LE CINÉMA LA CLEF VENDU AU GROUPE SOS


https://www.revolutionpermanente.fr/La-mairie-de-Paris-abandonne-le-cinema-La-Clef-face-au-groupe-SOS

La mairie de Paris abandonne le cinéma La Clef face au Groupe SOS

Le vendredi 19/02 signait le dernier délai pour que la mairie de Paris utilise son droit de préemption sur le cinéma La Clef, qui aurait pu permettre à l’association Home Cinéma occupant les lieux depuis Septembre 2019 d’éviter de voir la salle emblématique reprise par le groupe SOS.

mardi 2 mars

Crédits photo : PHILIPPE LOPEZ / AFP

En 2018, le Cinéma La Clef, salle emblématique du 5ème arrondissement de Paris, fermait ses portes suite à la mise en vente du lieu par le propriétaire des murs, le comité d’entreprise de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. En septembre 2019, la salle rouvrait grâce à son occupation par l’association Home Cinéma, désireuse de ne pas laisser s’éteindre le dernier cinéma associatif de Paris, et de garantir l’héritage qui avait fait la réputation du lieu : une programmation indépendante mettant en avant des films difficiles à trouver, en marge des circuits de distributions traditionnels, parfois militants, et avec de nombreux débats avec les réalisateurs.rices des films.

C’est en inscrivant son occupation du cinéma fermé dans cet héritage que l’association Home Cinéma a, au fil des près de 18 mois d’occupation, accumulé de nombreux soutiens à leur cause, venant de professionnels et figures du cinéma, mais également de responsables politiques, y compris de la mairie de Paris. En effet, tout au long de l’occupation, l’association a maintenu une programmation à prix libre tous les soirs ainsi que des projections en plein air sur les murs de Paris depuis la crise sanitaire, une programmation gérée par de nombreux collectifs, et le plus souvent en lien direct avec les réalisateur.rice.s des films.

Face au soutien important reçu par l’occupation, le repreneur original finit par se désister, avant d’être remplacé par un nouveau repreneur : le groupe SOS. Si ce dernier (et contrairement au précédent) promet dans sa communication de maintenir le cinéma, et de lui laisser une indépendance de programmation, de nombreux éléments amènent les membres de Home Cinéma à remettre en cause ces promesses.

En tant que numéro 1 de l’économie sociale et solidaire en France, le groupe SOS comptabilise plus de 20.000 salariés, pour un chiffre d’affaires de plus d’1 milliard d’euros l’année passée, en plus d’être assis sur 500 millions d’euros en biens immobiliers. Le groupe rassemble plus de 40 structures, comprenant des associations comme des sociétés privées et des coopératives, et cumule plus de 60 EHPAD, 9 Hôpitaux, plus de 450 logements sociaux à Paris, ainsi que de nombreux autres établissements et, chose étrange pour de l’économie ‘sociale’ des châteaux et des restaurants de luxe.

Une économie solidaire bien juteuse pour le patron du groupe Jean-Marc Borello, accessoirement membre du bureau exécutif de LREM, qui, surfant sur le démantèlement des services publics, profite de contrats et subventions de l’État pour alimenter une croissance à 2 chiffres. On comprendra alors les vacances dans les châteaux avec parc à kangourous, géré par le groupe SOS, que peut s’offrir Mr Borello, ainsi que les rachats de biens immobiliers du groupe à bas coûts de la part d’autres dirigeants… Sans compter bien sûr les nombreux cas où des associations rachetées par le groupe ont dénoncé des conditions de travail dégradées. Bien des éléments laissant sérieusement douter de la capacité du groupe SOS à tolérer longtemps une programmation vraiment libre et indépendante, une programmation qui n’hésiterait pas à diffuser des films subversifs, allant à l’encontre de l’idéologie dominante.

Face au groupe SOS, l’association Home Cinéma comptait sur le soutien que la mairie de Paris leur avait promis, pour faire valoir le droit de préemption de la mairie et empêcher le rachat par le groupe. Après avoir interpellé la mairie plusieurs fois, celle-ci vient de laisser passer le délai final pour faire valoir son droit de préemption et devenir propriétaire du lieu, abandonnant les militants de Home Cinéma face au groupe SOS. Une trahison de la part de la mairie dirigée par Anne Hidalgo, qui refuse de fait d’utiliser les moyens de la mairie pour sauver un lieu culturel indépendant. Un refus qui va dans le sens de la politique du gouvernement dans le secteur de la culture depuis le début de la pandémie : en période de crise, la culture est une perte acceptable.

