Festival de Cannes : des professionnels du cinéma appellent tous les salariés à la grève

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Festival de Cannes : des professionnels du cinéma appellent tous les salariés à la grève

Le collectif «Sous les écrans, la dèche» appelle à la grève ce lundi 6 mai, à une semaine de l’ouverture du plus grand événement du 7e art pour alerter sur la précarité du secteur. Sont concernés, entre autres, les projectionnistes, programmateurs, attachés de presse, chargés des billetterie…

par LIBERATION et AFP

publié le 6 mai 2024 à 13h51

«Depuis maintenant un an, nous alertons sur la précarité grandissante des travailleur·euse·s de festivals de cinéma.» A une semaine du lancement de sa 77e édition, le festival de Cannes pourrait être perturbé par le collectif «Sous les écrans, la dèche». Ces travailleurs du 7e art appellent ce lundi 6 mai à une grève «de tous les salarié·e·s du Festival de Cannes et des sections parallèles» pour dénoncer «l’extrême fragilisation» du secteur et «protéger nos savoir-faire». Des métiers clés comme des projectionnistes, programmateurs, attachés de presse, chargés des billetteries ou de l’accueil des invités ont voté la grève, a détaillé une porte-parole du collectif.

«Nous alternons des missions de courtes durées avec des périodes chômées et malgré la nature intermittente de nos métiers et alors que nous travaillons à la diffusion d’œuvres cinématographiques, nos activités ne relèvent pas du régime de l’intermittence du spectacle !», déplore le collectif dans son communiqué, qui juge que les récentes réformes de l’assurance chômage et celle du 1er juillet prochain «viennent durcir les règles d’indemnisation des demandeur·euse·s d’emploi».

Précarité du secteur

Ces nouvelles règles, estime le groupe, «plongent les travailleur·euse·s des festivals dans une précarité telle que la majorité d’entre nous devrons renoncer à notre activité, mettant par là même en péril les manifestations auxquelles nous collaborons». Ainsi, ces professionnels du cinéma exigent d’être embauché sous le régime de l’intermittence. «Nos alertes et nos revendications ont été jusqu’ici accueillies avec une bienveillance polie, mais aucune proposition concrète n’a été avancée par le CNC [le Centre national du cinéma et de l’image animée, ndlr] ou le ministère de la Culture», écrivent-ils encore.

Cet appel, rarissime, ne remet pas en cause l’ouverture ou la tenue du festival lui-même, précise une porte-parole du collectif, et l’objectif n’est pas de nuire aux films qui seront présentés. Interrogé, le festival n’a pas encore réagi.

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