Le comédien et metteur en scène Robert Hossein est mort


Connu notamment pour avoir campé le rôle du comte de Peyrac dans le célèbre « Angélique, marquise des Anges », Robert Hossein est décédé à l’âge de 93 ans.

Robert Hossein le 17 mai 2018 au Festival de Cannes. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)
Robert Hossein le 17 mai 2018 au Festival de Cannes. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

Le comédien et metteur en scène Robert Hossein est décédé ce jeudi 31 décembre, a annoncé son épouse.

Monument du théâtre, il était connu pour avoir campé le rôle du comte de Peyrac dans le célèbre « Angélique, marquise des Anges », film de Bernard Borderie sorti en 1964 et suivi de plusieurs opus, ainsi que pour ses méga productions sur scène, dont son adaptation au théâtre des « Misérables » de Victor Hugo.

« Problème respiratoire »

Il est décédé « ce [mercredi] matin à l’hôpital », après « un problème respiratoire », a indiqué son épouse, la comédienne Candice Patou, confirmant une information du « Point ».

Toujours selon « le Point », il serait décédé « des suites du Covid-19 », ayant « contracté le funèbre virus lors d’une précédente hospitalisation ».

L’acteur avait fêté mercredi ses 93 ans.

Un défenseur du théâtre

« Du théâtre comme vous n’en verrez qu’au cinéma », prônait ce défenseur du théâtre destiné au plus grand nombre avec des superproductions comme « Un homme nommé Jésus », « les Misérables » ou encore « Notre-Dame de Paris ».

Né le 30 décembre 1927 d’un père iranien zoroastrien compositeur et d’une mère russe orthodoxe, Robert Hossein, né Abraham Hosseinoff, a grandi dans la pauvreté et décidé après la guerre, à 15 ans, de se consacrer à l’art dramatique.

A Reims, il fonde le Théâtre populaire et une école dont sortiront Anémone et Isabelle Adjani.

Robert Hossein avait été récompensé en 1995 par un Molière d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.

« Un sourire charmeur, un œil de velours »

Au cinéma, sa carrière s’étend de 1948 à 2019, donnant notamment la réplique à Brigitte Bardot dans « le Repos du guerrier » (1962) et devenant l’acteur fétiche de Roger Vadim (« le Vice et la Vertu » en 1963, « Barbarella » en 1968).

Il était un acteur devenu sex-symbol dans les années 1960 grâce au rôle de Joffrey de Peyrac dans « Angélique, marquise des Anges », qui le rend célèbre.

« Il a été acteur, auteur, metteur en scène, c’était le prince du théâtre populaire, on ne compte pas ses succès, il avait un sourire charmeur, un œil de velours, une belle voix : que d’atouts pour un homme qui avait le charme de Robert HOSSEIN – c’est normal puisque c’était lui ! », a réagi l’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob sur Twitter.

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