Marianne Epin (promo 73)


Notre fidèle amie du Conservatoire, comédienne et metteur en scène talentueuse et passionnée, femme exemplaire, sensible et courageuse vient de nous quitter.. Immense tristesse.

Marianne avait des projets:
Après avoir joué cet été en Avignon L’étrange destin de Mr et Mme Wallace de Jean-Louis Bourdon sous la direction de Marion Bierry,
elle s’apprètait à mettre en scène “Bruler les voitures”de Matt Hardley
Deux saisons plus tôt, en 2015, elle avait monté et joué avec beaucoup de talent les Petits crimes conjugaux d’Eric-Emmanuel Schmitt et elle avait beaucoup souffert de ne pas avoir l’autorisation de reprendre ce très bon spectacle à Paris, une autre production du même texte lui ayant été préférée.”A.Heliot.

Elle fut l’élève d’Antoine Vitez et très vite toute la profession reconnait son talent, son espièglerie, son énergie et son intelligence .
Elle reçoit en 1984 le Prix de la Révélation du Syndicat de la Critique, puis le Prix Gérard Philipe. Elle sera nominée aux Moliere et n’aura de cesse de travailler, jouer les rôles principaux dans une cinquantaine de pièces, tourner pour le cinéma et la télévision . Après son passage à la Comédie Française (1986-1991), où elle fut une inoubliable Blanche de la force dans le Dialogue des carmélites,  elle devient directrice du Théâtre national de la Criée de Marseille au temps de Gildas Bourdet (1995-2001). 
Puis, tout en continuant à jouer, elle met en scène avec bonheur et succès
De 2008 à 2010: “Tous les Algériens sont des mécaniciens” au Théâtre du Rond-Point, au Théâtre des Bouffes Parisiens et en tournée avec Fellag. 

En 2011: “Petits chocs des civilisations” de Fellag, pour le Théâtre du Rond-Point en 2012 et en tournée.·        
En 2014: “Rappelez-moi le titre, déjà ?” de Jean Bois, festival des Mises en capsules au Ciné-Théâtre 13
En 2015: “Petits crimes conjugaux” de Eric-Emmanuel Schmitt, Comédie de Picardie, Amiens.

Elle construisait, elle édifiait : c’était sa réponse au cancer qui avait commencé de l’attaquer il y a vingt ans et contre lequel elle aura lutté avec un courage, une dignité qui forcent l’admiration.”
 Armelle Héliot.

Nous pensons à ses deux filles et à toute sa famille. 

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