Susanne LOTHAR


Née à Berlin en 1960, l’actrice allemande Susanne Lothar qui a travaillé 3 fois avec le réalisateur, Michael Haneke, s’est éteinte le 25 juillet 2012, à l’âge de 51 ans (Vidéo).

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Impossible d’oublier son calvaire dans Funny Games ! Et s’il ne fallait retenir qu’un film de la carrière de Susanne Lothar, décédée à l’âge de 51 ans dans des circonstances que sa famille a tenu à garder secrètes, ce serait bien celui-ci.

 

Née le 15 novembre 1960 à Hambourg, c’est dans son pays natal que cette Allemande fait ses premiers pas de comédienne, en 1983, grâce au drame Eisenhans, dont elle tient l’un des premiers rôles, et qui lui vaut un prix d’interprétation aux German Film Awards. Une expérience qu’elle mettra toutefois du temps à renouveler, car il faudra attendre le début des années 90 pour la revoir, principalement sur le petit écran ce coup-ci. L’actrice enchaîne en effet bon nombre de téléfilms (dont Le Château, photo ci-dessous) et apparaît dans quelques séries telles que L’Enquêteur en l’espace de sept ans, mais sans vraiment marquer les esprits. Une donne qui va changer en 1997, sous la direction de Michael Haneke : au même titre que son Funny Games, Susanne Lothar y est mémorable dans la peau de cette épouse qui vit un cauchemar éveillé lorsque deux individus débarquent dans sa maison de vacances et lui font subir les pires humiliations.

Après cette expérience, qui a fait beaucoup de bruit au Festival de Cannes, Michael Haneke ne tarde pas à refaire appel à Susanne Lothar, puisqu’il dirige celle que l’on considère comme l’une de ses actrices fétiches dans La Pianiste, en 2001. Entre-temps, elle sera retournée sur le petit écran, pour une nouvelle série de téléfilms, et c’est ensuite Costa-Gavras qui la dirige dans Amen, un autre film controversé au moment de sa sortie en 2002. Dans le même genre, Import Export viendra lui aussi grossir son palmarès en 2008, et confirmer que son attachement au cinéma germanique, sa carrière se déroulant exclusivement en Allemagne et en Autriche, même lorsqu’elle tourne sous la direction d’un Anglais comme Stephen Daldry, The Reader étant coproduit par son pays natal.

En 2009, elle signe sa troisième collaboration avec Michael Haneke le temps du Ruban blanc, qui vaut au cinéaste sa première Palme d’Or à Cannes, puis alterne de nouveau films (Days to Come, Qui d’autre à part nous) et séries (Le Renard). Mais, ironie du sort, c’est à quelques mois de la sortie d’Anna Karenine de Joe Wright, l’un de ses seuls rôles non-germaniques, que Susanne Lothar est décédée. Mais celle que la presse allemande considère comme“une actrice extrême” aura au moins pu assister au triomphe de son mentor, Michael Haneke, de nouveau palmé en mai dernier, avec Amour.

Maximilien Pierrette avec l’AFP pour Allociné.fr

Ulrich Mühe, son mari dans Funny Games, n’était autre que son véritable époux à la ville, ce qui rajoute au côté dérangeant du film. Célèbre notamment pour son rôle dans La Vie des autres, celui-ci est décédé d’un cancer en 2007. Avec Susanne Lothar, c’est d’ailleurs le troisième des quatre interprètes principaux du long métrage qui s’en va, Frank Giering (l’un des deux assaillants) étant mort en 2010, à l’âge de 38 ans.

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