Jean-Paul Belmondo est mort.


L’immense vedette,  après plus de 80 films en soixante ans de carrière, est mort lundi à l’âge de 88 ans à Paris.

BÉBEL EST MORT.

C’EST UN UPPERCUT POUR LE MONDE DES ARTS ET LE PUBLIC EST SONNÉ.

Rue du Conservatoire adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, ses amis fidèles, ses proches et tous ses admirateurs et ses admiratrices. Sa renommée est internationale.

“Le Magnifique s’en est allé”. “L’As des As” , notre “Pierrot le Fou” s’est envolé. Notre “copain du Dimanche” est mort ce Lundi.  “A bout de souffle”, le plus prestigieux des acteurs français  tire sa révérence et nous laisse son sourire, son humanité, son talent, sa polyvalence artistique étonnante, ses mille facettes de l’Art Dramatique au plus haut de l’Excellence.  “Un professionnel” ! Et de la gâchette aussi.

Il est aussi brillant dans la comédie que dans le drame, aussi à l’aise au Théâtre que devant la caméra, il est de surcroît un sportif de très haut niveau, un acrobate, un cascadeur, un boxeur qui sait manier le fleuret avec brio. A l’Automne, notre jeune “singe en hiver”, celui  qui nous a tant fait rire et pleurer nous laisse orphelins.

Orphelins dans la pensée du combat à mener dans notre profession car il fut également  secrétaire générale puis Président de la CGT-spectacle. .

 

C’était un homme engagé, un militant. Une grande gueule. Un Humaniste. Cette vérité, cette authenticité  transpirent dans ses rôles et le rend populaire au sens noble du terme.

Le Présent s’impose car il est et restera immortel. Il est un exemple, celui de la modernité de l’Art du Jeu dans toute sa splendeur et sa Liberté. BÉBEL nous salue du haut de son beau “Borsalino”.                                                        Bébel est mort. En toute humilité…

C’est avec  une grande tristesse que les Anciens élèves, les élèves et les amis du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique ont appris son décès puisqu’il y fut élève.  

Et quel élève ! Son entrée ne fut pas facile.

Malgré un avis défavorable du sociétaire de la Comédie-Française André Brunot, il suit les cours de Raymond Girard et débute au théâtre en 1950 en interprétant La Belle au Bois Dormant dans les hôpitaux de la ville de Paris.. Pendant six mois, Raymond Girard va l’aider à préparer le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où il est recalé, mais admis en tant qu’auditeur libre en 1951. En janvier 1952, il repasse l’examen d’entrée mais échoue de nouveau. C’est seulement en octobre 1952 qu’il est enfin admis. Pierre Dux dont il est l’élève déclare un jour, « qu’avec la tête qu’il a, il ne pourrait jamais prendre une femme dans ses bras, car cela ne serait pas crédible ». Ce professeur du Conservatoire lui prédit un abonnement aux seconds rôles.

Jean-Paul Belmondo y reste quatre ans et y rencontre notamment la « bande du Conservatoire » : il se lie d’amitié avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer, Pierre Vernier et Michel Beaune. Il participe également à des spectacles théâtraux sous la direction de Michel Galabru. Avec Guy Bedos, il se livre sur la place du village ou aux terrasses de café à des numéro de cabaret en jouant des sketchs de Pierre Dac et Francis Blanche . En 1953, il fait la connaissance d’Élodie Constant, danseuse sous le nom de « Renée Constant », qui devient sa compagne. Le couple mène une vie « de bohème », ce qui n’empêche pas les deux jeunes gens d’avoir une fille, Patricia née la même année (morte en 1993, à 40 ans, dans un incendie).

 

                  

Les professeurs de Jean-Paul Belmondo continuent de ne pas tenir son talent en haute estime. En 1956, lors du concours de sortie du Conservatoire, il interprète une scène de la pièce Amour et Piano de Georges Feydeau : le public l’acclame, mais le jury présidé par Marcel Achard lui fait payer sa désinvolture et lui décerne un simple accessit9, lui interdisant ainsi l’entrée à la Comédie-Française. Les camarades de Belmondo le portent en triomphe pour le soutenir, tandis qu’il adresse un bras d’honneur aux jurés. L’acteur et enseignant au Conservatoire Henri Rollan lui dit alors : « Le professeur ne t’approuve pas, mais l’homme te dit bravo ».

En 2011, lors du festival de Cannes, il reçoit une Palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Il apparaît au festival accompagné de Barbara Gandolfi. Un documentaire lui est consacré à cette occasion, Belmondo, itinéraire…, avec une diffusion simultanée sur France 2 et sur la Croisette.

BRAVO L’ARTISTE !

NOUS T’AIMONS BÉBEL.

AU THÉÂTRE

AU CINÉMA

COURT-MÉTRAGE

TÉLÉVISION

DOCUMENTAIRE

Empreinte de la main de Jean-Paul Belmondo sur le trottoir en face du Palais des festivals et des congrès de Cannes.

Jean-Paul Belmondo au festival de Cannes 2011, lors de la remise de sa Palme d’honneur.

DISTINCTIONS

 

PRESSE – HOMMAGES

NEW YORK TIMES https://www.nytimes.com/2021/09/06/movies/jean-paul-belmondo-dead.html?smid=tw-share
THE GUARDIAN https://www.theguardian.com/film/2021/sep/06/jean-paul-belmondo-star-of-breathless-dies-aged-88
LE MONDE https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/09/07/la-presse-internationale-salue-la-memoire-de-jean-paul-belmondo-icone-qui-a-inspire-spielberg-et-tarantino_6093762_3246.html

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/09/06/au-theatre-la-revanche-tardive-de-jean-paul-belmondo_6093616_3382.html

https://www.lemonde.fr/culture/live/2021/09/06/jean-paul-belmondo-est-mort-suivez-en-direct-les-hommages-a-la-memoire-d-un-heros-sublime-du-cinema-francais_6093628_3246.html

FRANCE INTER  https://www.franceinter.fr/culture/jean-paul-belmondo

 

 

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