Procès verbal de l’AG du 5 mars 2007

L’an deux mille sept, le cinq mars, à dix-huit heures trente minutes, les membres de l’Association des anciens élèves du CNSAD se sont réunis en Assemblée Générale Ordinaire, au Théâtre du Conservatoire (2 bis rue du Conservatoire 75009 à Paris), sur convocation de la Présidente Yveline HAMON et du Secrétaire Général Jean-Pierre JACOVELLA.

Le présent procès-verbal comporte :

– un rappel de l’ordre du jour
– un compte-rendu du déroulé de l’Assemblée Générale

A partir de 18h30, les adhérents ont eu la possibilité de renouveler leur adhésion, et de voter. Il a été également procédé à l’adhésion des nouveaux postulants. La clôture du scrutin ayant été fixée à 19h30, le dépouillement a pu se faire pendant le déroulement de l’Assemblée en présence de Martine VARENNE-CAILLARD, assesseur surveillant le bon déroulement des opérations, par Marie-José HUBERT, Rébecca FINET, Marianne BORGO et Anna GAYLOR.

RAPPEL DE L’ORDRE DU JOUR

  • Ouverture de l’Assemblée Générale Ordinaire.
  • Discours de la Présidente. Bilan.
  • La parole du Secrétaire Général (Lecture des anciens et des nouveaux articles des statuts modifiés).
  • Rapport financier par la Trésorière Adjointe.
  • Rapports des commissions :
    – Pierre FOREST
    – Martine LOGIER
    – Emmanuel de SABLET
    – Nicolas MOREAU
    – Catherine GANDOIS
    – Daniel MARTIN et Alain MARCEL
  • Proclamation du nouveau Conseil d’Administration
  • Mot de conclusion de la Présidente
21H45  Clôture de l’Assemblée Générale et pot de l’amitié.Il a été prévu de communiquer la composition du nouveau Bureau pendant le pot de l’amitié.

PROCES-VERBAL

L’Assemblée Générale Ordinaire a été déclarée ouverte par le Secrétaire Général à 19h45. Elle a débuté par LE RAPPORT MORAL de la Présidente (voir le discours de la Présidente).

La Présidente a ensuite passé la parole à Jean-Pierre JACOVELLA qui à son tour a affirmé sa fierté d’avoir travaillé à ses côtés. Il a transmis à l’Assemblée les vœux d’amitié et de chaleureuse affection du Trésorier absent  René MOUTTAPA.

Jean-Pierre JACOVELLA a fait, en les lisant, un rappel des anciens et des nouveaux articles des statuts modifiés pour lesquels les adhérents étaient appelés à voter. Il a également rappelé que les adhérents avaient à se prononcer sur l’éventuel changement du nom de leur Association. La nouvelle proposition étant : « Rue du Conservatoire » (Association des anciens élèves du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris).

Il passe ensuite la parole à Colette NUCCI, la Trésorière Adjointe, responsable du RAPPORT FINANCIER en l’absence de René MOUTTAPA. Elle précise que nous avons actuellement en banque, uniquement par les adhésions, la somme de 3983,78 €, et, déposée sur un livret bleu par René MOUTTAPA, la somme de 3068 €. Pour les dépenses, Colette fait part à l’Assemblée de la mensualité de 358,80 € TTC allouée à l’association “Le Chant des cigales “pour rémunérer Emmanuel de SABLET, l’administrateur du site Internet, sur la base d’un salaire brut mensuel de 200 €. Elle rappelle que c’est un travail colossal et qu’il y consacre énormément de temps. Elle informe qu’un abonnement SFR a été souscrit pour la somme mensuelle de 26,40 €, cette ligne étant entièrement dévolue à la commission « Relations avec les adhérents ». Colette ajoute que d’autres dépenses concernent essentiellement divers remboursements (téléphone, timbres, photocopies, et…) aux membres du Conseil d’Administration et à certains responsables de commissions, sans oublier les pots annuels des Assemblées Générales Ordinaire et Extraordinaire. Elle annonce que le Conseil d’Administration a décidé d’allouer la somme de 150 € à Martine LOGIER afin qu’elle puisse développer son projet DOM TOM  dont elle va parler lors de son intervention. Dernière dépense à signaler : la prime d’assurance annuelle.
Avant de repasser la parole au Secrétaire Général, Colette présente Virginie MERY, ancienne élève du Conservatoire, qui accepte provisoirement d’assurer bénévolement l’administration de l’Association. Elle prévient l’Assemblée qu’il faudra envisager de la rémunérer dans l’avenir.

