MON ÂGE D’OR de et avec Natalie Akoun- mise en scène Olivier Cruveiller


 

 

 

 

 

L’histoire…

Je veux être une saltimbanque !

Ce cri du coeur de l’enfant que j’étais, je l’entends encore aujourd’hui résonner aussi intensément. C’est l’écho de mon enfance à Paris, mon adolescence, ma vie, jalonnées de toutes les chansons qui m’ont touchée en plein coeur.

Et choisie. Comme des amies. Des chansons qui sont les bornes, les panneaux indicateurs sur les chemins de l’existence. Mais la vie elle est quand même plusdif cile que dans les chansons ! …
Un panneau me guidait, même en plein brouillard, celui où était écrit en gros caractères le mot : THÉÂTRE.

 

 

«Parce que je dis «Je», on croit que je suis subjectif»

Marcel Proust

 

L’histoire…

Je veux être une saltimbanque !

Ce cri du coeur de l’enfant que j’étais, je l’entends encore aujourd’hui résonner aussi intensément. C’est l’écho de mon enfance à Paris, mon adolescence, ma vie, jalonnées de toutes les chansons qui m’ont touchée en plein coeur.

Et choisie. Comme des amies. Des chansons qui sont les bornes, les panneaux indicateurs sur les chemins de l’existence. Mais la vie elle est quand même plusdif cile que dans les chansons ! …
Un panneau me guidait, même en plein brouillard, celui où était écrit en gros caractères le mot : THÉÂTRE.

© Photo : Patricia Franchino

Note de mise en scène

Quand Nathalie m’a dit il y a 3 ans : « je me mets au piano », j’aurais dû avoir la puce à l’oreille. Puis, il y un an quand elle a recommencé à prendre sérieusement des cours de chants avec Vincent Leterme, j’aurais dû me méfier…Puis quand elle a rencontré Laurent Valéro, j’ai senti que ça devait arriver. Alors quand elle m’a dit ensuite qu’elle imaginait un spectacle plein de chansons finalement, je m’y attendais.

« Mon âge d’Or » (c’est donc le spectacle) était un machin bizarre, inclassable, fait de textes introduisant des chansons, ou le contraire, des chansons qui jalonnent l’histoire d’une femme qui raconte, pleine d’amour et de passion, son désir de théâtre, de musique, de vie d’artiste, accompagnée de deux musiciens. Et puis quand nous avons commencé à répéter, avec d’abord Vincent au piano, puis Laurent plus tard avec son violon, une évidence est apparue, il s’agissait d’une comédie musicale. Une comédie musicale où une femme nous faisait le récit d’une vie, simple mais remplie d’espoir et d’amour.

La scène : c’est chez elle, et dès lors, les musiciens ne sont plus desaccompagnateurs, mais des personnages faisant partie de l’histoire. Enconvoquant ses souvenirs, en commençant à chanter seule, à cappella aprèsavoir rangé quelques affaires, elle les invite et les entraine à participer à son récit, à devenir ses complices.

La scène du Théâtre-Cabaret des « Rendez-vous D’ailleurs » se prête parfaitement à l’intimité d’une telle entreprise. J’ai toujours pensé que les chanteurs n’avaient besoin que de leur corps comme décors, que seuls les éclairages étaient nécessaires à leur performance.

Un peu comme les clowns, ou les solistes. C’est pour cela qu’en pensant la mise en scène, nous avons décidé de nous passer de décors, à peine quelques éléments, un tabouret de couleurs différentes selon les époques (des périodes roses, jaunes, dorées), une valise, un porte manteaux, nous suf sent à imaginer le petit intérieur de cette femme…Et un piano demi-queue ! Un piano demi-queue sur la petite scène de ce théâtre, c’est un peu comme un éléphant endormi en lieu et place du mur séparant Pyrame et Thisbé : ça prend toute la place et ça ne bouge pas ! C’est donc lui le personnage central puisqu’il s’impose. On ne peut pas lecacher, alors il sera l’élément principal de l’espace. Il sera tour à tour lit, petite piaule, table, bar…Au gré des évocations. Eclairé avec finesse et talent par Pierre Peyronnet.

