Rachel SALIK


L’actrice et metteur en scène franco-belge Rachel SALIK, qui s’est fait connaître au cinéma et surtout au théâtre, est décédée dimanche 8 avril 2007 à Châtillon-en-Diois (Drôme) à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie.

L’inhumation de Rachel Salik a eu lieu vendredi 13 avril 2007 à 14h30 au cimetière du Montparnasse à Paris.

Née le 25 octobre 1937, Rachel Salik avait rejoint Paris dans les années 1960 grâce à une bourse après des études au Conservatoire royal de Bruxelles et ses débuts sur les planches au Théâtre de poche de la capitale belge.

Au théâtre, où elle affectionnait les spectacles riches en musique et en chansons, elle a joué notamment sous la direction de Jean-Pierre Miquel, Michel Cacoyannis, Alain Scoff, Guy Rétoré, Dominique Quéhec, Victor Garcia, Jean Gillibert, Robert Hossein ou Andrei Serban.

Beaucoup plus rare à l’écran, Rachel Salik a tourné dans des longs métrages de Costa-Gavras (“Section spéciale”, 1974) Samuel Fuller (“Les Voleurs de la nuit”, 1983) ou Maroun Bagdadi (“La Fille de l’air”, 1992), ainsi que dans quelques téléfilms.

Sa première mise en scène, “Gertrude morte cet après-midi”, lui vaudra le Prix de la révélation du Syndicat de la critique de théâtre en 1984. Cet essai réussi sera suivi de nombreuses autres créations, notamment “Suzanne Lenglen la Diva du Tennis”, “Yiddish Cabaret”, “Pour l’Amour de Marie Salat” d’après Régine Deforges, “Les Gastronomades”, “La Vie Matérielle” d’après Marguerite Duras, “Je suis la vieille dame du libraire” de François Perche, “Piano Pour Quatre”, “Puck en Roumanie” d’Anca Visdéi au Théâtre de La Huchette (Prix de la Fondation de France), “Allah n’est pas obligé” d’Amadou Kourouma, “Treize mains” de Carol Shields au Théâtre 13.

Adaptant ou écrivant la plupart des spectacles qu’elle mettait en scène, Rachel Salik était aussi une polyglotte capable de traduire l’auteur espagnol Agustin Gomez-Arcos et la dramaturge canadienne Carol Shields.

Elle avait remporté un grand succès en 2006 aux Déchargeurs puis au La Bruyère à Paris avec “Hotel Dorothy Parker”, texte librement inspiré de la vie de la journaliste et femme du monde américaine, qu’elle avait mis en scène et dont elle avait cosigné l’adaptation avec Valeria Moretti.

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