DERNIER COMBAT POUR LA LIBERTÉ

Une tribune forte de @LaSRF1968, La Société des réalisateurs de films  signée par de nombreuses personnalités du monde du cinéma qui appellent@Anne_Hidalgo à user de son droit de préemption pour sauver la Clef de la privatisation par le #GroupeSOS

Occupation du #cinéma La Clef (@LaClefRevival) à l’initiative notamment de la @cgt_spectacle contre la vente de l’établissement au groupe SOS. Des cinéastes, réalisateurs et organisations demandent que la ville de #Paris use de son droit de préemption.

La Clef Revival: un lieu qui s’accorde à nos désirs (suite)

Nous apprenons aujourd’hui que le Groupe SOS vient de signer une promesse de vente concernant le bâtiment, en évitant soigneusement de nous en aviser. Sans surprise, cette promesse de vente se fait avec la bénédiction du propriétaire des lieux (le CSE de la Caisse d’Epargne Île-de-France, dirigé par la CFE-CGC). Elle est aussi permise par l’immobilisme de la Ville de Paris, pourtant capable de peser en notre faveur.

Article de “les inrocks”

https://www.lesinrocks.com/2021/02/11/cinema/actualite-cinema/audiard-denis-jaoui-des-cineastes-se-mobilisent-contre-la-privatisation-de-la-clef/

Article de télérama https://www.telerama.fr/sortir/au-cinema-la-clef-la-derniere-bataille-pour-la-liberte-6810629.php

 

Des cinéastes de tous bords n’ont d’ailleurs pas hésité à venir les soutenir en y présentant leurs films et en animant des débats : Bertrand Bonello, Alain Cavalier, Lucie Borleteau, Guillaume Brac, Michel Hazanavicius, Claire Denis, Noémie Lvovsky, Luc Moullet, Claire Simon, Agnès Jaoui, Marc Fitoussi, Catherine Breillat, Dominique Cabrera, Lea Fehner, Marie Losier

https://www.la-srf.fr/article/y-t-il-encore-une-place-pour-un%C2%A0cinéma-libre-et-associatif-à-paris

 

ARTICLE DANS MÉDIAPART 

https://blogs.mediapart.fr/home-cinema/blog/141220/la-clef-revival-un-lieu-qui-s-accorde-nos-desirs

Aujourd’hui, La Clef, seul cinéma occupé et autogéré de Paris, est en passe d’être racheté par le Groupe SOS, géant de l’entrepreneuriat dit “social et solidaire”, aux pratiques prédatrices et aux méthodes douteuses. Après quinze mois de lutte intense et portée par un engouement inédit, nous prenons la parole pour revenir sur notre expérience et partager notre colère.

La foule qui s’introduisit à La Clef le 20 septembre 2019 était hétérogène, farouche et déterminée. La complicité qui soude notre collectif en était alors à ses balbutiements. Pour autant, la volonté qui nous animait découlait d’une intuition tacite et partagée : il était urgent d’ouvrir une brèche, une embrasure à la fois commune, sensible et solidaire.

Faire revivre La Clef, c’était avant tout réveiller l’idéal de sa fondation, celui d’un cinéma à la programmation hétéroclite et unique. En allant puiser dans les marges, en montrant des œuvres rares, transgressives, laissant la parole à celles et ceux qui l’ont trop peu, nous perpétuons cette ouverture essentielle à l’altérité. Il s’agissait aussi de s’ancrer dans le présent, de re-politiser les images dans le contexte contemporain : ainsi avons-nous choisi de laisser une large place à la création émergente et à ses combats les plus actuels. Aujourd’hui, nos deux écrans sont devenus autant de réflecteurs de l’air du temps, inondant le centre de Paris d’œuvres ardentes et nécessaires.
Pour autant, nous ne pouvions rester simples spectateur·ices : les films se vivent autant qu’ils se regardent. La rupture artistique de notre programmation et la solidarité comme moteur de notre lutte ont conduit à une organisation interne éthique et radicale : prix libre,  horizontalité et autogestion, ouverture de la programmation et de l’organisation au plus grand nombre (30 programmateur·ices et 100 bénévoles, dont plus d’une vingtaine assure de façon permanente le fonctionnement du cinéma), soirées de soutien à des associations et aux mouvements sociaux, hébergement de collectes de denrées de première nécessité pour les plus précaires.
Aujourd’hui, notre mode de fonctionnement et notre programmation constituent le cœur de ce cinéma. Si elle en venait à perdre ces caractéristiques essentielles, La Clef n’existerait plus.

