Procès verbal de l’AG extraordinaire du 25 juin 2007

Le lundi 25 Juin  2007, sur convocation de la Présidente Yveline HAMON et du Secrétaire Général Jean-Pierre JACOVELLA, l’Association RUE DU CONSERVATOIRE s’est réunie en Assemblée Générale Extraordinaire au Théâtre 13, 103A boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris, à 19 heures 30.

Le présent compte-rendu comporte :

  • un ordre du jour
  • un déroulé de l’Assemblée Générale Extraordinaire
ORDRE DU JOUR
  • Le mot de la Présidente
  • Intervention ds la Commission Solidarité
  • La Grande Soirée
DEROULE DE L’ASSEMBLEE GENERALE

LE MOT DE LA PRESIDENTE

Yveline HAMON accueille et remercie l’assistance. Elle déplore le petit nombre de présents, petit nombre dû sans doute à la situation de cette Assemblée dans l’année (fin du mois de Juin – période de vacances et de festivals). Elle rappelle ensuite que cette Assemblée Générale Extraordinaire a été convoquée afin de préparer « LA GRANDE SOIREE » prévue à l’automne, et son spectacle intitulé : « A quoi on joue ? ».

Suivant l’ordre du jour, la Présidente précise qu’une intervention exceptionnelle de la COMMISSION SOLIDARITE débutera cette Assemblée. En conséquence, elle laisse la parole à Catherine ECKERLE et Philippe CRUBEZY.

INTERVENTION DE LA COMMISSION SOLIDARITE

Il est d’abord précisé par Catherine ECKERLE que Pascale BARDET et Nadine DARMON, toutes deux membres de la commission, sont excusées pour leur absence.

Communication de Philippe CRUBEZY :

« En nous réunissant, nous avons réfléchi aux possibilités de mises en relation des réseaux, des recherches d’emploi sur INTERNET et d’une manière générale, des transmissions des informations du métier.
Il y a cependant une chose que je tiens à dire : il est clair que le plus important c’est l’argent. Le plus important, c’est de savoir comment aider financièrement les comédiens les plus démunis.
Nous pensons qu’il faut mettre en place une cotisation régulière mensuelle et volontaire afin de pérenniser le fonds actuel de solidarité.
Rappel et lecture du petit texte à ce sujet, disponible et consultable sur le site de l’Association.
Retour à la parole de Philippe CRUBEZY, extraits :
Comment êtes-vous prêts, vous, anciens du Conservatoire, à participer régulièrement à ce fonds ?
C’est un appel à la solidarité active, et non à la sponsorisation de la paresse !
C’est également penser que personne n’est à l’abri de réels problèmes pécuniaires.
Il ne s’agit pas de se substituer aux Assedic (…) mais d’aider ponctuellement quelqu’un que chacun d’entre nous pourrait être demain.
C’est pourquoi nous proposons un prélèvement automatique, qui pourrait correspondre à environ 0,5% du salaire moyen, soit 7,5 euros par mois.
Ainsi, avec 100 cotisants par an, nous pourrions réunir 9000 euros sur une année, soit 18000 euros avec 200 cotisants. Cette caisse ainsi constituée, nous pourrions envisager un système de prêt à taux 0.
Nous avons l’espoir de mettre ce système en place dès la rentrée prochaine.
»

A la question d’une adhérente demandant pourquoi un appel ne serait pas plutôt fait ponctuellement dans l’année pour des cas précis, il est répondu par l’Administrateur Daniel MARTIN que le système proposé par les membres de la COMMISSION SOLIDARITE s’avère être bien plus simple. Yveline HAMON, la Présidente ajout que l’Association fera savoir qu’elle possède cette cagnotte dans un but de solidarité.

LA GRANDE SOIREE

Catherine GANDOIS présente à l’assistance, Gérard PAQUET, Directeur de la « Maison des Métallos »,  qui accueillera le spectacle « A quoi on joue ? » l’automne prochain. Le spectacle participera à la semaine consacrée à l’ouverture de cette nouvelle salle.

