Henri TISOT (promo 1957)


Le comédien Henri Tisot, ancien élève du Conservatoire, est décédé dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août 2011 à l’âge de 74 ans. L’homme était notamment connu pour ses imitations du général de Gaulle. (Vidéo)

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L’acteur et imitateur Henri Tisot – célèbre pour ses parodies du Général de Gaulle – est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3 heures du matin, dans sa résidence de Sanary-sur-Mer (Var), sa ville natale. L’information de Var Matin a été confirmée par son entourage. Ses proches ont également indiqué qu’il ne souffrait d’aucune pathologie particulière et qu’il a été victime d’un malaise, à l’âge de 74 ans.

Né en 1937, Henri Tisot est entré au Conservatoire national supérieur d’art dramatique chez Béatrix Dussane puis à la Comédie-Française au milieu des années 1950. L’homme se fait connaître quelques années plus tard grâce à ses imitations du général de Gaulle, dont il faisait attention de ne pas mentionner le nom, évoquant simplement “qui vous savez”. Repris sur un 45 tours, son sketch intitulé L’Autocirculation, qui caricature un discours du général de Gaulle au sujet de l’Algérie française, a été vendu à un million d’exemplaires. Il a aussi écrit une dizaine d’ouvrages dont De Gaulle et moi Quelle Aventure! publié en 2010.

Le Varois avait également effectué une carrière de comédien au cinéma et à la télévision, dans des rôles comiques. Pour l’ORTF, il interpréta le rôle de Lucien Gonfaron dans le fameux feuilleton de Jean Canolle, Le Temps des copains, diffusé entre octobre 1961 et 1962. En 1979, il incarne Louis XVI dans La nuit de l’été. Ensuite, Henri Tisot s’était principalement consacré au théâtre. Son maître Jean Meyer, qui l’avait fait débuter dans son Bourgeois Gentilhomme, lui confiera le rôle de “l’Anglais marseillais” dans Le Dindon de Feydeau, en 1988, aux côtés de Robert Lamoureux, Pierre Mondy et Jean-Luc Moreau.

Converti au christianisme, Henri Tisot a publié des livres sur son expérience mystique, notamment sur les parallèles entre la Torah et les Évangiles. Dans son livre La Rencontre d’Amour, il évoque l’enseignement chrétien et mystique qu’il a reçu du Père Albert, un homme atypique qui était aussi gardien au musée du Louvre. Il a également consacré un livre à “Eve, la première femme, notre mère à tous” considérant que l’avoir chargé du péché originel constituait “la plus flagrante erreur judiciaire”.

A-Ch. D. (avec AFP) – leJDD.fr
samedi 06 août 2011

Retrouver sa fiche ancien élève dans l’annuaire Rue du Conservatoire
“ceux qui nous ont quittés”, liste alphabétique non exhaustive de nos camarades disparus, sur rueduconservatoire.fr

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