Depuis les premiers temps de cette occupation, nous vivons sous la menace permanente d’une expulsion et nous nous sommes organisé·es en conséquence. La justice nous a condamné·es – c’est son rôle, et nous assumons notre illégalité tant elle est légitime. Récemment, nous avons décroché un sursis et notre astreinte de 80 000 euros a été effacée. Il s’agit là d’une première victoire. Il y a quelques jours cependant, l’huissier est venu nous aviser de notre date d’expulsion : le 11 juin 2021.

Profitant de ces six mois de répit et pour éviter cette issue funeste et programmée, nous avons trouvé une solution, concrète et réalisable, qui nous évite de dévoyer nos valeurs : l’ouverture d’un fonds de dotation pour acheter le bâtiment. À travers ce mode d’acquisition, l’argent mis dans le fonds de dotation permettra de racheter les murs sans impact sur le fonctionnement actuel du cinéma. La Clef restera indépendante et ne sera plus un simple produit sur le marché de la spéculation immobilière ; sa nature et ses particularités seront préservées sur le long terme, en veillant à ce que les lieux restent gérés par une association à but non lucratif. Depuis l’ouverture de ce fonds de dotation il y a un mois, près de 900 personnes y ont déjà contribué. Nous tenons à le rappeler : chaque contribution, peu importe son montant, est capitale.

En parallèle, un nouveau chapitre de l’occupation débutera dès janvier 2021, consolidant notre volonté d’émancipation des schémas traditionnels marchands qui régissent le monde de l’art. Le STUDIO 34 ouvrira ses portes dans l’enceinte de La Clef. Ce laboratoire indépendant de création cinématographique sera dédié à tous·tes celles et ceux qui souhaitent fabriquer des films et permettra la rencontre et la transmission entre professionnel.le.s, cinéphiles et cinéastes en devenir. Des ateliers ouverts à tous.tes, une programmation faisant la part belle aux films fauchés et une résidence de création verront le jour dans ce cadre, appuyés par un large réseau de travailleur·euse.s du cinéma qui ont rejoint notre lutte. À travers le STUDIO 34, l’engagement qui fait notre force s’étendra désormais à la création cinématographique.

Si nous luttons depuis plus d’un an pour faire de La Clef cet espace résolument libre et indépendant, c’est parce que notre aventure est devenue vitale. C’est pour cette raison que La Clef est aujourd’hui plus qu’un simple cinéma : c’est un espace commun d’émancipation artistique et sociale, rendu d’autant plus nécessaire en ces temps de précarisation généralisée. C’est pour cette raison que, chaque soir, nos spectateur·rices, nombreux·ses et divers·es, viennent voir des films, viennent débattre ou faire la fête, s’agrégeant au fur et à mesure à notre collectif. C’est pour cette raison que nous avons noué des liens forts, tant avec le milieu du cinéma qu’avec les habitant·es du quartier, ravivant chez certain·es une flamme, un désir insoupçonné d’indépendance ; engendrant, chez d’autres, un engagement durable à nos côtés.

Outre l’ultimatum usuel de l’expulsion, c’est une menace d’une autre nature – mais non moins destructrice – qui plane désormais sur nous : celle de la récupération. Exit l’huissier, voici venu le manager : moins formel et faussement amical, le Groupe SOS convoite La Clef depuis plusieurs mois. Ses émissaires se sont présentés à un moment sensible de notre occupation, alors que nous étions dans l’attente du délibéré de notre procès. Ils/Elles nous sont apparu·es comme de potentiel·les bienfaiteur·ices, prêt·es à accepter toutes nos conditions, décidé·es, semblait-il, à racheter le bâtiment de manière désintéressée, animé·es par une volonté de soutien à la « radicalité » de notre combat. Après quelques recherches sur l’identité et les méthodes de ce groupe, nous avons refusé, à l’unanimité, tout accord avec eux. Il nous semble évident que derrière cet intérêt de façade pour notre collectif se cache la volonté de récupération d’un lieu unique, devenu attrayant et désirable à la faveur de notre lutte, et qui, entre leurs mains, permettrait d’engranger des bénéfices considérables.
Nous apprenons aujourd’hui que le Groupe SOS vient de signer une promesse de vente concernant le bâtiment, en évitant soigneusement de nous en aviser. Sans surprise, cette promesse de vente se fait avec la bénédiction du propriétaire des lieux (le CSE de la Caisse d’Epargne Île-de-France, dirigé par la CFE-CGC). Elle est aussi permise par l’immobilisme de la Ville de Paris, pourtant capable de peser en notre faveur.