Quelquefois, des sons de villes, de métro, des voix marquantes se feront entendre. Ce sera la seule concession au son additionnel. Le reste des ambiances sonores sera musical et pris en charge entièrement par les musiciens.

Le travail le plus délicat a été celui de l’interprétation. Délicat non pas parce que difficile  mais parce que nous recherchions une certaine délicatesse, une finesse en un mot un raffinement. Il fallait trouver une convention, un code de jeux qui permette la plus grande liberté possible pour passer du parler au chanter, du dialogue entre les musiciens et l’actrice et les adresses au public… Etc. Nathalie s’est donc transformée en maçon au cours des répétitions, détruisant et reconstruisant en permanence ce fameux quatrième mur (que franchit allègrement au tout début Laurent et son violon en apparaissant du fond de la scène pour disparaître dans la salle ; comme un indice de ce qui va suivre). Cette liberté de l’artiste, c’est celle qui permet toutes les audaces.

J’ai insisté sur un point qui m’a semblé primordial : La légèreté. L’écueil du récit de souvenirs est de tomber dans une mélancolie suscitant une émotion poisseuse.
En écoutant Nathalie (son personnage de fiction) chanter et jouer devant moi, je voyais une femme qui certes nous parlait de son passé comme d’un refuge,  mais pour s’en libérer. Et pour cela il fallait qu’elle s’amuse de son histoire, qu’elle en fasse une comédie où elle regarde derrière elle en souriant, qu’elle voit la jeune fille qu’elle était avec tendresse et amusement, pour que le miroir de sa vie qu’elle nous tend ne reflète pas un paradis perdu. Ainsi nous avons trouvé (je pense) le ton juste de la nostalgie jubilatoire qui libère, qui apaise, qui rend le présent plus léger. Et puis, si quelquefois une larme af eure au coin de l’œil, ce n’est pas un drame, c’est une manifestation physique du passé, la preuve que l’on partage avec le personnage les mêmes souvenirs. Et je pense modestement que l’histoire simple d’un individu simple, qui raconte simplement sa vie, et parce qu’il n’y a rien de plus difficile à réussir que cette simplicité, et bien lorsque ces ingrédients sont réunis, c’est notre re et. Son histoire devient alors la nôtre et peut nous aider à comprendre qui nous sommes et ce que nous sommes.

Olivier Cruveiller

© Photo : Patricia Franchino

Note de l’auteur

Du plus loin que je m’en souvienne, aller voir des spectacles de théâtre et aller voir des récitals de chanteurs me procuraient la même sensation : un désir fou brutal et immédiat de partager la scène avec eux. Être à ma place de spectatrice était insupportable, plus ce que je venais de voir sur scène
était beau, plus mon émotion artistique me plongeait dans une sorte de tristesse dont je ne savais que faire, ma vraie vie me semblait fade tout à coup,insupportablement fade, et la vie dont je rêvais (comédienne ou chanteuse) me paraissait inaccessible. Je regardais par la fenêtre du grand salon l’affiche de Michel Fugain et le big Bazar, affiche qui a longtemps recouvert un chantier juste en face de l’appartement où j’ai grandi, je connaissais tous les visages de cette affiche che dans les moindres détails, voir tous ces artistes aux cheveux longs, aux habits colorés me faisait basculer ailleurs, je rêvais de partir sur les routes et de travailler sans relâche, déjà toute petite je rêvais d’avoir une vie de saltimbanque…(« Saltimbanque » de Maxime Le Forestier fait partie des dix- huit chansons que je chante dans le spectacle).

