Nina COMPANEEZ


Scénariste et réalisatrice, Nina Companeez vient de disparaître ce jeudi 9 avril 2015 à Paris, après plus de cinquante ans d’une carrière vouée à l’image, à l’Histoire et aux femmes.

Elle aura marqué la télévision et le cinéma français : Nina Companeez, réalisatrice des Dames de la côte, de L’Allée du roi ou de Faustine et le bel été, est décédée jeudi à Paris des suites d’une longue maladie, après plus de cinquante ans de carrière.

Elle était âgée de 77 ans. «C’était une femme totalement imprégnée de son époque, qui parlait si bien des femmes», a déclaré l’acteur Samuel Labarthe, qui avait tourné avec elle dans L’Allée du roi.

Née le 26 août 1937 à Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine), Nina Companeez est la fille de Jacques Companeez, scénariste sur près de cent films dont Casque d’or avec Simone Signoret. Issue d’une famille juive qui avait fui la Russie en 1919 pour Berlin avant d’émigrer en France en 1936, elle commence sa carrière dans le cinéma comme monteuse en 1956.

Elle devient scénariste pour Michel Deville à la fin des années 50 avec Ce soir ou jamais. C’est le début d’une collaboration qui durera dix ans, le temps de douze films, de Benjamin ou les mémoires d’un puceau, avec Pierre Clémenti, à Raphaël ou le débauché, en passant par L’Ours et la poupée avec Brigitte Bardot.

«Des films de qualité pour tous»

C’est en 1971 qu’elle réalise son premier film pour le cinéma, Faustine et le bel été, avec Muriel Catala, Maurice Garrel et Francis Huster.  Suit en 1973 L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, avec Francis Huster et Brigitte Bardot dans son dernier rôle au cinéma.
Nina Companeez était la dernière réalisatrice à avoir fait tourner Brigitte Bardot au cinéma.  Francis Huster, à l’époque, était tombé sous le charme de la jeune réalisatrice. “Nina Companeez a été le premier grand amour de ma vie, elle a fait de moi un homme. Nina avait une fille, Valentine, que je considérais comme la mienne. Leur maison de Bougival était ma Cerisaie à moi. Je les aimerai toujours”, confiait-il récemment à  Paris Match.

Elle tournera encore Comme sur des roulettes (1977) et Je t’aime quand même (1994).

Mais c’est surtout à la télévision qu’elle s’illustre comme réalisatrice à partir de la fin des années 70. Elle met en scène une première série à succès avec André Dussolier et Annie Duperey en 1978, Un ours pas comme les autres.  Puis, en 1979, elle triomphe avec Les Dames de la côte, mini-série en cinq épisodes sur des destins de femmes, avec Denise Grey, Françoise Fabian ou Fanny Ardant, qui dépeint la vie de trois familles bourgeoises bouleversée par la Première guerre mondiale.

Suivront d’autres téléfilms, dont le célèbre L’Allée du roi en 1995, avec Dominique Blanc et Didier Sandre, adaptation du roman de Françoise Chandernagor sur l’ascension à la cour de Louis XIV de Madame de Maintenon.

Elle tourne aussi Un Pique-nique chez Osiris (2001), nouvelle histoire de femmes en costumes avec Dominique Blanc, A la recherche du temps perdu (2011) avec Didier Sandre, Dominique Blanc et Eric Ruf, ou Le Général du roi (2013) avec Samuel le Bihan. «J’essaie de trouver une ligne médiane, de ne faire ni des films intellectuels ni des films populaires mais des films de qualité pour tous, avec du respect», confiait-elle en 2002.

Commandeur de la Légion d’honneur, Nina Companeez était la mère de l’actrice Valentine Varela.
Voir l’article paru sur telerame.fr
Voir sur lefigaro.fr CINQ CHEFS D’OEUVRE ROMANTIQUES de Nina Companez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *