Les intermittents occupent toujours le Carreau du Temple à Paris et demandent du renfort



Samuel Churin donne le pourquoi de cette démarche dans un texte intitulé GUEULE DE BOIS.


Depuis vendredi 21 mars, le Carreau du Temple, situé à deux pas de la mairie du troisième arrondissement et à cinq minutes de la place de la République, est occupé  par des intermittents du spectacle, mais aussi par des intérimaires, des personnes précaires et des chômeurs.


Ils ne décolèrent pas : l’accord sur l’assurance-chômage, scellé vers minuit, vendredi 21 mars, entre les partenaires sociaux, est jugé comme une « véritable régression ». Et personne, ici, ne comprend les déclarations du ministre du travail, Michel Sapin, saluant dans un communiqué, « la responsabilité dont ont fait preuve » les négociateurs – syndicats et organisations patronales.

Cette occupation témoigne de la volonté d’élargir le mouvement à toutes les personnes précaires, et de ne pas limiter la médiatisation aux seuls intermittents. Dans un texte intitulé   Gueule de bois, le comédien et membre de la Coordination des intermittents et précaires, Samuel Churin, ne s’attarde pas seulement sur les annexes 8 (techniciens) et artistes (10) de l’Unedic. Ce 22 mars est « un jour de colère et de tristesse », dit-il : « Les conditions mêmes de ces “négociations” sont scandaleuses. Le Medef y est tout puissant : tout se passe dans son siège parisien et les seules propositions discutées sont les siennes. En fait de négociations, ce ne sont qu’interruptions interminables de séance leur permettant des conciliabules de couloirs et des arrangements bilatéraux hors de la salle, acceptés par tous les syndicats, à l’exception de la CGT, restée, elle, à la table des négociations sans voir personne ! Hier, vendredi, les négociations communes n’auront duré, au final, qu’un quart d’heure ! ».



Samuel Churin ajoute : « L’accord impose encore une régression des droits de tous les salariés fragiles qui cotisent, les chômeurs, les précaires (…). Ce sont 400 millions d’euros d’économie sur le dos des chômeurs. En période de crise, c’est un massacre », écrit-il.

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