Jane RUSSELL


La mythique star hollywoodienne Jane Russell est décédée hier, lundi 28 février 2011, au lendemain de la 83e cérémonie des Oscars, dans sa villa de Santa Maria, en Californie, à l’âge de 89 ans.

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Née en 1921 dans le Minnesota, Jane est l’unique fille d’une fratrie de quatre enfants. Alors que Jane est très jeune, la famille Russell s’en va vivre au Canada d’où sont originaires les grands-parents, avant de venir s’installer à Burbank, en Californie, où le père de Jane, ancien lieutenant de l’armée américaine, trouve un poste de directeur d’une manufacture.

Avec son âme d’artiste, Jane se passionne pour beaucoup de disciplines et suit des cours de piano, de danse et d’art dramatique, tout en prenant un petit boulot de réceptionniste pour aider sa mère après le décès de son père, à l’âge de 47 ans.

En 1940, à tout juste 19 ans, Jane rencontre le milliardaire Howard Hughes qui se lancent dans le cinéma et fait signer un contrat d’exclusivité de sept ans à la déjà pulpeuse brune. Ainsi, elle démarre sa carrière en 1943 avec Le Banni, dans lequel sa voluptueuse poitrine est très largement mise en valeur, ce qui poussera la censure de l’époque à interdire le film à une partie du public avant de ressortir pour tous en 1946.

Sa silhouette de rêve (90D/61/91) et son visage angélique ne tardent pas à la faire remarquer et la reconnaissance populaire arrive rapidement, d’autant qu’elle devient la pin-up (posters de stars dénudées) préférée des soldats américains lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Par la suite, on la voit dans L’esclave du souvenir (1946), et l’année suivante elle se lance dans une carrière musicale tout en poursuivant le cinéma avec des films comme Visage Pâle et Le fils de Visage Pâle.

Au début des années 50, Jane Russel est au sommet de sa carrière comique avec le chef-d’oeuvre Les hommes préfèrent les blondes (voir un extrait ci-dessus), qu’elle interprète en 1953 aux côtés de Marilyn Monroe pour un duo resté mythique.

Sa carrière se poursuit avec succès et elle tourne avec tous les plus grands comme Robert Mitchum (Le paradis des mauvais garçons – voir la bande-annonce ci-dessus), Frank Sinatra (Double Dynamite), ou Clark Gable (Les implacables).

En 1957, elle délaisse les plateaux de cinéma pour la scène et présente un spectacle au célèbre Sands Hotel de Las Vegas avant de partir en tournée à travers les États-Unis. Puis Jane prouve toute l’étendue de son talent de comédienne en enchaînant les pièces de théâtre dans les années 60.

En 1985, Jane Russel écrit son autobiographie – Jane Russell: My Path and My Detours -, et deux ans plus tard, elle est honorée en recevant le Women’s International Center (WIC) Living Legacy Award.

Mariée trois fois – à l’ancien joueur de football Robert Bob Waterfield (mariés en avril 1943, divorcés en juillet 1968), à l’acteur Roger Barrett (mariés en août 1968, décédé le 18 novembre 1968) et à l’agent immobilier John Calvin Peoples (mariés le 31 janvier 1974, décédé le 9 août 1999) -, Jane ne pouvait avoir d’enfant et en a adopté trois : En 1952, une petite fille, Tracy, et un bébé de 15 mois, Thomas, arrivent dans sa vie, et en 1956, un bébé de neuf mois, Robert John, achève de la combler. Jane a par ailleurs fondé en 1955 la World Adoption International Fund (WAIF), une organisation chargée de placer les enfants dans les familles.

Jane Russell est morte d’une insuffisance respiratoire hier, lundi 28 février 2011, à l’âge de 89 ans.
R.I.P.

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