L’infiniment petit, l’infiniment grand, et inversement
Quel point commun entre, d’une part, la vie de Gloria, son quotidien, son mari inutile, sa patronne insupportable, son amie fidèle, et, d’autre part, une équipe d’économistes qui, dans les années 1970, envisage les scénarios des limites de la croissance ?
Tout et rien. Ils sont les deux bouts d’une chaîne humaine. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. Du micro-événement à la macro-économie. Mais les choses s’inversent aisément : dans le texte de Marcos Caramés-Blanco, une infinitésimale circonstance que seule Gloria a perçue bouleverse tout ; dans le texte de Frédéric Sonntag, l’abandon total d’une recherche controversée projettera de minuscules parcelles de renoncement sur la descendance des chercheur·euses, telle une bombe à fragmentation.
Et quel point commun entre un monologue traversé de voix, possiblement pièce chorale, et une fresque mêlant plusieurs époques, plusieurs espaces, plusieurs situations, visant un théâtre total ?
Tout et rien. Tous deux sont théâtre, c’est-à-dire œuvres à projeter, à partager. Et tous deux sont littératures, entraînant lecteurs et lectrices dans la salle à manger de Gloria, dans un centre de recherche, et bien naturellement sur des plateaux. Du particulier au général. Et inversement.
Belles lectures et belles découvertes.
Prenez soin de vous et du collectif,
L’équipe des éditions Théâtrales
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