Jacqueline Jefford (Promo 53)


 Jacqueline Jefford est née le 23 mai 1929. Elle rentre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique au début des années cinquante. Elle fait partie de la Promotion 1953 composée notamment de Claude RichPaul GuersClaude Winter ou Jacques Toja ce qui lui vaut d’être engagée à la Comédie Française jusqu’en 1956.

Après son départ du Français, elle arpente les scènes des théâtres parisiens dans des pièces de boulevard. Elle joue la femme de Daniel Ceccaldi dans «La bonne soupe» (1958) de Félicien Marceau avec Marie Bell et Jeanne Moreau. Elle intègre la distribution de «Huit femmes» (1961) de Robert Thomas où elle interprète Augustine la sœur de Denise Grey. Sous la direction de Jean Le Poulain, elle joue dans «L’idée d’Elodie» (1962) avec Geneviève Fontanel, Roger Dumas et Guy Bedos. Dans un registre plus sérieux, elle est la partenaire de Dominique Blanchar dans «Andromaque» (1963) de Racine ou de Maria Schell dans «Caroline» (1964) de Somerset Maugham. De retour sur les boulevards, elle joue dans «Opération Lagrelèche» (1966) de et avec Jean Poiret et Michel Serrault, «La maison de Zaza» (1971) avec Mary Marquet ou «Un yaourt pour deux» (1972) avec Francis Blanche. On la retrouve également dans «Topaze» (1977) de Marcel Pagnol avec Henri Tisot dans le rôle-titre ou «L’exil» (1982) de Henry de Montherlant avec Emmanuelle Riva. La fin de sa carrière théâtrale est liée à Jean Poiret, elle participe à la reprise de «La cage aux folles» (1984) avec Jean-Jacques et Jacques Sereys en tournée et à l’adaptation de «C’est encore mieux l’après-midi» (1987) avec Pierre Mondyet Jacques Villeret.

C’est par le biais de la télévision que Jacqueline Jefford va devenir un visage familier des téléspectateurs. Elle débute dans le feuilleton «La famille Anodin» (1956) avec le chansonnier Pierre Destailles. Absente du petit écran dans les années soixante, elle joue dans des pièces diffusées dans le cadre de l’émission «Au Théâtre ce soir» de Pierre Sabbagh. Bien avant Dominique Lavanant à la télévision ou Catherine Frot au cinéma, elle prête ses traits à Imogène l’héroïne de Charles Exbrayat dans «Ne vous fâchez pas Imogène» (1970). Elle participe à des épisodes de séries à succès comme «Maigret» (1977) avec Jean Richard ou «Les Brigades du Tigre» (1983) mais aussi au feuilleton «Le mari de l’Ambassadeur» (1989) avec Louis Velle. Au cinéma, elle fait sa première apparition non créditée au générique dans «Le tracassin» (1961) de Alex Joffé avec Bourvil. Elle obtient un petit rôle dans «Snobs !» (1961) de Jean-Pierre Mocky avec Francis Blanche et reprend son rôle dans «La bonne soupe» (1963) de Robert Thomas avec Marie Bell et Annie Girardot. Par la suite, elle tourne dans «Relaxe, toi chérie …» avec Fernandel, «Les combinards» avec Darry Cowl et Francis Blanche ou «Les malabars sont au parfum» avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Elle est aussi la partenaire de Louis de Funès dans «La zizanie» (1977) de Claude Zidi et «Le gendarme et les extraterrestres» (1978) de Jean Girault. Pour son dernier film, elle apparaît dans «Pédale douce» (1995) de Gabriel Aghion.

Retirée en Bretagne à Lanvellec dans les Côtes d’Armor, Jacqueline Jefford est bénévole au Festival de Lanvellec et du Trégor consacré à la musique ancienne notamment baroque. À la mort de son mari, elle s’installe à Paimpol où elle décède le 8 octobre 2017 à l’âge de 88 ans.

© Olivier SINQSOUS

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