« Féconde » en 2020, « Ressourçante » en 2019, « Emplie de voix » en 2018 et « Riche en découvertes » en 2017. Regarder dans le rétroviseur des cartes de vœux des années passées, parce qu’on serait tétanisé·es à l’idée de ne pas savoir quoi vous souhaiter, nous souhaiter, c’est constater combien nous sommes toujours volontaristes. Et c’est bien normal, car prévoir l’éloignement ou l’empêchement serait au contraire terrible. Alors pour cette année 2021, qui sera aussi ce que nous en ferons, collectivement et individuellement (même si ces derniers temps tout n’est pas décidable sans la main de l’État empêtré dans une situation sanitaire qu’il subit), nous visons l’exaltation, c’est-à-dire porter haut nos espoirs de santé, de bonheur, de solidarité… et notre envie de retrouver une vie faite de contacts, d’échanges, de controverses et de découvertes, bref, une vie théâtrale.
Cette année commence avec un pan essentiel, premier, évident, du théâtre : le jeu. L’opus 238 de la revue Théâtre/Public, coordonné par le regretté Christian Biet, s’intéresse au jeu théâtral sous toutes ses formes : béant, pensant, inconséquent, personnel, existentiel, marginal, performatif, cinématographique… et c’est revigorant de repartir à la base.
Autre champ théâtralement nécessaire : une plongée dans les trente dernières années du foisonnant, mais finalement assez mal connu, théâtre contemporain italien, grâce à Olivier Favier et Federica Martucci qui ont dirigé le dernier numéro des Cahiers de la Maison Antoine Vitez. Une cinquantaine d’extraits contextualisés permettra de découvrir combien ces auteurs et autrices sont des résistant·es d’une culture italienne bien attaquée par le libéralisme fascisant de Berlusconi et de ses affidés.
Bonnes lectures, prenez soin de vous et du collectif.
L’équipe des éditions Théâtrales
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