émotion m’a empêché de suivre avec profit.
La première impression que j’en ai est plutôt flatteuse et m’a convaincu de la nécessité et de l’intérêt de me remettre au travail. Je vais donc m’y atteler prochainement avec l’objectif de la présenter en lecture “publique”, cette fois.
Sachant qu’un grand nombre d’entre nous écrivent, je m’étonne qu’il n’y ait pas davantage de ces réunions si joyeuses et si bénéfiques pour l’auteur.

Emmanuel de Sablet

EXTRAIT DU TEXTE DE LA PIECE

     RAPHAËL
Moi, j’veux vivre… J’veux pas passer à côté d’ma vie.
     JEAN
De ta vie… De quelle vie ? Celle du commun des mortels ? Tu rêves maint’nant d’une petite vie bourgeoise, bien rangée et sans surprise ?  Ce sont les courses en famille du samedi après-midi, à l’hypermarché du coin, qui t’manquent ? De quoi tu parles ? On n’fait pas marche arrière, Raphaël. Quand on a vu le loup, on sait qu’il existe ! Il faut faire avec.
     RAPHAËL
Envers et contre tous, n’est-ce pas ?
     JEAN
Ne crois pas ça. Nous sommes bien plus nombreux que tu n’l’imagines mais nous sommes muselés, contraints à la clandestinité. Difficile de s’reconnaître dans le brouillard de la clandestinité.
     RAPHAËL
En attendant, Fiona est partie…
     JEAN
Parc’qu’elle a vu l’loup justement ! Elle croit qu’le loup mange les p’tites filles mais le loup… il a peur des hommes. Et même des femmes ! Il ne chasse que pour survivre et ne s’attaque qu’aux animaux malades ou chétifs. Fiona est forte, elle ne risque rien !
     RAPHAËL
Nous n’sommes pas des prédateurs.
     JEAN 
Nous sommes des monstres, Raphaël… Des monstres ! […]

ENREGISTREMENT VIDEO DE LA LECTURE (1h37 en 3 parties)

1ère partie (36’40) :

2ème partie (32’18):

3ème partie (28’38):

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