Harold PINTER


Le dramaturge britannique Harold Pinter, qui avait reçu le prix Nobel de littérature en 2005, est décédé le 24 décembre 2008, à l’âge de 78 ans, des suites d’un cancer.

AFP L’écrivain et dramaturge britannique Harold Pinter, prix Nobel de littérature en 2005, est décédé à l’âge de 78 ans, a annoncé jeudi son épouse Antonia Fraser sur le site du quotidien The Guardian.

L’artiste, qui souffrait d’un cancer, est mort mercredi soir, a déclaré sa seconde épouse au journal. “C’était un grand homme et ce fut un privilège de vivre avec lui pendant plus de trente trois ans. Il restera à jamais dans nos mémoires”, a-t-elle dit sans plus de précisions.

Intellectuel connu pour ses prises de positions politiques tranchées, Harold Pinter a écrit plus de trente pièces de théâtre. Il était également poète, metteur en scène et auteur de scénarios de films, dont plusieurs adaptations de ses oeuvres.

Fils d’un tailleur juif, il était né le 10 octobre 1930 à Hackney, un quartier populaire de l’est londonien. Elève brièvement d’une école de théâtre, il produit en 1957 “The Room” (“la Chambre”), immédiatement suivi de “The Dumb Waiter” (“Le monte-plats”), puis, l’année suivante de “The Birthday Party” (“L’anniversaire”).

Le succès vient avec “The Caretaker” (“le Gardien”), filmé en 1963. Il collaborera à plusieurs reprises pour le cinéma, écrivant notamment les scénarios de “La Maîtresse du Lieutenant français” et de “L’Ami retrouvé”.

Artiste engagé, il avait villipendé l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le président américain George Bush dans un enregistrement vidéo diffusé lors de la remise de son prix Nobel, où il avait été absent.

Il y réclamait leur comparution devant la Cour internationale de justice pour avoir déclenché la guerre en Irak.

Critique acerbe dans les années 1980 du président américain Ronald Reagan et de sa contemporaine britannique, l’ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Pinter avait tourné plus récemment sa colère contre l’engagement de l’Onu au Kosovo (1999), l’invasion américaine de l’Afghanistan (2001) et la guerre en Irak (2003), comparant Tony Blair à “un idiot plein d’illusions” et qualifiant George Bush de “criminel de guerre”.

Les médecins lui avaient diagnostiqué un cancer de l’oesophage en 2002.

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