Jean-Pierre JACOVELLA passe la parole à Pierre FOREST qui rappelle qu’il s’est occupé pendant deux ans de la Commission SOLIDARITE, dont il passe la responsabilité à Catherine ECKERLE, Sophie LOUCACHEVSKY et Nadine DARMON. Il rappelle qu’il y a eu au départ beaucoup de monde sur cette Commission et pas mal d’idées. La première ayant été d’officialiser la mise en place des « Rendez-vous du Berkeley », chaque 1° et 3° mardi du mois. Ces rendez-vous ayant pour objectif de faire se revoir ou se rencontrer, d’une manière très conviviale, les adhérents et futurs adhérents de l’Association. Il fait part à l’Assemblée de la présence permanente de Martine VARENNE-CAILLARD à ces rendez-vous. Une autre idée : la bourse aux ordinateurs. Certains adhérents n’en ont pas, et par conséquent, il ne leur est pas possible de consulter Internet. D’autres, souhaitent moderniser leur installation, et donc se séparer de leur ancien matériel, qui pourrait alors être récupéré par les premiers. Pierre dit qu’au cours du pot de l’amitié, il se promènera parmi les adhérents et relèvera les noms des donneurs et des acquéreurs. Il nous présente Philippe NAUD, représentant de « La rose du Prince », association de sponsors. Trouver un peu d’argent pour pouvoir faire des activités est primordial. Le contact est établi avec Philippe, il a été positif, il faut le développer !

Jean-Pierre JACOVELLA passe la parole à Martine LOGIER, qui commence par le bilan de la Commission Inter-Générations.

Mise en place des « Labos-Lectures ». Lecture de la première pièce de Laurence JEANNERET et de son compagnon Bruno LASSALLE. Martine dit que cela s’est très bien passé, qu’il y a eu réunion de plusieurs générations, que l’échange a été généreux et sans aucun doute bénéfique pour les auteurs. D’autres labos-lectures sont en vue. Elle rappelle que les lectures se passent dans des appartements et que les pièces sont lues par des comédiens  de l’Association.
Mise en place des « Ateliers d’un jour », ateliers qui consistent à mettre en relation les metteurs en scène avec les comédiens de l’Association. Un premier Atelier aura lieu en Avril, chez Jean-Paul DENIZON qui a la gentillesse de prêter sa salle. Ce premier rendez-vous durera à peu près 3 jours. (Les ateliers s’appellent «  ateliers d’un jour » pour que l’on comprenne bien qu’il ne s’agit pas de stages de 2 ou 3 semaines !)
Constatant la déprime générale ambiante dans notre société, Martine suggère d’organiser des randonnées pédestres. Martine fait une annonce «  Nous recherchons des leaders pour établir les itinéraires ». Elle dit, qu’étant née à Saint-Etienne elle a toujours baigné dans le foot, et que très logiquement, elle a pensé à créer une équipe de foot avec les adhérents de l’Association qui pourraient le désirer.
Martine fait aussi appel à celui ou celle qui souhaiterait prendre sa place en tant que responsable de la commission inter-générations, puisque, si elle est réélue au Conseil d’Administration, son poste d’Administratrice ne l’autorisera plus à diriger une Commission.
Martine LOGIER fait ensuite part de son projet de « proposition de création d’une classe préparatoire au Consevatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans les DOMTOM ».
Extraits de l’intervention de Martine :
« … Le Théâtre est la représentation du monde avec ses questions. Il y va de l’intérêt de la France, pour la richesse de son Théâtre et de son Cinéma, que la totalité de sa population soit représentée avec force et qualité.
Le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique a longtemps été un vivier d’acteurs pour la Comédie Française, dont le répertoire classique ne laissait aucune place aux acteurs de couleurs.  Pour les populations des régions françaises d’Outre-mer, non représentées, l’identification avait là aussi du mal à se faire. Ni souhaités, ni invités, les jeunes n’envisageaient même pas de se présenter à un tel concours d’entrée.
On constate, à l’évidence, lors de nos assemblées générales que la diversité des couleurs n’est pas au rendez-vous, surtout chez nos anciens !
Aujourd’hui, même si la situation a changé au Conservatoire, à la Comédie Française et dans bon nombre de structures théâtrales, il reste encore beaucoup à faire.
Nous devons bien reconnaître que la République n’a pas su porter un regard suffisamment attentif sur nos compatriotes de nos lointaines régions françaises. (je parle bien sûr de nos compatriotes acteurs). Certains, constatant le désintérêt qui leur était infligé, se sont expatriés aux Etats Unis, et ont réussi à s’y faire une place.
Heureusement, il y a eu des exceptions et c’est tant mieux !
Mais, pourquoi encore parler d’exception ?
Ces dernières années, en France, le café-théâtre, la télévision, le cinéma ont porté des acteurs de couleurs aujourd’hui connus. Mais, c’est bien grâce au cinéma américain et aux séries télévisées que nous nous sommes habitués à apprécier des acteurs de couleur noire qui sont aujourd’hui des vedettes célèbres dans le monde entier.
De notre côté, qu’avons nous fait ? Où sont les Morgan Freeman ?
Sur les scènes des théâtres français métropolitains : c’est encore plus compliqué ! Nous devons observer la difficulté, pour des productions privées, de trouver des acteurs français de couleur, avancés en âge, susceptibles de porter des projets. Alors que la Nation en porte en son sein depuis des siècles.
D’autre part, le désintérêt pour ces régions a engendré un déficit sur le plan de la formation artistique. Certains responsables de structures m’ont fait part de leurs réels problèmes de formation et de leurs conséquences. Les compagnies régionales manquent de professionnalisme. Remédier à tous ces problèmes permettrait d’accueillir un public exigeant.

