
Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de Claude STRATZ, le directeur du CNSAD, mercredi 4 avril 2007 dans la soirée. Un temps de recueillement a été organisé mercredi 11 avril de 15h à 17h au Conservatoire, en salle Jouvet.
Le metteur en scène suisse Claude STRATZ, directeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) de Paris, est décédé mercredi soir à Paris à l’âge de 60 ans des suites d’une crise cardiaque, a-t-on appris jeudi auprès de l’établissement.
Né à Zurich (Suisse) le 7 mai 1946, Claude STRATZ avait étudié la psychologie à l’université de Genève avec Jean PIAGET avant d’enseigner la dramaturgie et l’interprétation à l’Ecole supérieure d’art dramatique (ESAD) de cette ville.
Assistant de Patrice CHEREAU au Théâtre des Amandiers à Nanterre de 1981 à 1988, il avait pris ensuite la direction de la Comédie de Genève (1989-1999).
Ce passionné de pédagogie théâtrale a ensuite consacré une grande partie de son temps à deux grandes écoles, l’ESAD de Genève de 1999 à 2001 puis le Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) de Paris, dont il a pris la direction en septembre 2001, succédant à Marcel BOZONNET.
Son nom restera attaché à près d’une trentaine de mises en scène, présentées majoritairement en France et en Suisse.
Claude STRATZ a notamment abordé de grands textes de Büchner, Claudel, Max FRISCH, Ibsen, Kleist, Pirandello, Synge ou Nathalie SARRAUTE (« Le Silence » et « Le Mensonge ») sans oublier Euripide, Marivaux, Molière ou Shakespeare.
La Comédie-Française l’avait invité en 2001 à mettre en scène un « Malade imaginaire » de Molière qui a depuis beaucoup tourné. Claude STRATZ avait aussi abordé la mise en scène lyrique en 2003 avec « La Bohème » de PUCCINI à l’Opéra de Lausanne (Suisse).
Dans un communiqué, le ministre de la Culture, Renaud DONNEDIEU DE VABRES, a rendu hommage à « un artiste complet et un brillant théoricien qui savait enseigner la dramaturgie et l’interprétation en transmettant la vérité des textes et le mystère des corps ».
Son nom « était associé au répertoire classique et composait un ensemble harmonieux avec son charme radieux et l’extrême douceur de son personnage », a ajouté le ministre, qui estime que Claude STRATZ « nous aura donné de nouvelles et, souvent, inoubliables raisons d’aimer davantage encore les grands auteurs et, à travers eux, l’esprit éternellement jeune du théâtre ».
Source : Dépêche de l’AFP le 5 avril 2007
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