Un message d’Ariane ASCARIDE (promo 1979)


Je suis loin d’être un ange et je manque de courage souvent et parfois rien ne m’ennuie plus que de penser aux autres….


Je suis loin d’être un ange et je manque de courage souvent et parfois rien ne m’ennuie plus que de penser aux autres, qui ne vont pas bien, qui ne s’en sortent pas, qui sont en galère et qui ont un discours que je trouve répétitif, mais bon, quand j’ai dit ça, ça change quoi ? Absolument rien ! Ils sont toujours tout autant en galère et moi je continue à culpabiliser !

Alors je me dis que si on se mettait à un peu plus que quelques uns à se préoccuper de la difficulté des autres, tout pourrait devenir plus efficace. Je sais que nous regardons tous le site du Cons, j’en suis sûre, on l’épluche, on le passe au peigne fin donc, tous, nous savons que certains sont en souffrance, je sais que ça fait peur, je sais qu’on ne veut pas savoir mais cette politique de l’autruche n’est bonne pour personne.

Cette association n’est pas seulement faite pour se rappeler de sa jeunesse, encore que ça a du bon, mais aussi pour se poser la question, tous ensemble, de qu’est-ce-que la vie d’acteur en profondeur et non pour rester sur le folklore “lui ou elle travaille beaucoup, on comprend pas vraiment pourquoi et lui ou elle a beaucoup changé! Ou lui ou elle est dans une merde…!”

Donc passé le moment des émotions fortes, ça vaudrait peut-être le coup de se filer un coup de main, je tiens à préciser, et je le dis partout, que je n’ai absolument pas l’âme charitable, la charité est une attitude bourgeoise que je déteste, mais par contre j’aime la solidarité. Et il me semble que sur un plateau on joue mieux si on joue ensemble. Donc essayons un petit peu de faire la même chose dans la vie, ça déculpabilisera ceux qui sont dans le souci et ceux qui se sentent mal à l’aise d’y penser sans rien faire.
Essayons d’être un peu plus simples, je sais, c’est compliqué… Mais on peut essayer…

Loin de moi l’envie de donner la moindre leçon, je ne fais que des choses qui m’arrangent, j’y retrouve mon compte quand je file un petit coup de main sur certaines actions.  Juste essayer, vous verrez, c’est un sentiment assez agréable, après, chacun fait comme il veut mais on peut revenir en deuxième semaine car des anciens élèves dans la merde malheureusement il y en aura toujours.

Bonne journée à tous, bien à vous.

Ariane Ascaride (promo 1979)

Le fonds de solidarité

Le fonds de solidarité a aidé, jusqu’à présent, 7 anciens élèves en grande difficulté. C’est peu et c’est beaucoup. C’est peu parce que faire la démarche de demander du secours à ses pairs est loin d’être facile et que les oiseaux se cachent pour mourir. C’est beaucoup parce que dans les temps sombres que nous vivons et qui se couvrent, les demandes commencent à se faire de plus en plus nombreuses, finalement. Les productions disparaissent, les théâtres ferment… Rien n’est jamais acquis et rien n’est jamais perdu.

Personne n’est à l’abri et personne n’est condamné.

En 2008, nous nous sommes dit que grâce à la tontine* « tel » ou « tel » qui glisserait sur une peau de banane en forme de trou d’air avec, au hasard : téléphone muet, huissiers au cul, loyers impayés, maladie grave, confiance trahie, contrat non payé, Assedic autiste, inscription à la Banque de France, Edf fâchée, enfin un de ces problèmes qui n’arrivent qu’aux autres, les mauvais, ceux qui ne font pas ce qu’il faut pour trouver du taf, qui ont bien cherché leur infortune… et bien grâce à la tontine ce « tel » ou « tel », après un petit coup de fil et quelques explications, l’Association pourrait lui tendre la main et l’aider ponctuellement mais rapidement. A charge pour le « tel » ou « tel », si ensuite sa situation s’améliore et s’il le désire, d’aider en retour le fonds de solidarité.

Les donateurs pouvant s’acquitter de leur générosité soit par l’envoi de chèques**, soit en acceptant d’être prélevé automatiquement sur leur compte*** de la somme choisie comme quand ils s’acquittent d’un paquet d’autres engagements bien moins réjouissants. Et le jour où le donneur désire interrompre ses versements, les frais bancaires de résiliation sont pris en charge par l’Association.

Philippe Crubézy, co-responsable de la solidarité au sein de l’association.

*     La tontine, comment ça marche ?

**   Merci de libeller votre chèque à l’ordre de “Rue du Conservatoire” et l’envoyer à l’adresse suivante :
M. Marc Spilmann, « Les Chênes ». 22650 Ploubalay.
En précisant, au dos du chèque, votre nom et la mention “Fonds de Solidarité”.

***  Télécharger le document pdf à imprimer, à remplir et à adresser à votre banque, accompagné d’un RIB, pour autoriser un prélèvement automatique.

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