Les émissions de variété était notre rituel familial du samedi soir avec ma sœur et ma grand-mère pendant que mes parents allaient au théâtre voir des spectacle de Vitez , Mnouchkine, Jean Pierre Vincent…         Quand ils avaient adoré le spectacle ils nous y emmenaient le lendemain et le revoyaient avec nous. Le lieu qui a cristallisé tout cela a été La Cartoucherie de Vincennes, lieu miraculeux qui a traversé toutes les périodes de ma vie, où j’ai vu enfant et adolescente les plus beaux spectacles du monde, puis où j’ai joué plus tard, et où mes propres enfants ont tellement aimé nous voir travailler. Et a aussi été lelieu de notre mariage !

Depuis longtemps j’avais envie de chanter. D’ailleurs dans toutes mes créations les séquences chantées et dansées sont nombreuses, mais jamais « à part », toujours imbriquées dans le texte… (Les Madones, Une histoire de clés, La femme aux sandales d’été).                                                                                                                   Pour moi chanter au théâtre c’est continuer
sa pensée quand on ne trouve pas les mots ou quand on n’a plus forcément conscience de ce que l’on ressent. Comme une boite noire au fond de sa tête. Toutes les chansons que j’aime, qui m’habitent et m’accompagnent sont liées à un souvenir très personnel, à des vêtements particuliers (très important pour moi les vêtements, les coiffures que l’on porte en écoutant une chanson, ces détails-là me restent gravés à jamais et font corps avec la chanson).

Ce spectacle s’adresse à une personne que je ne connais pas, qui ne me connait pas, et pourtant comme par magie elle se sent immédiatement de ma famille , sent qu’elle a partagé les mêmes rêves, les mêmes doutes, et comme moi a été surprise par la vitesse du temps. Car plus un souvenir est personnelet détaillé, plus le spectateur y superposera son propre lm. Tout au long duspectacle, et ceci dès la première seconde, le spectateur calque sa propre page qui se fond avec la mienne, une dimension universelle côtoie des tas de vies minuscules, c’est pour cela que les gens sembles touchés en plein cœur. Je l’ai éprouvé en le jouant, j’ai vu combien la simplicité du texte, l’extrêmerigueur du travail musical avec Vincent Leterme, la façon dont lesarrangements musicaux me portent et mettent en valeur ce projet, la pureté de la mise en scène et l’authenticité de la démarche ont fait de ce spectacle unspectacle euphorisant, généreux, délicat, émouvant, chatoyant. Et gonflé.
Le regard du metteur en scène sur nous trois a donné à ce projet une couleurdont je n’avais pas idée en l’écrivant. Olivier m’a poussé dans un registre humoristique qui m’était inconnu encore, je parle de l’invention théâtrale detoute la série de personnages qui ont jalonné ma vie, trouver une gestuellepour chacun (membres de ma famille), un accent (une chanson de Renaud)…Dès le début du spectacle la convention qui illustre chaque personnage est d’emblée posée, d’où la jubilation de les retrouver au détour d’une situation, les spectateurs sont amusés et contents de reconnaitre chaque personnage juste à l’évocation d’une mimique ou d’un geste.
J’ai été confronté à beaucoup de difficultés technique (passer du texte à la chanson dans la même tonalité en fait partie), j’ai douté forcément, pendant que je travaillais sur le plateau je ré échissais en même temps à l’écriture, à la construction, à un mot qui ne sonnait pas comme je voulais… Le maitre-mot d’Olivier a été dès le début : jouer comme si j’invitais le public dans mon salonou ma cuisine, bouger sur scène comme dans ma maison, ne jamais être en représentation, en un mot être libre, tout me permettre. C’est cette vision qui a donné au spectacle une dimension réellement drôle, pétillante et touchante à la fois, et que le spectateur est en fusion avec moi dès les premier mots.

