Pat (Patrice) CAMBONI


Compagnon d’armes et complice de François Rostain, co-fondateur de la Salle d’armes, ses obsèques auront le jeudi 21 mai à 13h, salle de la Coupole, au crématorium du Père Lachaise

Pat s’est endormi
pour l’éternité. Il voyage
maintenant dans les étoiles
et a sans doute rejoint notre
frère Cyrano dans la Lune.

Il avait l’escrime dans ses gênes, fils et petit fils de maître d’armes, à cinq ans le petit Patrice avait déjà le fleuret à la main. Suite logique, la compétition avec plusieurs titres de Champion de Lorraine et bien sûr la Maîtrise d’armes à l’INSEP. C’est dans ce haut lieu du sport que je l’ai rencontré dans les années 80, le sabre et le fleuret à la main.
Nous avons rapidement compris que nous avions la même conception de l’escrime et en 1989 nous sommes partis dans une belle aventure humaine et artistique.

Chez Pat, il y a l’enseignant, le chorégraphe, le comédien.
L’escrime est tradition avant tout, si on veut qu’elle perdure il faut qu’elle évolue, qu’elle continueà être dans un mouvement ascendant. C’était le cas, sa formation classique lui a permis de donner à ses élèves comédiens cette base indispensable qui permet de  sentir, comprendre l’escrime scénique.
Cet enseignement il l’a dispensé pendant de nombreuses années à l’École du Passage, à la Cité Internationale Universitaire, à L’ENSATT, à l’École National d’Art Lyrique de l’Opéra Bastille, dans d’autres lieux prestigieux et bien sur à la Salle d’armes de la Tour d’Auvergne. Il a également enseigné les Arts martiaux au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.
En 1992, nous avons créée la section d’escrime de spectacle au sein du fameux Club d’Escrime de la Tour d’Auvergne. Que de souvenirs, de joie, de travail, de fêtes, les centaines d’élèves qui y sont passés depuis vingt trois ans peuvent en témoigner. Plus qu’une salle d’armes, ce fut un lieu de création, de convivialité ; de bonheur tout simplement.
Depuis maintenant quelques années  il avait fondé une section d’Escrime Médiévale qui est un véritable succès. Succès qui perdure car la relève est assuré.
Le chorégraphe était de la même trempe (une lame bien trempé est une lame à la fois souple et ferme).
Sa particularité, sa « patte » se caractérisait par le réalisme de ses combats ; qu’ils soient drôles, violents, durs… Tout cela, bien sûr, dans la sécurité la plus totale.

Je ne citerai pas tous les metteurs en scène de renom avec lesquels il a travaillé, parmi eux : Pierre Pradinas, Robert Hossein, Jacques Nichet, Jean-Marie Lecoq, Jean-Louis Martin-Barbaz, Didier Long, Doneclan Donnellan, Carlo Boso, Thomas Le Douarec, et tant d’autres…
Le comédien.
Pour moi il restera éternellement le « vigile » de « Moi d’Artagnan dans son Ultime Répétition » belle aventure loufoque où Pat s’est révélé un clown hors pair. Il jouait aussi dans les pièces pour lesquelles il chorégraphiait les combats, je citerai bien sûr Pierre Pradinas, Jean‐Marie Lecoq.

Salut Pat, tu connais maintenant les secrets de toutes les bottes secrètes, tu vas y emmener la tienne, celle d’un gaucher de grand style.
Honneur aux armes, Respect au Maître.

François Rostain

 

La cérémonie des obsèques de Pat aura lieu le jeudi 21 mai à 13h, salle de la Coupole, au crématorium du Père Lachaise.
Puis nous l’accompagnerons au caveau.
Si vous désirez vous exprimer pendant la cérémonie, vos initiatives : poème, anecdote, chant, musique… sont les bienvenues.

Ensuite je vous propose de nous retrouver à la Salle d’Armes vers 15h.
Là, nous partagerons dans l’amitié ce que chacun aura apporté ( boissons, victuailles, etc).
Je vous embrasse.

François

N’hésitez pas à faire passer le message, merci.
 

 

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