– Intervention de Gérard PAQUET :
Tout d’abord, je suis heureux d’être avec vous ce soir, et de vous associer à l’ouverture de la « MAISON DES METALLOS », petit événement dans la vie culturelle parisienne. Cette ouverture n’aura pas lieu comme prévu le 29 Octobre, mais, à la demande de Bertrand DELANOE, afin qu’il puisse être présent, le Lundi 12 Novembre.
Catherine GANDOIS : L’ASSOCIATION aura-t-elle les mêmes disponibilités pour répéter le spectacle malgré ce changement de date ?
Gérard PAQUET : Absolument, la date est repoussée, mais le programme ne change pas. Vous disposerez toujours de la salle le dimanche 11 et le lundi 12. Vous disposerez également d’une salle de répétitions durant tout le mois précédent.
Catherine GANDOIS : Devons-nous réfléchir rapidement au prix des places ? Cet événement devant faire connaître l’ASSOCIATION, mais aussi aider la COMMISSION SOLIDARITE, nous pensons que le prix des places ne doit pas être trop élevé.
Gérard PAQUET : Nous travaillons à l’idée d’un journal trimestriel, dont le premier numéro paraîtra au début du mois de septembre. Nous avons donc besoin de connaître le maximum d’informations assez tôt, soit avant le 15 Juillet. Ce journal, imprimé à 50 000 exemplaires sera le document principal pour ce qui concerne la programmation de la semaine d’ouverture.
Un ADHERENT : Quelle est la jauge de la salle ?
Gérard PAQUET : Cela dépend de la scénographie, mais avec les gradins, la salle comporte 300 places assises auxquelles nous pouvons ajouter des chaises.
Un ADHERENT : Pouvez-vous nous parler du programme de la semaine d’ouverture ?
Gérard PAQUET : Le premier soir, on ouvre avec un geste chorégraphique. Ensuite, on enchaîne avec un film, « 24 heures Rue Jean-Pierre Timbaud », film en cours de réalisation par un cinéaste anthropologue. Ce film sera une manière de dire aux habitants de cette rue cosmopolite : c’est avec vous que nous allons travailler ! Puis, il y aura un concert, puisqu’il existe déjà un orchestre ainsi qu’une chorale à la Maison de Métallos ayant pour spécificité les répertoires traditionnels (turcs, yéménites…). Mais, ce soir là, c’est une chanteuse et musicienne malienne qui enrichira son répertoire dans une réécriture contemporaine. Le samedi aura lieu une fête avec un grand bal populaire.
Enfin, le lundi, votre Association présentera « A quoi on joue ?

Après avoir été remercié par le Secrétaire Général, Jean-Pierre JACOVELLA, Gérard PAQUET a quitté l’ASSEMBLEE.

