Larbi ZEKKAL


L’acteur algérien, Larbi Zekkal, est décédé vendredi 17 septembre 2010, à l’âge de 76 ans, suite à une chute mortelle du balcon de son domicile, au centre d’Alger.Il a été inhumé au cimetière de Sidi M’hamed (Alger).

Des représentants du monde de l’art, notamment du cinéma, ses amis et des membres de sa famille ainsi qu’une foule nombreuse ont assisté à son enterrement. Plusieurs de ses amis ont tenu, dans des déclarations recueillies par l’APS, à rendre hommage à une personne « qui laissera certainement un grande vide difficile à combler ». « Le décès de Larbi (Zekkal) est une grande perte pour le cinéma algérien. Il est impossible de remplacer un acteur de l’envergure de Zekkal. Je suis encore sous le choc », a souligné l’acteur Madani Namoun.

« Feu Zekkal était un grand acteur mais également un grand monsieur d’une éducation irréprochable », a affirmé, pour sa part, le réalisateur El Hadj Rahim, ajoutant que le regretté « donnait toujours le meilleur de lui-même sans rechigner à l’effort dans son travail d’acteur qu’il aimait tant ».

Peu auparavant, un dernier hommage lui a été rendu au palais de la Culture.

De nombreux comédiens, artistes et hommes de théâtre qui ont connu ou accompagné le défunt durant sa carrière, sont venus lui rendre un dernier hommage en guise de témoignage à l’homme, l’ami et le comédien.

Le comédien Ahmed Kadri, Krikèche, a mis en exergue, dans une déclaration à l’APS, les qualités du défunt et son professionnalisme, gardant de lui un souvenir « inoubliable » lors de leur pèlerinage (hadj) en 2006.

Pour Krikèche, l’Algérie vient de perdre un des grands hommes du théâtre algérien.

De son côté, le comédien Hassan Kachekèche, acteur principal du film « Ben Boulaïd », a souligné que la mort de Larbi Zekkal, qui a laissé une empreinte particulière dans le cinéma algérien et le théâtre, est une « perte » pour la famille artistique.

« Toutes les activités artistiques de Larbi Zekkal étaient empruntes d’une profondeur humaine et professionnelle, notamment dans la sincérité de ses interprétations », a-t-il ajouté.

Pour l’acteur Omar Maârouf, le défunt était un « grand homme » du 4e et du 7e art, dans la mesure où, a-t-il dit, la jeune génération de comédiens a beaucoup appris du défunt.

Né le 19 mai 1934 à Alger, le défunt a débuté dans le théâtre dans les années 1950 avant de tourner dans la majeure partie des réalisations cinématographiques après l’indépendance.

Il a joué, avec une grande réussite, des rôles dans plusieurs films consacrés à la Guerre de Libération nationale, dont « La Bataille d’Alger »,  »L’opium et le bâton », « Chronique des années de braise », « Le vent du sud », et bien d’autres comme « L’honneur de la tribu », « Moissons d’acier », « De Hollywood à Tamanrasset » et « Fatima, l’Algérienne de Dakar ».

Il a également joué dans, au moins, une vingtaine de pièces de théâtre et avait même été assistant de metteur en scène de la pièce « Hia qalet ouana qolt » (Elle a dit et moi j’ai dit).

De par sa forte personnalité et ses qualités de comédien hors pair, Larbi Zekkal s’est distingué dans plusieurs pièces de théâtre dont « La mort d’un commis voyageur et « La règle et l’exception

“Décès brutal de l’artiste Larbi Zekkal”, article sur algerieautrefois.com (18/9/10)
“Larbi Zekkal tire sa révérence”, article de Abdelkrim T. sur elmoudjahid.com (18/9/10)

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