Pierre ROUDY


Pierre ROUDY, professeur agrégé d’anglais, romancier, auteur dramatique, critique, directeur de l’ENSATT de 1970 à 1991 est décédé le vendredi 24 août 2012

 

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LA RÉGIE THÉÂTRALE est un art difficile
et les régisseurs forment la cheville ouvrière du spectacle vivant.
Maître Jacques, il doit veiller à tout, aux petites choses qui font qu’un spectacle marche, comme aux grandes.

Technicien au plus haut niveau, il doit également être un artiste, attentif aux changements d’humeur de celui-ci, de celle-là ; savoir prévenir les heurts, gommer les susceptibilités blessées, rassurer, encourager.
Bref, il doit participer au rêve collectif partagé par ceux qui font le spectacle et par ceux qui le voient.

Certains grands metteurs en scène ont préféré se parer du terme de régisseur.
On les comprend : ce terme régir est régalien, sans aucun doute,
mais il fleure également l’artisan, le travailleur, celui qui vit pour son métier et de sa foi.

Pierre Roudy (La Régie téâtrale – Editions du club zéro) 

Pierre ROUDY, directeur de l’ENSATT de 1970 à 1991, nous a quittés vendredi 24 août 2012.

Pour mémoire, Pierre ROUDY a été nommé Proviseur de l’établissement fraîchement transformé en lycée technique en juin 1969.
 Il a dès lors collaboré avec Jean MEYER devenu Directeur artistique à cette occasion, puis en 1979 pendant une courte période avec Jean DESCHAMPS et enfin, à partir de 1980, Jacques TOJA, administrateur de la Comédie Française, qui présidera le nouveau conseil artistique de l’école.
Sous sa direction ont lieu, d’une part une profonde refonte des grilles pédagogiques, d’autre part la recherche et l’acquisition d’une salle de spectacle faisant cruellement défaut à l’établissement à cette époque (le Théâtre 347 de l’impasse Chaptal).

Plusieurs pages du livre L’École-Théâtre relatent l’action de Pierre ROUDY à la tête de l’établissement.

Les obsèques civiles ont eu lieu à 10h30 le vendredi 31 août 2012 au cimetière Montparnasse à Paris

Hommage à Pierre Roudy

La cinéaste Nelly Kaplan salue la mémoire de l’auteur dramatique Pierre Roudy, disparu le 24 août dernier, aux côtés duquel elle siégea à la Commission du contrôle du budget de la SACD.

En souvenir de Pierre Roudy

«Contrôler un budget» n’est pas une tâche d’une gaieté rare, mais l’avoir assumée à plusieurs reprises au sein de ma chère SACD est tout à fait différent. Défendre l’intérêt des auteurs, lors de réunions franches et conviviales auprès des membres de l’Administration et des représentants de toutes les branches de la Création, m’a apporté une vision plus nette des problèmes nombreux auxquels nous sommes confrontés quotidiennement.

Cela m’a aussi permis de rencontrer Pierre Roudy, d’apprécier sa courtoisie et sa lucidité dans cette lutte permanente pour défendre, depuis Beaumarchais, les créateurs et leurs droits.

Romancier, homme de théâtre, critique aussi lucide que passionné, il possédait une dose radioactive d’humour et une curiosité toujours en éveil. Ses recueils : «Farces bonnes et joyeuses du Moyen-Age»; «Poèmes politiques, érotiques et libertins de temps anciens». Contribution à l’étude des mœurs ou encore sa «Chronique du Temps qui pleure et qui rit. Chronique d’une enfance éperdue», contribution très personnelle à son incessante recherche du temps retrouvé, se lisent avec le plus grand plaisir. A l’égal de ses romans, ses pièces théâtrales et ses ouvrages critiques.

Depuis la Voie Lactée d’où il contemple, tendre et ironique, les avatars de la rue Ballu, Pierre Roudy ne cessera de nous charmer.

Je salue sa mémoire avec amitié.

Nelly Kaplan

Bibliographie

 

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