– La parole est aux auteurs : Daniel MARTIN, Alain MARCEL et Julien SARFATI :
Daniel MARTIN : Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous voulions vous expliquer comment nous avons imaginé que nous allions travailler. Nous allons disposer d’un lieu, un studio où, durant tout le mois d’Octobre, Alain se propose d’être présent pour travailler avec les uns et les autres les différentes « cellules » qui constitueront le spectacle, jusqu’au 12 Novembre.
Nous souhaitons former un orchestre qui commencera les répétitions dès la rentrée.
C’est Laurent Lévy, avec qui nous avions déjà travaillé et dont nous connaissons la capacité musicale ainsi que la patience, qui a accepté notre proposition de faire répéter cet orchestre.
Avant de passer la parole à Alain qui va vous expliquer comment s’organisera le travail, je vais vous lire le texte à propos de « LA GRANDE SOIREE ». (Lire les textes presentant le spectacle “A quoi on joue ?”)
Alain MARCEL : Je rappelle tout d’abord les points de départ :
– 58 volontaires
– le lieu : La Maison des Métallos
– Pas de « montages de scènes » les unes à la suite des autres
L’idée d’un spectacle partiellement musical, d’une durée d’1 heure 30/1 heure 45 nous est vite venue.
N’ayant pas de contrat à proposer aux participants, ce spectacle se monterait avec une méthode de travail permettant de remplacer chacun d’entre eux jusqu’à trois jours avant la représentation.
Nous avions envie d’un événement unique pour une soirée unique, et non pas jouer ce que chacun est en train de travailler. L’idée est donc de créer un impromptu, une revue, un spectacle de divertissement. Et, les seules choses qui ne nous coûtent rien sont le temps et l’invention.
Nous utiliserons ainsi les vieilles ruses : le spectacle qui n’aura jamais lieu, la mise en abîme sur un base de théâtre, une colonne vertébrale qui sera une réinterprétation d’Hamlet de Shakespeare. Ce sui nous impose un jeu toujours en perspective, en distance, jamais de premier degré.
Il y aura un jeu de ping pong entre la scène et la salle, avec des comparses assis dans cette dernière, des maîtres de cérémonie aux rôles importants. On s’est dit qu’on annulerait la représentation après une mini comédie musicale de 10 à 12 minutes sur le théâtre des premiers hommes à nos jours. Ainsi, au bout de 10 minutes, il serait demandé au public de bien vouloir quitter la salle. A cette injonction s’opposeraient les trois comparses assis jusque là comme de simples spectateurs, qui eux réclameraient une véritable soirée théâtrale.
Trois Maîtres de cérémonie bien différents : le premier défendrait le « vieux théâtre », le deuxième, le « jeune théâtre », et le troisième enfin défendrait la Maison des Métallos.
N’étant évidemment pas en harmonie, les voilà qui apostropheraient les acteurs sur scène et les mettraient au défi de jouer à l’instant une pièce pour le public présent !
L’idée serait alors de raconter in extenso « HAMLET » avec le plus possible de codes de jeu différents.
Il ne s’agit pas de jouer tout le texte, mais de ramener par exemple, en plus des scènes de Shakespeare, des textes chinois ou indiens, ou encore, des numéros visuels ayant un rapport avec HAMLET.
Nous avons prévu comment nous pouvions travailler avec ceux qui auront 24 heures, mais aussi avec ceux qui auront deux mois à nous consacrer.
Je serai présent en salle de répétitions du lundi au samedi de 14 heures à 21 heures durant tout le mois précédant la représentation.
La dynamique : les Maîtres de cérémonie (et le public) ne seront jamais contents de ces 20 à 60 personnes qui se tuent à faire un spectacle !
Le code : on fait semblant d’improviser.
Daniel MARTIN : Le déroulement semble improvisé, il ne l’est évidemment pas mais doit toujours paraître léger. Tout ne sera cependant pas écrit. Il faudra donc pouvoir définir quelles envies pourront s’inscrire dans le spectacle.
Ainsi, par rapport à cette structure, il vous est possible de réfléchir à des propositions durant les quelques mois qui nous séparent du début des répétitions aux Métallos.
Il faut penser à des choses relativement courtes !!!

Alain MARCEL lit alors une longue liste, non exhaustive des différents thèmes que l’on retrouve dans HAMLET. (lire cette liste)
C’est lors des répétitions que la structure du spectacle se créera. Julien SARFATI écrit le texte contemporain, c’est-à-dire les intermèdes. Je travaillerai et ferai répéter le travail musical. Daniel MARTIN mettra le tout en scène.

Julien SARFATI : Pour ceux qui désirent collaborer à l’écriture, j’aimerais des auteurs rapides et réactifs selon les demandes des répétitions. Et je répète que tout sera écrit ! Il n’y aura rien d’improvisé !

Alain MARCEL : Si les thèmes que soulève HAMLET sont les « ordonnées » du spectacle, en voici les abscisses :

  1. Hamlet dans le texte
  2. Hamlet décalé
  3. Autres textes, propositions plus ou moins en rapport avec Hamlet
  4. Toutes propositions : chansons diverses et folles
  5. « Plaisir de l’œil », propositions visuelles, sonores ou non.
Pour ce qui concerne la petite comédie musicale du début, je crée une structure et j’écrirai les partitions en fonction des vois des comédiens.

« A quoi on joue ? » : c’est alors que nous sommes tous tellement différents qu’il semble impossible de créer un spectacle, et bien le spectacle aura lieu !

A 21 heures, l’ordre du jour étant épuisé et le temps imparti à cette Assemblée Générale Extraordinaire étant écoulé, le Secrétaire Général l’a déclarée terminée.

Yveline HAMON
Présidente

Jean-Pierre JACOVELLA
Secrétaire général

Rébecca FINET
Secrétaire adjointe

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