Le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique est non seulement une grande école, mais il est aussi un symbole de la culture. L’Association de ses anciens élèves fait aussi partie du Patrimoine Culturel Français. La création dans les DOM-TOM d’une classe préparatoire à l’entrée au CNSAD, au même titre que des classes préparatoires aux grandes écoles telles que SUP DE CO et HEC symboliserait cette appartenance à l’identité française et citoyenne.
Certes, l’enseignement culturel n’a pas, à priori, directement le même impact économique, mais il a fait preuve quant aux liens qu’il suscite entre le populations.
Avant de ma lancer plus ouvertement, j’ai parlé de cette idée à différentes personnalités artistiques de ces régions, et j’ai reçu un accueil plus qu’enthousiaste, d’autant plus enthousiaste que cette proposition est la voix d’anciens élèves.

La jeunesse a besoin de signes forts pour se sentir entendue et reconnue.
L’existence d’une classe préparatoire dans les DOM.TOM serait une mise en lumière du potentiel artistique des jeunes. Elle permettrait une passerelle entre cette jeunesse créative artistique de ces lointaines régions françaises et celle de la métropole.
Outre le répertoire classique enseigné, elle permettrait aussi aux auteurs contemporains de ces régions d’être plus largement entendus. Grâce au travail de ces jeunes élèves, ces textes nous deviendraient vite familiers.
Cette classe préparatoire permettrait aussi de prendre en compte la culture, l’histoire de ces régions.
D’une façon plus pragmatique, la sélection faite à l’entrée de cette classe, ainsi que l’exigence de son enseignement, permettraient de calculer, au mieux, les risques que coûterait la tentative de ce concours d’entrée au Conservatoire de Paris.
Ce concours d’entrée pourrait se jumeler avec un voyage de fin d’études à Paris, voyage qui favoriserait les rencontres entre élèves, professeurs, metteurs en scène, et pour certains, la découverte de la capitale et de ses théâtres.
Plus la formation allouée dans cette classe sera de qualité, plus elle donnera de valeur au cursus de l’artiste. Il est bien entendu que le personnel formateur de cette école devrait être recruté dans les régions.
L’Association des Anciens Elèves du CNSAD pourrait porter à son actif la formation de ces formateurs, en établissant des modules de formation qu’elle proposerait aux différentes structures.

Notre Association est jeune. C’est en prenant, très tôt, une position sur de tels sujets qu’elle signera une orientation d’avenir ouverte sur la diversité et la mixité des cultures qui font la richesse de notre pays, car il s’agit bien de nos régions françaises et de citoyens français ! ».

