STAGE DECOUVERTE DU PROCESSUS ET JEU DEVANT LA CAMERA


… Jouer la comédie devant la camera comme chez Klapisch, Desplechin, o Nakache et Toledano, etc, ou dans  le cinema American …

Explorer le jeu de la comédie, mais avec une exploration profonde…Comedy is very serious business… Trouver la sincérité et les impulsions qui sont hyper intenses –  Ne pas faire semblant avec « quelque chose » de superficiel, mais explorer  vraiment l’enjeu dans des films comiques  pour ne surtout pas jouer en surface…..

Profil professionnel des stagiaires et prérequis : Ces stages sont pour toutes et tous souhaitant être introduit au Processus, la méthode de travail enseignée à l’Atelier Blanche Salant. Ils ne nécessitent pas d’expériences précédentes obligatoire mais un engagement de présence et d’assiduité sur l’ensemble du stage. Une lettre de motivation sera demandée aux postulants avant inscription.

Lieu du stage : Atelier Blanche Salant – 14, rue Crespin du Gast – 75011 Paris – Esc A / 2e étage

Durée : 45h /  6 jours consécutifs  de 9h30 à 18h30 (planning détaillé et séquences envoyées 15 jours avant le stage)

Tarif :  575€

PRESENTATION DETAILLEE:

Ce stage intensif de 6 jours pleins permettra aux stagiaires, de se concentrer sur le «processus» enseigné à l’Atelier Blanche Salant ; d’en découvrir les étapes et leurs outils,  autour d’improvisations et  à partir de séquences de films sur le thème de La comédie est une affaire sérieuse ! Mais pas grave… 

 

Contenu :

– En utilisant ces séquences, Chris Mack travaillera sur les techniques que demandent le jeu devant l’objectif :  Comment s’offrir à la camera ? Comment parler avec micro ? Comment se préparer en tournage ? Comment trouver des déclencheurs pour offrir des propositions intéressantes devant la caméra ? Comment agir et être en mouvement devant la caméra ? Comment se sentir à l’aise devant la caméra, et ensuite comment prendre des risques en toute sécurité devant la caméra, pour offrir un engagement profond et vrai quand on est filmé ?

Nous allons vous filmer pour mieux travailler devant la caméra.

– Jeu / approche du Processus : improvisations solo/duo par étapes avec les outils du Processus et travail à partir de monologues sur ces mêmes séquences cinématographiques  avec Catherine Gandois et Philippe Fenwick.

Moyens pédagogiques techniques et d’encadrement :

  • Lectures des scènes travaillées pendant le stage et travail d’enquête sur un personnage donné dans une sélection de séquences en amont du stage (proposés 15 jours avant le début du stage)
  • Travail d’improvisation basé sur les actions psychophysiques (Objectif – Obstacle – Action) Mettre à jour le sens caché du texte. Mettre à jour le comportement du personnage, ses pensées (la partie non textuelle, non verbale).
  • Travail des monologues où l’improvisation reste essentielle en paraphrasant.
  • Recherche des actions psychophysiques du personnage pour aboutir à une grande liberté de jeu. Faire le lien entre les fondements de l’improvisation et le travail sur le texte. Ce n’est qu’en toute dernière étape que le texte de l’auteur doit être su par cœur.

 

 

 

Objectifs pédagogiques :

 

1- Le processus : avec Catherine Gandois et Philippe Fenwick

L’Atelier se propose « d’élargir les moyens d’expression, d’encourager la participation du corps, de développer l’imagination et de libérer les émotions de l’acteur ». Il se propose également de doter le comédien d’outils lui permettant d’analyser son rôle, (déchiffrer le texte, déceler le sens dissimulé derrière les mots) et de faire un lien personnel avec le texte. Enfin, l’objectif affiché est « de rendre le comédien autonome et de faire fusionner liberté, spontanéité et rigueur ». L’Atelier propose un enseignement qui permet au comédien la maîtrise des outils nécessaires à la création de son personnage.

L’élément déterminant, l’Analyse par l’Action, est une méthode de répétition active. C’est une analyse du texte par l’action. L’action est définie par un verbe actif. C’est ce qui met l’acteur en mouvement/en action. Chaque personnage voudrait influencer l’autre. Il essaie soit de convaincre, ou de menacer, ou de séduire, etc., l’autre personnage. Ce travail mène le comédien à créer un jeu organique : son corps, son esprit et son imagination sont mis à contribution naturellement.

Tout ce que le personnage fait et ressent dans la pièce est à la fois mental et physique car les paroles sont liées à la pensée et au corps. Il s’agit d’un jeu psychophysique. Tous ses gestes, tous ses mots, tous ses sons, toutes ses émotions, tous les « moments » du jeu vont ainsi révéler un aspect du personnage. Le corps et la voix doivent être souples, expressifs et disponibles, l’imagination libre et fructueuse et les émotions justes. Rigueur et liberté, discipline et spontanéité du jeu vont de pair.

La démarche s’inspire des derniers travaux de Stanislavski sur « l’action psychophysique » (ce que l’acteur pense et fait). C’est un jeu « organique » qui, refusant l’approche exclusivement « intellectuelle et livresque », privilégie une interaction dynamique entre le corps et l’esprit. Cette approche évolutive met l’acteur – corps et esprit – en contact direct avec le texte au moyen du jeu et permet un va-et-vient entre improvisation et travail textuel.

Compétences visées L’ambition est d’amener l’acteur à s’approprier un personnage, l’interpréter plus profondément et de ce fait le jouer « organiquement » avec aisance.

Donner à l’acteur une méthode de travail efficace qui lui assure une certaine autonomie dans sa création artistique :

  • Accroître et assouplir son imagination.
  • Utiliser l’improvisation pour explorer le personnage.
  • Savoir analyser un texte.
  • Pouvoir improviser à l’intérieur d’un texte.
  • Amener l’acteur vers un jeu plus expressif, plus organique.
  • Appliquer les principes de l’improvisation au travail de texte.
  • S’approprier le personnage.

Bien que le travail de l’Atelier ait beaucoup évolué ces dernières années (et s’efforce de s’adapter en permanence), l’analyse-action stanislavskienne reste au cœur de son approche.

 

2- Le travail avec la caméra

C’est grâce à des exercices à la fois simples et ludiques que nous allons développer un jeu vrai et spontané. Dans ce travail sera abordé l’exercice du casting, passage obligé (ou presque) pour faire du cinéma. Etre confronté a soi-même et révéler sa puissance sensible à travers sa propre histoire et ses souvenirs. Puis de petites scènes afin de développer l’imaginaire et les capacités de chacun… Comprendre autrement la nécessité de créer des objectifs, des actions « psychophysique » à un personnage dans une situation qu’il aura lui-même inventé.

 

 

3- Présentation du travail en fin de stage

Les stagiaires sont invités le dernier jour à présenter face à la caméra leurs improvisations et scènes travaillées pendant le stage devant l’ensemble des professeurs ; cet exercice permet à la fois une mise en situation et de faire le point sur le travail accompli par rapport aux objectifs de chacun et de déterminer le travail à développer.

Les liens entre les différents moments de travail sont maintenus en permanence par les intervenants Catherine Gandois, Philippe Fenwick et Chris Mack qui développent ces pratiques depuis des années.

 

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