Richard MITOU


Ce vendredi 3 janvier 2014, le directeur de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier (ENSAD), nommé voici tout juste un an, s’est suicidé à l’âge de 45 ans.


Comédien, metteur en scène, ce jeune directeur de L’ENSAD a choisi de se donner la mort en se jetant sous un camion.
Voici l’hommage que lui a rendu Armelle Héliot, sur son blog du Figaro
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Adieu à Richard Mitou

 

 

 

 

 

 

Nommé il y a un an à la tête du Conservatoire de Montpellier, comédien et metteur en scène dont on a toujours admiré le travail, il disparaît à 45 ans.
 
Lorsqu’un homme en pleine force de l’âge disparaît, lorsqu’un artiste hyper-sensible choisit de mourir, on se sent bien pauvre avec de pauvres mots pour saluer sa mémoire.
 
Dans les colonnes de ce blog, dans les colonnes du Figaro on a souvent salué la personnalité de Richard Mitou, comédien feu follet et remarquable metteur en scène qui avait pris en mains avec une énergie juvénile les destinées de l’école de comédiens de Montpellier, après Ariel Garcia-Valdès.
 
Il connaissait très bien l’école, y ayant été formé après Bordeaux et y ayant dirigé les élèves dans les saisons précédentes.
 
En juin dernier, à l’occasion du Printemps des comédiens où Jean Varela l’avait souvent invité à présenter des spectacles (et nous les avons loués ici même, notamment en juin 2012 où son travail sur Hanokh Levin avec les élèves de l’école était splendide), nous avions retrouvé Richard Mitou, passé un long moment avec lui dans les locaux de l’école où il avait officiellement pris ses fonctions le 1er janvier 2013. Il semblait heureux de construire l’avenir de l’école, de travailler avec ces jeunes qu’il savait si bien diriger. 
 
Il avait des projets, des rêves. Il était vif, lumineux, anxieux : un artiste toujours en quête.
 
On a pas le coeur ici de rappeler toutes ses mises en scène, tout cela paraît bien dérisoire, mais on n’oublie pas tous les bonheurs qu’il nous a procurés, tous les espoirs que l’on mettait dans son chemin.
 
En 2006, son travail sur Les Histrions de Marion Aubert, avait frappé et la critique et le public. Richard Mitou y développait ce théâtre qu’il aimait : un théâtre forain avec de la musique, une troupe rompue à tous les arts (jeu, chant, danse, mime, etc…), un théâtre d’une remarquable force, ludique, sensible, profonde.
 

 On pense à sa famille, à ses élèves, à ses amis.

Ajoutons aussi une pensée pour la conductrice du camion, qui a dû être hospitalisée.

Entretien avec Richard MITOU, à propos de sa mise en scène de Hanokh Levin

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