« Le capitalisme s’y prend toujours de la même manière pour neutraliser une force contestataire, il la couvre d’or, du coup elle n’est plus du tout contestataire, et rentre dans le rang.»  Brian de Palma.

Pour mieux saisir l’incompatibilité fondamentale entre SOS et notre collectif, penchons-nous un instant sur le mode de fonctionnement et les méthodes de ce groupe. SOS est un mastodonte de près d’1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, fonctionnant quasi-essentiellement grâce à des subventions publiques et possédant un empire immobilier évalué à 700 millions d’euros¹. En s’offrant ça et là des lieux associatifs et/ou alternatifs en danger, le groupe, dirigé par Jean Marc Borello, pilier de La République en Marche, évite l’expulsion ou le dépôt de bilan des structures qu’il absorbe. Bien entendu, les contreparties sont souvent lourdes : remplacement d’une partie du personnel, précarisation de celles et ceux qui restent, mise en place d’une gouvernance clanique, restructurations radicales, le tout dans le but de rendre chaque lieu conforme à leur business model².

La novlangue utilisée par les succursales à vocation « créative » du Groupe SOS préfigure clairement l’orthopédie managériale qui s’abattra sur La Clef, une fois la promesse de vente effective. On y parle d’ «ingénierie culturelle », d’ «entreprenariat culturel», d’«industries culturelles et créatives » de « start-ups culturelles »³, bref d’une conception désincarnée et mercantile de la culture, toujours accolée à des concepts marchands, à l’extrême opposé de tout ce que nous avons mis en place depuis plus d’un an. Nul besoin de préciser que, soumises à une telle gestion, notre organisation et notre programmation seront totalement aliénées, mises au pas du rendement économique. Lorsque le rachat de la Clef par le Groupe SOS sera effectif, le prix-libre et les projections d’œuvres rares et inédites, ainsi que la gestion horizontale et ouverte à tous.tes disparaîtront. 

Nous n’aurions pas écrit une ligne de plus concernant le Groupe SOS si leurs méthodes ne semblaient impacter négativement la dignité et les existences de nombreux·ses travailleur·euses associatif·ves qui leur sont affilié·es, ainsi que de certain·es de leurs employé·es. Le/la lecteur·ice trouvera, en annexe de ce texte, une sélection d’articles de presse relatant des stratégies et coutumes propres aux dirigeant·es de SOS et menant à des accusations de malversations financières, de harcèlement sexuel et de discriminations – autant d’accusations rendant d’autant plus révoltant le rachat de la Clef par un tel groupe.

Parce qu’aujourd’hui, la Clef n’est plus une utopie mais un espace concret et indépendant, essentiellement financé par sa pratique du prix libre. Parce qu’elle est le seul acteur du secteur cinématographique qui est autogéré, coordonné par des travailleur·es et futur·es travailleur·es du milieu de l’art et du cinéma. Parce que sa programmation est unique, collective et essentielle, et qu’elle a réuni plus de 12 000 spectateur.ices et une centaine d’invité·es en un peu plus d’un an. Parce qu’elle permettra bientôt à une nouvelle génération de cinéastes de développer leurs films et de prendre la parole entre ses murs : sauvons  la Clef de cette tentative de domestication néolibérale dévastatrice. 