Dès le début du travail avec Vincent Leterme, j’ai été convaincue d’une chose : je voulais qu’il soit un vrai partenaire de théâtre, pas qu’un accompagnateur. Notre entrée au début du spectacle où je m’adresse à
lui en lui chantant « trois petites notes de musique » est une scène trèscinématographique, douce, légère et profonde à la fois, pleine de charme.
Dès son entrée une relation forte se crée entre nous, cette complicité donne une puissance supplémentaire au spectacle, nous chantons même quelques chansons en duo… J’avais envie aussi que le piano soit très présent, que l’objet piano soit une réponse à la parole, au texte parlé. Musicalement comme physiquement. Ce piano devient même pour un bon moment ma petite chambre d’étudiante où un garçon peut entrer, reprendre en duo une chanson que je chante dans mon lit , ou pour me jouer un air de violon lorsque je vais m’endormir en apprenant mes scènes pour mon cours de théâtre (magnique traversée de Laurent Valero au violon quand je suis endormie sur le piano). Le piano devient pendant deux chansons un petit théâtre à lui toutseul puisque je suis assise dessus comme un petit oiseau voulant rejoindre sonpetit poisson (« Un petit poisson ») chanson de Juliette Gréco), puis allongéede tout mon long comme dans mon lit en chantant une chanson d’AnnaKarina (« Jamais je ne t’ai dit »)

La participation de Laurent Valero est devenue de plus en plus importante au fur des répétitions, au début il m’a fait travailler le phrasé, le rythme… ( le travail musical avec Vincent et Laurent se complétait tout en étant très différent), puis on s’est vite rendu compte avec Olivier qu’il fallait qu’il soit aussi sur scène, c’était évident. Et cela donne des moments à trois qui tombent du ciel sans qu’on l’attende, où la magie déboule avec bonheur grâce à nos trois corps dans l’espace, où nos trois présences ont du sens, où nos trois présences créent des images joyeuses et belles.

Ce spectacle ne parle que d’Amour et de Théâtre finalement.

Ma rencontre avec le Théâtre a une immense place dans la construction de ce projet, c’est un spectacle sur la naissance d’une vocation, d’un regard émerveillé sur l’état d’être artiste. Car être artiste est un état permanent, pas de cloison , tout fait Théâtre en somme… Ce spectacle démarre sur ma première colonie de vacances où je participe aux veillées de théâtre des « grands » où je joue des petites scènes de théâtre et chante des chansons devant les autres enfants (« Trois petites notes de musique ») , et se termine par mon entrée au Conservatoire de Paris (« Seuls au monde » de Julien Clerc), en passant par les spectacles qui ont marqué ma vie. Des spectacles auxquels je pense chaque jour, où la simplicité d’un choix de mise en scènepeut ouvrir des portes sur tout « les possibles » sur un plateau. Quand on touche du doigt que tout est possible sur scène alors la vie devient très belle. Enfin, ce spectacle est aussi une déclaration d’amour à Paris, où ma vie n’aurait évidemment pas été ce qu’elle est si j’étais née ailleurs. (Bien que je commence et termine le spectacle par l’évocation de l’Algérie, d’où viennent mes parents Juifs Pied-Noir.) C’est une longue déambulation dans le temps, de ma première fête de l’Huma sur les épaules de mes parents en mangeant des hot-dog avec ma sœur, jalonnée de toutes les chansons qui m’ont accompagné, en passant par tous les quartiers de Paris où je me sens chez moi… à condition qu’ils soient au soleil !

Ce spectacle, c’est comme si je le jouais et chantais à l’oreille de chacun, j’invite chaque spectateur à entrer dans ma vie dans maison dans ma tête, et chacun d’eux en ressort avec la sensation que je viens de leur parler d’eux, à eux, que je viens de leur jouer et chanter leur histoire, avec pudeur humouret légèreté. Sans esbrouffe. Le spectateur nous suit dans cette belle histoire qui devient la leur, et passe sans arrêt de l’émotion au rire. Sans s’attarder surl’émotion.
C’est une histoire de tendresse et d’amour inconditionnel. Une histoire toute en chansons.