Martine annonce qu’un rendez-vous avec Claude STRATZ est proche pour parler de ce projet, et que, Yveline HAMON a pris rendez-vous avec Thierry PARIENTE pour déposer le dossier au Ministère de la Culture.

Martine ajoute qu’elle travaille sur ce projet avec Jacques ROSNER ancien Directeur du Conservatoire.

Après avoir remercié Martine LOGIER, Jean-Pierre JACOVELLA passe la parole à  Emmanuel de SABLET pour son rapport à propos du site.
Il rappelle d’abord que le site est en ligne depuis le 24 juillet dernier, soit depuis 7 mois.
Au mois de février, il y a eu une moyenne de 110 visites par jour soit plus de 3000 visites par mois, en provenance d’une quarantaine de pays. Le site est bien plus visité par des gens extérieurs à la profession que par les anciens élèves du Conservatoire par exemple. En fait, Emmanuel veut attirer l’attention de l’Assemblée sur le fait que le site est visité par les internautes du monde entier, et qu’il faut quand même le savoir avant d’y faire paraître une information quelle qu’elle soit.
La durée moyenne d’une visite est de 5 minutes, et les gens visitent,  entre 6 et 10 pages.
45% des visites concernent l’Annuaire, 15% les informations, 10% les actualités des adhérents, 10% la page d’accueil, et le reste se partageant dans les 20% restants. Ces chiffres sont momentanés ; ils sont totalement dépendants de la façon dont le site évolue.15 personnes ont mis une actualité au mois de février, ce qui est absolument ridicule par rapport au chiffre de 300 adhérents ! Ce qui fait bouger le site, c’est le fait qu’il y ait en permanence de nouvelles informations.
Il est clair que ce qui fait actuellement l’intérêt du site peut se résumer en deux grands aspects :
– l’aspect « PATRIMONIAL », c’est en grande partie celui pour lequel nous avons obtenu la subvention du Ministère
– l’aspect « INFORMATIF et OUTIL DE COMMUNICATION »

Patrimonial : l’annuaire qui s’enrichit de jour en jour, avec les informations des adhérents, les personnes décédées, mais Emmanuel dit qu’il manque énormément d’informations à ce sujet. Il dit également qu’il n’a pas les photos de ces gens là, et fait un appel aux adhérents présents qui seraient en possession de photos, afin qu’ils les lui fassent parvenir pour l’Annuaire.
Actuellement, seuls les adhérents ont leur page remplie sur le site. A l’avenir, Emmanuel souhaite que toutes les pages de l’Annuaire soient remplies, c’est-à-dire les 1600 anciens élèves recensés à ce jour. C’est un travail énorme qui va se faire sur plusieurs années. L’objectif étant que tout ancien élève aura au moins sa photographie, le nom de ses professeurs, et éventuellement un lien vers une page.
Emmanuel refait appel à tous pour que lui soient données un maximum d’informations, de photos et de renseignements pour alimenter les pages de l’Annuaire !
La commission Internet a décidé de doter l’Annuaire d’un TROMBINOSCOPE, avec des photos et notamment des photos d’époque ( livrets de sortie), mais Vincent DETRAZ a informé Emmanuel qu’au Conservatoire il n’y avait plus rien de 1946 à 1971 ! Appel à ceux qui possèdent les « livrets » anciens.
Emmanuel demande encore et toujours de remplir les pages personnelles. Il y a seulement 1/3 des adhérents qui a sa page remplie ! Il rappelle que remplir sa page, c’est au moins y mettre une photo et le nom de ses professeurs. Nous devons prendre conscience que nous participons à cet aspect PATRIMONIAL ! Cela devrait être une condition d’adhésion : on devient adhérent, on remplit sa page. Pierre FOREST intervient pour proposer à ceux qui ne savent pas se servir d’INTERNET, de venir aux rendez-vous du BERKELEY avec une photo et un CV, et dit qu’il se chargera de trouver quelqu’un qui mettra ces documents en ligne.
Emmanuel reprend la parole pour :
. Information et communication : l’objectif est que ce site soit un véritable outil d’information et de communication entre nous, ce qui veut dire qu’il faut qu’il soit vivant, actualisé en permanence, qu’il donne envie d’y  revenir régulièrement,  et qu’on y trouve  des informations nouvelles. Ce site ne sera vivant que si nous l’alimentons. « Tout ce que vous faites est intéressant. Signalez moi un stage, un spectacle que vous mettez en scène avec vos élèves si vous êtes enseignant… »
D’autre part, un FORUM de discussion va être mis en place. Ce FORUM sera entièrement réservé aux adhérents.
Dernier point évoqué par Emmanuel de SABLET, la lettre d’information. Cette lettre n’est pas réservée aux adhérents, elle est donc envoyée à tous les gens qui s’abonnent à cette lettre d’information. Aujourd’hui, elle est envoyée à 500 personnes, ce qui est très peu. Elle est envoyée à 300 anciens élèves, dont évidemment les adhérents mailés, et à 200 personnes non adhérentes. « Rien ne vous empêche d’abonner des gens à cette lettre d’information. En partant des 500 noms qui sont dans le fichier, il faut que l’on arrive à 5000, voire 10000 abonnés à la lettre d’information ! »

Le Secrétaire Général donne la parole à  Nicolas MOREAU qui déclare que la Commission Relations Internationales avance à son rythme. « On a des idées. Mais ça met du temps. On attend le moment opportun pour lancer une véritable offensive ! »

L’intervention de Nicolas étant assez courte, la parole revient à Catherine GANDOIS pour rendre compte de l’avancement du projet de « LA GRANDE SOIREE ».

«  Responsable de la commission appelée aujourd’hui « lien avec la presse et les médias en général », je n’ai eu de cesse depuis février 2006 de trouver un lieu gratuit et une date pour rendre possible notre « SOIREE évènementielle » afin de faire connaître au plus grand nombre notre Association. Mission accomplie ! Le lieu ? : LA MAISON DES METALLOS qui se trouve au 94 rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11eme arrondissement. Cet événement aura lieu à la fin Octobre 2007. » Catherine dit que, artiste associée de la Maison des METALLOS, elle a réussi à sensibiliser Gérard PAQUET, le Directeur de ce lieu, qui invite l’Association à donner sa « GRANDE SOIREE » à l’occasion de la réouverture de son lieu, fermé depuis deux ans pour travaux. Gérard PAQUET, convié à notre Assemblée mais « empêché » a confié la lecture d’une lettre à Catherine GANDOIS :

    Chers Amis,
Je ne pourrai pas être avec vous pour votre Assemblée Générale et je le regrette. Catherine GANDOIS vous portera ce message et vous confirmera le plaisir que j’aurai de vous accueillir à la Maison des Métallos à la fin du mois d’Octobre.

Ce sera pour nous le temps d’ouverture et je souhaite que votre « GRANDE SOIREE » soit le fruit d’une réelle collaboration avec nous. Je vous demanderais de prendre en compte deux éléments : – l’histoire de la Maison des Métallos, vous avez en votre possession un certain nombre d’éléments sur ce point, et,
– le thème même des journées d’ouverture, je vous en communiquerai les grandes lignes dès qu’elles seront arrêtées. Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que l’ouverture portera sur l’articulation entre le proche et le lointain dans notre monde planétarisé et dans ce thème très vaste, elle posera quelques points de repères entre Paris, Rome,  Istanbul et l’Afrique. Je crois qu’il y a là de quoi faire travailler nos imaginations fertiles.

Je vous redis par la voix de Catherine, mon plaisir et celui de toute l’équipe de la Maison des Métallos de travailler avec vous.

Amicalement,
Gérard PAQUET.

Catherine continue son propos ainsi : «  La réouverture de cette Maison, patrimoine historique et culturel, comme l’est aujourd’hui notre Association, est un événement très attendu. Donner cette soirée ne nous permet pas seulement de bénéficier gratuitement d’un lieu, mais d’inscrire notre Association au cœur d’une manifestation culturelle du moment.
Créer un dialogue entre les préoccupations de cette maison et les nôtres, me semble alors intéressant pour rendre cette collaboration fructueuse, et pourquoi pas propice à l’ouverture de nouveaux horizons ?

Avant d’appeler Alain MARCEL et Daniel MARTIN qui ont accepté d’assumer la direction artistique de cet événement, j’appelle Michelle BRÛLE. »

– Intermède musical par Michelle (lire les paroles de la chanson “Rue du Conservatoire” écrite par Michelle Brûlé)

RUE DU CONSERVATOIRE                                                  
Paroles de Michelle Brûlé
chantées sur l’air de
« mademoiselle chante le blues »

Y en a qui font banquière
av’nue Victor Hugo
Y en a qui font bouchère
dans la rue Marivaux
Y en a qui font caissière
au coin d’la rue Feydeau

Moi je f’rai l’cons

Y en a qu’ont un emploi rue d’l’ancienne Comédie
Y en a qui font du droit comme papa rue Jarry
Y en a qui font médecin malgré lui comme Fretun

Rue du Conservatoire, faites un tour, allez voir
Ça n’est pas loin de l’art, Rue du Conservatoire

Y en a qui font un bide dans la rue des Ecoles
Dans la rue de Madrid, y en a qui n’ont pas d’bol
Quand dans chaque faubourg on passe des concours

Moi j’passe le cons

Laissez-moi là vous dis-je au coin d’la rue Cadet
Et courrez vous cacher au fond d’la rue Richer
Mais on entend les gens au moins sans se fâcher

Rue du Conservatoire, premier tour va savoir
Si t’est pas loin de l’art, Rue du Conservatoire

Y en a qui, la nuit, bossent rue d’la Fontaine au Roi
Balaient, ramassent, écossent dans la rue Quimcampoix
C’est pas comme faire la noce chez les petits bourgeois

Moi je fais l’cons

Y en a qui font affaires dans la rue de Lourcine
Au boulevard Poissonnières y en a qui prennent Racine
Que diable vont-ils faire dans cette discipline ?

Rue du Conservatoire, faites un tour, allez voir
Ça n’est pas loin de l’art, Rue du Conservatoire

Y en a qui font pompier dans la rue des sapeurs
Y en a qui font métier d’allumer la terreur
Eh bien ! Connais donc Phèdre et toute sa fureur

Moi je fais l’cons

Y en a qui perdent leur temps rue Saint-André-des-Arts
Se prennent pour Dom Juan rue de la Tombe Issoire
Y en a qui font trois ans rue du Conservatoire

Rue du Conservatoire, faites un tour, allez voir
Ça n’est pas loin de l’art, Rue du Conservatoire

Y en a qu’ont été loin après toutes ces années
Sur le bord du chemin, y en a qui sont restés
Attendent une réponse ou font les p’tites annonces

Moi j’clique le cons

Y en a qu’ont fait un site et s’associent en fête
Pour faire fuir ces serpents qui sifflent sur nos têtes
Si tu t’sens concerné, surfe aussi sur le net

Rue du Conservatoire, clique un coup, vas-y voir,
Ça n’est pas loin de l’art, Rue du Conservatoire

Catherine appelle ensuite Alain et Daniel qui interviennent à propos de « LA GRANDE SOIREE ».

Alain commence par faire un historique de la Maison des Métallos. Il rappelle que c’est une ancienne maison de la métallurgie, à l’époque où le 11eme arrondissement était le cœur de la métallurgie à Paris, et qu’on y fabriquait des instruments en cuivre. En 1934, à la suite des manifestations douloureuses, et dans cette course qui mène pendant deux ans au Front Populaire, va se créer un lieu syndical, politique très marqué par l’histoire du P.C et de la CGT, lieu qui va devenir un lieu associatif, convivial, syndical et familial. L’ancien auditorium pour les instruments de musique va être transformé en salle de spectacles : rencontres, congrès, bals. Le grand Atelier va être transformé en un grand FORUM. C’est un lieu dans lequel, de 1936 à 1939 , la culture de l’époque du Front Populaire va avoir une extrême importance avec des projections, une librairie etc…, bref, tout un tas de choses qui procèdent dans ces années là d’un désir d’amener les classes défavorisées à la Culture. En 1940, le lieu va être réquisitionné. Beaucoup de gens qui font partie de l’histoire de ce lieu vont se retrouver dans des positions très importantes dans la Résistance (le Colonel Fabien, Rol Tanguy). Beaucoup vont être déportés ou fusillés. Les jeunesses pétainistes vont s’y installer pendant la guerre.
Le lieu sera récupéré en 1944. De la fin de la guerre, avec la grande apogée du Parti Communiste, aux années 70, avec la dégringolade progressive ( problèmes autour du pacte germano-soviétique, dissensions à l’intérieur du P.C), suite à la disparition de la métallurgie de ce quartier de Paris, le lieu petit à petit va finir par ne plus exister en perdant de son importance, pour finir par être quasiment détruit à la fin des années 90, et sauvé in extremis pour en faire quelque chose de culturel.
Alain rappelle ensuite que lors de la rencontre avec Gérard PAQUET, il a été chargé de faire une sorte de synthèse de l’histoire de ce lieu, puisqu’il semblerait qu’il faille dans ce spectacle que l’Association se propose de faire, intégrer quelque chose de l’histoire de ce lieu. Il précise que, cependant, dans les différentes séances de travail, il est à chaque fois dit que le contenu de ce spectacle doit rester profondément ancré « à nous-mêmes, à ce que nous sommes, le Conservatoire, l’Association ».
Il faut que ce soit une soirée ludique. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Il est envisagé de créer un orchestre, une chorale, des numéros, des choses musicales, théâtrales, textuelles, politiques ou pas, drôles ou pas, fortes ou moins fortes. Tout ce qui peut-être intégré à l’idée de « REVUE ».
Daniel MARTIN rappelle que beaucoup d’artistes ont travaillé aux Métallos (Gérard PHILIPE, Maria CASARES, Edith PIAF ). Il appelle les adhérents à proposer des idées autour de tout ce qui compose la « REVUE » en général. (music-hall, cabaret, théâtre, opéra, opérette, marionnettes…). Daniel dit également qu’il y a pour l’instant très peu de « retours » en ce qui concerne les adhérents musiciens, pour l’orchestre.
Alain conclue son intervention sur une note d’humour : « On voit tout de suite l’épopée épico-brechtienne qu’on pourrait faire aux Métallos, dans un registre éclaté, on voit tout de suite ce qu’on pourrait faire autour du Front Populaire avec le quart d’heure PIAF, le quart d’heure ARAGON etc…, le but de la manœuvre n’est évidemment pas ça, mais que nous, on s’y retrouve aussi dans notre identité d’anciens élèves du Conservatoire dont notre point commun est que nous sommes tous des élèves du monde du Théâtre. »
Pour répondre à la question de Nicolas LORMEAU, Catherine GANDOIS et Yveline HAMON précisent que le premier objectif de cette « GRANDE SOIREE » c’est la solidarité. Rassembler une certaine somme d’argent, acquise par la billetterie, somme qui sera versée au Fonds de Solidarité. Le deuxième objectif c’est l’éclairage sur notre Association.
Alain termine par un dernier trait d’humour : « Gérard PAQUET a prononcé une phrase magique : cela ne vous coûtera rien ! »

Après avoir remercié Catherine, Alain et Daniel, le Secrétaire Général, Jean-Pierre JACOVELLA proclame LES RESULTATS DES VOTES

A la première question la réponse est OUI
L’Association des Anciens Elèves du CNSAD devient donc :

RUE DU CONSERVATOIRE

A la majorité, les modifications de statuts dans leur ensemble sont adoptées.

Sont élus ou ré-élus au Conseil d’Administration :

  • Yveline HAMON  (110 voix)
  • Jean-Pierre JACOVELLA  (108 voix)
  • Martine LOGIER  (103 voix)
  • Daniel MARTIN (100 voix)
  • Pierre FOREST (99 voix)
  • Catherine GANDOIS (95 voix)
  • Rébecca FINET (95 voix)
  • Bérengère DAUTUN (79 voix)
Rappel des Administrateurs non sortants :
  • Colette NUCCI
  • Anna GAYLOR
  • Marianne BORGO
  • Elisabeth CATROUX
Après avoir rappelé que le nouveau BUREAU allait être élu à huis clos par le nouveau Conseil d’Administration et communiqué aux adhérents par lui-même autour du pot de l’amitié, Jean-Pierre JACOVELLA a invité Yveline HAMON à prononcer quelques mots de conclusion.
Yveline pense qu’il sera absolument nécessaire de faire une Assemblée Générale Extraordinaire en Juin prochain. Et que cette Assemblée devra être « fermée », c’est-à-dire réservée aux adhérents.
Elle invite ensuite tous les présents à se rendre autour du pot et à partager un moment d’amitié.L’ordre du jour étant épuisé, la Présidente a levé la séance à 21 heures 40.

Yveline HAMON
PrésidenteJean-Pierre JACOVELLA
Secrétaire général

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