Désormais, il nous reste deux mois avant que cette promesse de vente ne soit effective. Nous nous préparons à cette nouvelle étape dans notre lutte et, que nos spectateur·ices et soutiens en soient assuré·es, nous y mettrons toute notre énergie et notre détermination. À l’heure où de nombreux cinémas indépendants subissent la crise sanitaire et risquent de fermer définitivement, une question demeure en suspens. La Mairie de Paris, si encline à apporter son soutien au monde de la culture et à notre combat, est, grâce à son pouvoir de préemption, le seul acteur capable de poser son veto sur cette promesse de vente. Laissera-t-elle le Groupe SOS se saisir de la Clef sans agir ? 

L’équipe de Home Cinema, occupant le cinéma La Clef à Paris, au 34 rue Daubenton, Paris 5e.

« Faire ce métier de cinéaste, c’est répondre à un besoin du public ; et pas seulement un besoin de distraction, mais un besoin d’expression du vécu collectif. Le rôle des censures, politiques ou économiques, c’est peut-être de faire barrage à cette idée-là ! »
René Vautier.

POUR SOUTENIR LA CLEF, NOUS VOUS INVITONS À : 

  • Partager cette tribune autour de vous et sur les réseaux sociaux
  • Contribuer à notre fonds de dotation : sauvequipeutlaclef.fr
  • Participer à nos séances et venir nous rencontrer (dès la réouverture des salles de cinéma)
  • À vous mobiliser à nos côtés au moment venu

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Sauvons le dernier cinéma associatif de Paris @laclefrevival

C’est pour cela qu’on vous propose de l’acheter ensemble. Que le Clef devienne enfin notre cinéma à tou.te.s, notre bien commun. #SauveQuiPeutLaClef !

La Clef est un cinéma emblématique du quartier latin, célèbre pour son soutien à des genres cinématographiques sous-représentés et à des films rares. Parce que son propriétaire a provoqué sa fermeture en avril 2018, l’association Home Cinéma a décidé d’occuper ce lieu, dernier cinéma associatif de la capitale, pour le sauver de la spéculation immobilière.

Après un an d’occupation, 300 projections, 100 invité·e·s, un soutien unanime des spectateur.rices, cinéastes, professionnel.le.s du cinéma, médias, institutions et politiques, il n’y a pas de solution pérenne pour sauver le cinéma.

Trouver ci-joint le lien de la collecte https://www.helloasso.com/associations/cinema-revival/collectes/sauve-qui-peut-la-clef

 

HISTORIQUE

Le cinéma est ouvert  à Paris par Sanvi Panou pour promouvoir les films africains et sud-américains, notamment des réalisateurs Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo et Youssef Chahine. La salle ferme en juin 2009. Après une année d’inexploitation, la Clef est rouvert le 29 septembre 2010 avec une programmation orientée vers le cinéma du monde et les films engagés.                                                                                                                                                      Suite à la vente de l’immeuble qui l’abrite en 2015, le cinéma ferme définitivement ses portes le dimanche 15 avril 2018. En réaction, un collectif de salariés a lancé un projet de financement participatif pour un projet de reprise.La Clef (cinéma)
septembre 1990
La Clef-Images d’ailleurs est un cinéma indépendant et associatif d’Art et Essai situé au 21, rue de la Clef – 34, rue Daubenton dans le 5e arrondissementde Paris.Accès
La Clef est accessible par la station de métro de la ligne   Censier – Daubenton, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP RATP 27 47 91.

Occupation par Home Cinéma

Depuis le 20 septembre 2019, l’association Home Cinéma occupe le site afin de le rouvrir et surtout d’amener le propriétaire (le Comité d’entreprise de la banque Caisse d’épargne) à s’engager à garder l’activité initiale. Afin de faire vivre ce lieu l’association ouvre tous les jours pour projeter des films à prix libre. La programmation est établie par différents collectifs et des festivals comme Seytou Africa ou Autres Brésils. La plupart des séances se font en présence des réalisateurs et réalisatrices venus soutenir l’occupation comme Françoise Romand, Yann Gonzalez, Guillaume Massart, Vincent Macaigne, Maud Alpi.

Le procès est prévu le 28 novembre 2019 au tribunal de Paris.

AFFAIRE EN COURS

22 septembre 2020 La Lettre AFC n°312

“Alertés par un communiqué de LMA (Les Monteurs Associés), qui suit avec intérêt le combat que mène le collectif Home cinéma pour l’avenir du cinéma indépendant La Clef – où elle a tenu les deux premières éditions de son festival “Les Monteurs s’affichent”, en 2015 et 2016 –, signalons pour notre part, et en guise de soutien moral, la projection, le 27 septembre à 19h, de Holy Motors, de Leos Carax (en présence, entre autres, de Caroline Champetier, AFC, qui l’a photographié), et celle, le 24 septembre à minuit, de Terminal Sud, de Rabah Ameur-Zaïmeche, photographié par Irina Lubtchansky, AFC.
Le cinéma La Clef est un cinéma historique, situé au cœur de Paris et né dans les années 1970. Pendant presque 50 ans, le cinéma attire par sa programmation diversifiée, ses tarifs bas, ses débats avec des réalisateurs, l’accueil de festivals. La salle est ouverte par un entrepreneur passionné de cinéma puis, au début des années 1980, en faillite, il est revendu au Comité d’entreprise de la Caisse d’épargne Île-de-France qui garde deux salles sur trois et transforme le reste du bâtiment en centre culturel pour ses salariés. En 2018, le cinéma ferme car le propriétaire des lieux cherche à revendre. Malgré deux tentatives de rachat de la part de l’ancien directeur du cinéma puis des anciens salariés, le cinéma reste fermé.

 

Le 20 septembre 2020, plusieurs collectifs et indépendants – des cinéphiles, réalisateurs, professionnels du cinéma et divers artistes issus des squats artistiques, des habitants du quartier – se réunissent au sein de l’association Home cinéma et décident d’occuper illégalement le cinéma La Clef de manière citoyenne et désintéressée. ”
(Source Home cinéma)

 

 

Jeudi 24 septembre à minuit
Projection de Terminal Sud, de Rabah Ameur-Zaïmeche, photographié par Irina Lubtchansky, AFC, en présence du réalisateur.

Dimanche 27 septembre à 19h
Projection de Holy Motors, de Leos Carax, photographié par Caroline Champetier, AFC, suivie, à 21h15, d’une discussion sur la fabrication du film, en présence de Caroline Champetier, AFC, Julie Gouet, assistante du réalisateur, Florian Sanson, chef décorateur, et Erwan Kerzanet, AFSI, chef opérateur du son.

Lire le communiqué des Monteurs Associés.
Lire un article, “La lutte continue au cinéma La Clef”, sur le site Internet du magazine d’information pluridisciplinaire Toute La Culture, où Julia Wahl explique l’enjeu de ce combat.
La Clef
Association Home cinéma
Séances tous les soirs à 19h30
34 rue Daubenton – Paris 5e
Prix libre

 

DÉLIBÉRÉ

 

 

Cercle rouge

Godard, programmateur à la Clef

La Clef Revival a proposé une carte blanche à Jean-Luc Godard qui a choisi sept films en soutien à l’occupation, dans l’attente du délibéré de notre procès en appel. Du 15 au 21 octobre.                      Programmation & invités : facebook.com/events/2779730

 

DANS L’ATTENTE DU DÉLIBÉRÉ LE CINÉMA CONTINUE DÉBUT OCTOBRE

PROGRAMMATION SEPTEMBRE 2020

 

Agnès Jaoui, Alain Cavalier, Françoise Vergès ou encore Claire Denis s”associent à LA CLEF REVIVAL 

 

 

Consulter “On ne mettra pas La Clef sous la porte”, site Internet de “La Clef Revival”, initié par l’association Home cinéma.

https://laclefrevival.wordpress.com

SOIRÉE EXCEPTIONNELLE

30 SEPTEMBRE 2020

#SOUTIEN

 

 

PRESSE

 

https://next.liberation.fr/culture/2020/10/29/le-groupe-sos-pret-a-prendre-la-clef_1803882

 

https://www.telerama.fr/sortir/la-clef-sous-la-porte-des-squatteurs-veulent-sauver-le-dernier-cinema-associatif-de-paris,n6460885.php

https://www.lesinrocks.com/2020/09/17/cinema/actualite-cinema/au-cinema-la-clef-la-resistance-se-poursuit-dans-lattente-du-proces-en-appel/

https://next.liberation.fr/cinema/2020/08/31/la-clef-veut-se-projeter-dans-l-avenir_1798200

 

https://toutelaculture.com/actu/politique-culturelle/la-lutte-continue-au-cinema-la-clef/

 

https://www.la-croix.com/Culture/Le-cinema-parisien-Clef-perd-bataille-2021-02-04-1201138887

 

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