Natalie Akoun

Natali Akoun

Formée au Théâtre des quartiers d’Ivry, à l’école de Chaillot, puis au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Natalie Akoun joue sousla direction de Michel Dubois et Claude Yersin à la Comédie de Caen, de Viviane Théophilides au

Théâtre Ouvert, de Jean-Louis Thamin ( l’Etourdi de Molière), de Paul-Emile Deiber (Crime et Châtiment), de Bernard Sobel (La bonne âme de Se Tchouan), de Gilberte Tsaï, de Joël Jouanneau, de Daniel Mesguich, d’Olivier Cruveiller (La forme d’une ville, Une histoire de clés), de Jean Dalvel (Nina c’est autre chose),

de Jean-Louis Benoit, de Philippe Lanton à l’Epée de Bois… Elle danse et écrit avec le chorégraphe Philippe Jamet dans « Je t’aime toi » au Théâtre du Merlan à Marseille et à la Cité Universitaire.

Elle travaille au cinéma avec Emmanuelle Cuau et Coline Serreau.

Elle met en scène des pièces de Philippe Minyana mais c’est aux rencontres à la Cartoucherie qu’ellecommence à écrire ses propres projets et elle monte sa Compagnie avec Olivier Cruveiller en 2002.

Elle écrit (Editions de l’Avant-scène) et met en scène Les Madones au Théâtre de la Tempête, puis écrit Une histoire de clés (mise en scène d’Olivier Cruveiller) qu’elle crée au Théâtre de l’Atalante puis en tournée en France (Théâtre de La Criée, Colmar, Strasbourg, TOP, Rueil, Théâtre de La Commune d’Aubervilliers, Théâtre du Lucernaire, Petit Montparnasse, Ciné 13 …) et à l’étranger (Montevideo).

La femme aux sandales d’été sa troisième pièce est en cours de production. (avec Michel Bompoil, Olivier Cruveiller, Luce Mouchel, Natalie Akoun).

Mon Âge d’Or est sa dernière création, ce spectacle est mis en scène par Olivier Cruveiller, elle y partage la scène avec le pianiste Vincent Leterme et le violoniste Laurent Valero.

Olivier Cruveiller

Formé au Conservatoire National supérieur d’Art Dramatique, il a joué récemment au théâtre :

12 hommes en colère de Reginald Rose, La révolte de Villiers de L’isle-Adam, Vétir ceux qui sont Nus de Pirandello sous la direction de Charles Tordjman, Raguenau dans Cyrano de Bergerac mis en scène par Georges Lavaudant, Ploutos(qu’il a adapté) et Orchestre Titanic mis en scène de Philippe Lanton, Sous La Ceinture, mis en scène par Delphine Salkin; La Tempête et le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, mis en scène également par Georges Lavaudant et La Passion selon Jean mis en scène par Jean -Yves Ruf. Il a travaillé sous la direction de nombreux metteurs en scène tels que Josanne Rousseau, Gilberte Tsaï, Stuart Seide, David Géry, Bernard Sobel, Denis Podalydes, Christophe Perton, Stephane Braunschweig, Gildas Bourdet, Jean-Pierre Vincent, Antoine Vitez, Aurélien Recoing, François Rancillac, Nathalie Fillion, Jean Jourdheuil, Ewa Lewinson, Philippe Adrien, Éric da Silva, Jean Romain Vesperini…

Il met en scène en 2005 “Une Histoire De Clés” de Nathalie Akoun, en 2008 “Bar de Spire Scimone ” au Centre dramatique de Nancy et “La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains”de Jacques Roubaud au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers en 2007. Et donc met en scène en 2020          « Mon âge d’Or » de Nathalie Akoun .

Sur les écrans on le retrouve dans la série Eden réalisée par Dominik Moll, Caprice d’Emmanuel Mouret, dans Carlos d’Olivier Assayas, Drift-away de Daniel Sicard, Lol de Lisa Azuelos, Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel. Également à la Télévision dans La Rupture réalisé par Laurent Heyneman, Le Bal des Secrets, réalisé par Christophe Barbier. Il a tourné aussi entre autres pour Olivier Dahan, Emmanuelle Cuau, Jacques Rivette, Nicole Garcia, Philippe Lioret, Liria Begeja, Hervé Leroux, Frank Nicotra, Sophie Fillières, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch, Jean-Louis Bertuccelli, , Edouard Niermans, Joelle Goron.

Laurent Valero

Musicien, poly-instrumentiste (alto, violon, flûtes à bec et bandonéon). Participe au spectacle de Natalie Akoun Mon âge d’or (mise en scène Olivier Cruveiller).

En 2019, il crée le spectacle John Greaves / French Répertoire aux côtés d’Annick Cisaruk, David Venitucci et Cinéma / Ciné-mot / Les mélodies du grand écran avec Isabelle Bonnadier, Laurent Desmurs et Thierry Leu. Il fait des concerts et des tournées avec le pianiste et compositeur John Greaves avec lequel il enregistre plusieurs albums dont le dernier est une reprise de l’album Rock Bottom de Robert Wyatt avec le North Sea Radio Orchestra. Des concerts en Italie, à Londres, à Bruxelles…

Comédien-musicien dans Amor mi amor de Caroline Weiss et dans plusieurs créations du Théâtre de la Girandole (direction Luciano Travaglino et Félicie Fabre) pour des spectacles tout public et jeune public.

Depuis 1989, il est violoniste et flutiste du groupe de musique traditionnelle Tournevire (5 albums enregistrés à ce jour) et directeur artistique de l’ensemble de musique baroque Sylène.

Laurent a partagé la scène avec Luce Mouchel, Olivier Mellano, Annick Cisaruk, Jeanne Added, David Lewis, Scott Taylor, Isabelle Bonnadier, Yara Maizel, Hélène Bréchand, Matthieu Rabaté, John Greavess, Belle du Berry, Sylvain Daniel, David Aknin, Silcain Vanot, Vincent Leterme, Natalie Akoun… Il travaille aussi pour le cinéma (acteur-musicien pour la France de Serge Bozon aux côtés de Sylvie Testud et Pascal Grégory. Il interprète la musique de plucieurs films de Thierry Binisti pour la télévision : La bicyclette bleue, Passion interdite, Au bout du rouleau, Le coeur du sujet…

Il est le producteur et directeur artistique de deux albums de bandonéon solo avec Rodolfo Montironi et Olivier Manoury pour le label Signature de Radio- France. Enfin il est producteur d’émissions musicales pour France-Musique et Fip depuis 1993.

Vincent Delerme

 Formé en piano et accompagnement au CNSMDP, Vincent Leterme consacre une grande partie de  ses activités de concertiste à la musique de son temps (nombreuses créations, collaborations et enregistrements avec des compositeurs comme Georges Aperghis, Vincent Bouchot, Allain Gaussin, Bruno Gillet, Jean Luc Hervé, Martin Matalon, Gérard Pesson, Jacques Rebotier…).

Passionné de musique de chambre, il est membre de l’ensemble Sillages. Il est régulièrement invité parl’ensemble Zellig et est aussi le partenaire régulier de chanteurs comme Edwige Bourdy, Rodolphe Briand, Chantal Galiana, Vincent Le Texier, Donatienne Michel Dansac, Lionel Peintre…

Très investi dans le théâtre, il est professeur au département voix du CNSAD et prend part, comme pianiste et parfois acteur, à de nombreux spectacles avec des metteurs en scène tels que Peter Brook, Georges Aperghis, Mireille Larroche (nombreuses collaborations avec la Péniche Opéra) Frédéric Fisbach, Julie Brochen, Benoît Giros, Véronique Vella, Eric Ruf…

Par ailleurs il écrit de nombreuses musiques de scène, notamment pour la Comédie Française (Don Quichotte, Le Loup, Les joyeuses commères de Windsor, Peer Gynt (prix de la critique), Psyché, Georges Dandin, Le cerf et le chien, La vie de Galilée).

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *